L'avenir de la distribution des équipements de rechange et de la réparation automobiles en France à l'horizon 2010

Le 27 septembre 2000 - A l'occasion du Mondial de l'Automobile, le département Automobile de Taylor Nelson Sofres publie les résultats de son étude de prospective du marché de la rechange et de la réparation automobile en France à l'horizon 2010. Cette étude, réalisée entre juillet 1999 et mai 2000, permet de dégager des grandes tendances d'évolution de la prochaine décennie et de dresser un état des lieux du marché des pièces et des services automobiles entre 1990 et 2000.

L'avenir du secteur

Les décideurs du marché pensent que le secteur sera fortement marqué par l'évolution technologique (la montée en puissance de l'électronique et la poursuite de l'amélioration de la qualité et de la fiabilité des véhicules), le développement d'Internet (un média majeur dans le processus d'achat automobile et un facteur de développement des approvisionnements directs et de systèmes experts de gestion automatique des commandes), le "zéro" intervention du service après-vente sur le véhicule neuf et le refus de rupture de mobilité ; d'où une importance croissante accordée à l'allégement de l'entretien, l'extension de la garantie et une prise en charge en cas de problème et les modifications du cadre réglementaire (la réglementation sur les Véhicules Hors d'Usage, la réglementation sur l'Eurodesign, le contrôle technique, l'évolution de la réglementation régissant la distribution automobile en Europe).

D'ici 2010, le parc devrait continuer sa progression + 25% par rapport à 1998, soit un parc de voitures particulières de 31,5 millions d'unités. Dans le même temps, le marché de la réparation ne devrait augmenter que de 9% en valeur. En effet, l'allégement de l'entretien - réparation devrait se poursuivre, entraînant la stagnation du segment de l'entretien et une chute des opérations de défaillance. Seuls les marchés de l'usure (+18%, surtout dus aux pneus et batteries) et de la carrosserie (+15%) devraient montrer un certain dynamisme au cours de la prochaine décennie.

Près du tiers du marché pourrait à terme être généré par les véhicules de plus de 10 ans alors que le parc de trois ans et moins ne représenterait plus que 18% de la demande (contre 22% aujourd'hui).

Le marché de l'automobile entre 1990 et 2000

La croissance de l'après-vente automobile a essentiellement été portée par la progression du parc (l'accroissement du nombre de ménages et le développement de la multi-motorisation), l'augmentation des prix à la réparation qui a eu tendance à s'atténuer en fin de période et la mise en place progressive du contrôle technique avec remise en état obligatoire à partir de 1992

Entre 1990 et 2000, les enseignes spécialisées et centres auto ont poursuivi leur expansion géographique (les centres auto sont passés de 450 à 910 centres). Leur part de marché est passée de 11% en 90 à 17% en 98 (en valeur). Les enseignes ont introduit dans le secteur de nouveaux formats de service comprenant des prestations forfaitisées, la rapidité des interventions et le sans rendez-vous.

Prenant conscience de l'affaiblissement de leur position concurrentielle, les constructeurs ont riposté en introduisant à leur tour les concepts de sans rendez-vous et de forfaits, en développant les contrats d'extension de garantie et les contrats de service et d'assistance, en développant les actions commerciales et promotionnelles en direction des professionnels et du consommateur final. D'autre part, afin de mieux répondre à une demande de plus en plus tirée par le parc ancien, les constructeurs tendent à compléter leur offre pièces de rechange d'origine par des gammes de pièces complémentaires (échange standard, pièces de réemploi, gamme adaptée.)

Les constructeurs ont regagné 5 points de part de marché entre 1996 et 1999 sur le parc récent comme sur le parc ancien.

Par ailleurs, certains constructeurs ont investi dans des formats de distribution et réparation multi-marques comme en témoignent les acquisitions récentes de Kwik Fit (et Speedy) par Ford Europe ou celle de Midas Europe par le groupe Fiat (via sa filiale Magneti-Marelli).

Les critères de choix d'un réseau ont peu évolué depuis 10 ans dans le comportement des consommateurs : 1 automobiliste sur 3 choisit son réparateur en fonction de la proximité domicile / travail ; 25% des automobilistes tiennent compte de l'appartenance du réparateur à un réseau de marque ; le prix est un critère majeur de fréquentation des nouveaux réseaux.

25% des femmes sont responsables de l'entretien en 98, contre 19% en 90 La proportion de femmes utilisatrices principales a continué de progresser pour atteindre 40% en 98. En outre, les femmes entretiennent des véhicules de tous âges, avec une légère sur-représentation dans la tranche des véhicules de 7 à 9 ans.

Les femmes accordent une importance fondamentale à la proximité domicile / travail et à la rapidité de la réparation. Elles privilégient aussi la qualité du contact, mais sont moins exigeantes sur les prix. Ces différents points contribuent à expliquer que les agents et les garages indépendants fidélisent 51% de la clientèle féminine (versus 39% des hommes).


Plus d'informations :
Guillaume Saint
Département Automobile
Tél : 33 (0)1 40 92 28 09
automobile@tns-sofres.com
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