04.10.2012
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Dix ans après une première étude réalisée auprès des femmes âgées de 18 à 50 ans, comment a évolué la perception qu'elles ont du corps des hommes ? 

Comme en 2001, les femmes voient plutôt positivement le fait qu'aujourd'hui les hommes prennent davantage soin de leur corps (88% contre 90% en 2001). Si ce signe d'une attention plus grande vis-à-vis de ce que pensent et attendent les femmes est perçu favorablement, certaines pratiques plus connotées doivent rester marginales aux yeux des femmes. Ainsi, elles restent indifférentes quant à l'utilisation par l'homme avec qui elles vivent ou pourraient vivre de leurs propres produits pour le corps (55% en 2001 comme en 2012), elles sont majoritairement agacées par le fait qu'il fasse des UV ou utilise de l'autobronzant (63%, 62% en 2001). 

Si on dressait aujourd'hui un portrait-robot de l'homme idéal, il mesurerait entre 1m75 et 1m80 pour 61% des femmes et serait plutôt musclé pour 83%. Il aurait les cheveux naturels (ni teints, ni gominés) et plutôt courts.

Les grands classiques de l'imaginaire de l'attirance féminine sont toujours de mise aujourd'hui. Ainsi, le trio vainqueur des parties masculines les plus sexy est le même qu'en 2001 : visage - torse - fesses. Les 2 premiers atouts sont toutefois un peu moins populaires (le visage est une des parties les plus sexy pour 53% des femmes, contre 60% en 2001 ; le torse pour 36% des femmes contre 44% en 2001). Les fesses sont, quant à elle, appréciées de façon constante et citées par 36% des femmes (contre 34% en 2001). La sensibilité face à des éléments de sensation pure est moins forte qu'il y a dix ans. Les femmes sont moins sensibles à la douceur de la peau et à l'odeur (elles y étaient très sensibles, respectivement, à 54% et 71% en 2001 et ne le sont plus qu'à 47% et 66% aujourd'hui).

L'attirance des femmes n'est pas détachée des imperfections physiques des hommes. Les marques du temps comme les rides et les poignées d'amour leur semblent en effet de plus en plus touchantes, voire même séduisantes (respectivement 36% contre 29% en 2001 et 33% contre 29% en 2001). On note tout de même une plus grande sévérité à l'égard de la calvitie (11% contre 19% en 2001) et de la prise d'embonpoint (15% contre 23% en 2001) : elles seraient de plus en plus nombreuses à demander des efforts à leur compagnon si celui-ci venait à prendre du ventre (51% contre 46% en 2001).

Cause ou conséquence de la mode de ce début de siècle, le rapport à la pilosité a radicalement changé en dix années. La barbe de trois jours séduit aujourd'hui 44% des femmes (contre 20% en 2001). Les femmes n'admettent aujourd'hui que très peu de poils sur le reste du corps (44% très peu voire pas du tout contre 39% en 2001) et pousseraient un homme à s'épiler (41% contre 12% en 2001), voire prendraient pour lui un rendez-vous chez l'esthéticienne (28% contre 9%) si elles le trouvaient trop poilu.

Si les femmes pouvaient s'approprier deux caractéristiques physiques masculines, elles choisiraient en priorité ce qui différencie le plus les deux sexes : la force (41%) et la carrure (35% contre 28% en 2001), la taille leur semblant aujourd'hui moins enviable (25% contre 32% en 2001). Toutefois, si les hommes s'inspirent de plus en plus des femmes, l'inverse est loin d'être vrai : elles sont aujourd'hui 37% à ne rien envier aux hommes, là où elles n'étaient que 27% en 2001.

Étude réalisée par téléphone les 19 et 20 juin 2012 pour GQ auprès d’un échantillon national de 296 femmes, âgées de 18 à 50 ans, extrait d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de l’ensemble de la population française âgée de 15 ans et plus. Méthode des quotas (âge et profession de la personne de référence).