04.07.2011
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Que font-ils sur les réseaux sociaux ? Qu'échangent-ils ? Avec qui ? Leurs pratiques sont-elles toujours « amicales » ? Se sentent-ils protégés ? Quelle place ont pris les réseaux sociaux dans leur vie et celle de leur famille ? Pour répondre à ces questions et aider les parents à jouer leur rôle éducatif, TNS Sofres a réalisé une étude auprès de 1 200 jeunes de 8-17 ans pour l'UNAF, Action Innocence et la CNIL.

Principaux constats de l'étude

La moitié de 8-17 ans sont sur les réseaux sociaux

  • 48% des enfants de 8-17 ans sont connectés à un réseau social (Facebook).
  • 18% des moins de 13 ans sont connectés, avec l'accord de leurs parents à 97%.
  • Le déclic a lieu au collège : 57% des élèves du collège sont connectés / 11% des élèves du primaire.
  • Les jeunes se connectent souvent seuls : depuis leur ordinateur personnel (50%) et leur mobile (23%).

Les parents sont assez peu associés à cette pratique

  • Seule la moitié (55%) des 8-17 ans discutent avec leurs parents des réseaux sociaux, principalement du temps d'utilisation plus que des usages...
  • Une moitié (49%) d'entre eux sont « amis » avec leurs parents.
  • La moitié des enfants (55%) se disent surveillés dans leur utilisation de Facebook ; la vigilance des parents est plus marquée pour les plus jeunes (77%) et les filles (63%).

Pour les enfants et les adolescents ces relations sont bien réelles

  • Pour les enfants et les adolescents, la relation sur le réseau n'est pas virtuelle. Ils sont dans la vraie vie ; 92% utilisent leur vraie identité et livrent beaucoup d'informations personnelles.
  • Leurs activités sont notamment les commentaires et la publication de photos (surtout pour les filles à 88%).

Un tiers des enfants ont été choqués ou gênés par des contenus

  • Le réseau social est un espace plutôt civilisé mais les risques y sont démultipliés par la résonnance d'internet. 18% des 8-17 ans y ont déjà été insultés.
  • Plus d'un tiers (36%) ont déjà été choqués par certains contenus ; spontanément, ils citent d'abord les contenus à caractère sexuel, puis les contenus violents ou racistes et homophobes.
  • Quand ils ont été choqués, seuls 10% d'entre eux en ont parlé à leurs parents : ils en parlent plus facilement quand le sujet des réseaux sociaux est abordé en famille.

Conscients des risques, ils ne savent forcement s'en préserver

  • Les enfants semblent sensibilisés aux risques pour la vie privée et maitrisent les paramètres de confidentialité, même si cela est moins vrai pour les plus jeunes.
  • Les enfants et adolescents ont en moyenne 210 « amis » (un chiffre qui augmente avec l'âge), 30% d'entre eux ont déjà accepté en « amis » des gens qu'ils n'avaient pas rencontrés pour de vrai. Peut-on alors considérer qu'ils sont vraiment « entre amis » ?
  • La surveillance et le dialogue parents-enfant existent mais doivent être renforcés pour favoriser la prise d'autonomie et la responsabilisation des enfants/adolescents dans la gestion de leur réseau et de la confidentialité de leur vie privée.

Étude réalisée par téléphone du 10 au 17 juin 2011 pour l'UNAF, Action Innocence et la CNIL, auprès d'un échantillon de 1200 enfants représentatif de la population française âgée de 8 à 17 ans. L'anonymat des réponses a bien sûr été préservé et l'accord des parents demandé pour chaque interview. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) et stratification par région et catégorie d'agglomération.