Étude « crise financière internationale » réalisée dans 14 pays

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22.04.2009 International

    Près d’1 personne sur 2 attend de sa banque qu’elle agisse pour regagner sa confiance

    Craintes individuelles mais également attentes d’un soutien des établissements financiers semblent être les deux enseignements de cette étude « crise financière internationale » menée par le groupe TNS entre décembre 2008 et janvier 2009, auprès d’environ 12 000 personnes, dans 14 pays.

    L’étude montre, en effet, une forte crainte des consommateurs de dégradation de leur situation financière personnelle ainsi qu’une relation détériorée mais pas rompue avec sa banque.

    Mais, quelles sont concrètement les craintes de ces populations ? Vont-elles changer leurs comportements en matière de gestion financière ? Et finalement, qu’attendent les consommateurs de leur banque dans ce nouveau contexte ?

    Dès fin 2008, une majorité des consommateurs se sentait menacés par une récession dans leur propre pays

    Interrogés entre décembre et janvier derniers, les individus des différents pays n’envisagent pas une fin de crise avant une à deux années. C’est le cas pour 43 % des Espagnols, 38 % des Italiens, 34 % des Anglais, 33 % des Américains, 32% des Portugais et 30% des Français. Les plus pessimistes, qui déclarent que la crise va encore durer a minima 2 ans, sont également nombreux : 26 % des Espagnols, 28 % des Italiens, 25 % des Anglais, 24 % des Américains, 38% des Portugais et 26% des Français. A eux s’ajoutent 52% des habitants des Pays Baltes et 31% des Mexicains.

    Si pour la majorité des populations interrogées en décembre dernier une récession globale est prévisible (en moyenne 6 à 7 personnes sur 10 jugent qu’une récession économique aura lieu dans le monde), ils sont souvent encore plus nombreux à s’attendre à une récession dans leur propre pays : près de 7 personnes sur 10 prévoient une récession dans leur propre pays –  74 % des Français.

    La crise financière fait envisager les pires craintes pour les consommateurs

    Face à la crise, les consommateurs s’attendent à des effets parfois dévastateurs sur leur situation personnelle. Dès décembre 2008 (date de l’enquête), certains se préparaient à l’éventualité de perdre leur travail dans les douze mois à venir (30 % des « interviewés », dont 32 % aux Etats-Unis et 38 % en Espagne, pour « seulement » 19 % en Allemagne et 18 % en France. Notons qu’en France, nous observons depuis lors que le chômage est une des préoccupations des Français en constante progression).

    Un consommateur sur deux envisage de travailler plus pour gagner plus afin de faire face à la situation. C’est le cas notamment de 62 % des Mexicains et 57 % des Américains, pour 42 % des Français et seulement 29 % des Allemands.

    27 % des personnes interrogées ont peur pour leur retraite et pensent différer leur départ, notamment aux USA (33 %), mais également en France (28 %) et au Portugal (27 %). Ils sont moins nombreux à le considérer en Allemagne (11 %).

    Une autre crainte soulevée par près de la moitié des consommateurs (48 %) : la difficulté d’obtenir un crédit auprès de leur banque, alors qu’en parallèle 20 % des consommateurs déclarent avoir besoin d’emprunter plus d’argent. Les Français, les Espagnols et les Américains sont parmi les habitants les plus concernés : 18 % des Français, 19 % des Espagnols et 24 % des Américains voudraient emprunter, mais 72 % des Français et 54 % des Américains et des Espagnols s’attendent à avoir des difficultés pour obtenir un crédit.

    Les consommateurs évoquent également la crainte de ne pas être en mesure d’épargner (55 %), les Italiens notamment (76 %), mais également les Espagnols (61 %) et les Français (60 %).

    Enfin, 9 % des personnes interviewées envisagent même la perte de leur logement dans les 12 prochains mois, surtout dans les pays anglo-saxons : 13 % au Royaume-Uni et 11% aux Etats-Unis mais également au Mexique (17%).

    Pour faire face à la crise, près de 60 % des consommateurs déclarent qu’ils vont changer leur comportement financier, par des mesures concrètes

    Après les Argentins (78%), ce sont les Anglais et les Américains qui sont les plus nombreux à déclarer vouloir changer leurs habitudes financières (respectivement 63 % et 62 %). Une majorité de Français et d’Allemands l’envisagent également mais dans une moindre mesure (respectivement 55 % et 53 %). Quels sont les principaux changements qui pourraient être effectués dans chaque pays ?

    • En Angleterre, la logique serait avant tout de répartir les risques. En effet, les Anglais envisagent en priorité de placer leur argent dans plusieurs banques (12 % des Anglais, pour une moyenne à 6%). Ils déclarent également souhaiter changer de banque ou de conseil en placement (7 % pour une moyenne à 6%).
    • Les Américains semblent être plus défiants à l’égard des banques et préfèrent s’en remettre à eux-mêmes. En effet, les Américains plus qu’ailleurs déclarent préférer retirer du cash (12 % d’entre eux, pour une moyenne à 7 %), 8% n’hésiteraient pas à changer de banque ou de conseil en placement (moyenne à 6%), 7 % achèteraient des produits « anti-crise », seuls et donc sans aide de conseillers (pour une moyenne à 5 %) et 7% se débarrasseraient des produits les moins sécurisés (pour une moyenne à 6%).
    • Les Français envisagent moins de mesures concrètes et semblent toujours faire confiance à leur banque. Ils déclarent notamment qu’ils achèteraient des produits « anti-crise » sous la recommandation de leur conseiller financier (10%, pour une moyenne à 6 %).
    • Les Allemands, enfin, envisagent assez peu de mesures concrètes (comme les Français). Ils planifieraient notamment (7 %, pour une moyenne de 6 %) de se débarrasser des produits les moins sécurisés.

    Disponibilité, informations, offres personnalisées… de fortes attentes envers les banques

    Si, au moment de l’enquête et dans l’ensemble des pays 23 % des consommateurs n’attendent plus rien de leur banque parce qu’ils ne leur font plus confiance, 47 % espèrent malgré tout que leur banque agisse pour regagner de nouveau leur confiance (notamment au Portugal, en Italie, en France, au Royaume-Uni et en Espagne, respectivement : 69 %, 54 %, 50 % et 49 %).

    40 % des Français attendent que leur banque prenne contact directement avec eux afin d’aborder leur situation et de trouver des solutions (56 % des Portugais, 40 % des Espagnols, 37 % des Italiens, 31 % des Allemands, 29 % des Américains et 22 % des Anglais).

    Ils sont également 52 % à vouloir voir leur banque lancer de nouveaux produits pour faire face à la crise. Ils attendent une aide et des conseils personnalisés avec des offres prenant en compte leur situation personnelle (48 % des citations). 

    Plus généralement, une majorité (56%) souhaite être informée de la crise financière et de ses implications (67% au Portugal, 61% en Allemagne, 59% au Royaume-Uni et 56 % en France).


    A propos de l’étude « Global Crisis Study »
    Cette étude a été réalisée entre les mois de décembre 2008 et janvier 2009, auprès de 11 774 personnes dans 14 pays : Allemagne, Argentine, Australie, Espagne, France, Italie, Mexique, Pays Baltes (Lettonie, Lituanie et Estonie), Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni et USA. Les interviews ont été réalisées selon différents modes de recueil (selon ce qui est le mieux adapté à chaque pays) : téléphone, face-à-face et online, auprès d’échantillons représentatifs d’environ 1000 personnes âgées de 16 ans et plus par pays.

    A propos de TNS Sofres
    Leader français et référence des études marketing et d’opinion, TNS Sofres est une société du groupe TNS, leader mondial des études ad hoc. Nous proposons une gamme de prestations d’études, ad hoc ou collectives, autour de 5 spécialités : compréhension des marchés et des consommateurs, innovation, gestion de la marque, communication et gestion de la relation client. L’ensemble de ces prestations est réalisé dans 11 secteurs composés d’experts dédiés à certains marchés ou clients. TNS est présent dans 80 pays dans le cadre d’un réseau intégré, et est à même de conduire des études dans plus de 100 pays.

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