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Les attentes
des dirigeants des PME à l'égard
de la politique économique du gouvernement
Le 3 février 2003
- D'après notre étude réalisée pour l'Ordre
des experts-comptables auprès de 300 dirigeants d'entreprises de
moins de 50 salariés, plus de la moitié d'entre eux (56%) ont confiance
dans la politique économique du gouvernement. Principales mesures à
l'égard desquelles ils font confiance au gouvernement : l'assouplissement
des 35 heures (68%), la simplification des démarches administratives (56%),
l'aide à la création d'entreprise (55%), le soutien à la
croissance et à l'activité économique (55%) et la transmission
d'entreprise (54%). Principale attente des dirigeants des PME : la diminution
des charges sociales, action qui devrait être engagée prioritairement
pour 81% d'entre eux.
Confiance dans
la politique économique du gouvernement
Globalement,
plus de la moitié des dirigeants de PME ont confiance
dans la politique économique du gouvernement : 56%
estiment qu'elle va plutôt dans le bon sens contre 25%
jugeant qu'elle va plutôt dans le mauvais sens.
Concrètement,
ils font plutôt confiance au gouvernement sur l'assouplissement
des 35 heures (68%), ainsi que sur la simplification des démarches
administratives (56%), sur l'aide à la création
(55%), à la transmission d'entreprise (54%) et sur
le soutien de la croissance et de l'activité économique
(55%).
En revanche,
ils sont plutôt dubitatifs et n'accordent pas confiance
au gouvernement sur la diminution des impôts (51%),
sur la diminution des charges sociales (53%) et sur la diminution
des dépenses publiques (58%).
Concernant la
création d'entreprise, une large majorité plébiscite
quelques mesures phares du plan Dutreil. C'est le cas de la
dissociation du patrimoine professionnel et du patrimoine
personnel (79% considèrent cette mesure efficace, dont
46% "très efficace"), du report de paiement des charges
sociales de la première année, avec remboursement
sur 5 ans (63% "efficace"), et de la valorisation des pratiques
entrepreneuriales dans l'enseignement secondaire" (63%).
Fortes attentes
en matière de diminution des charges sociales
et de simplification des démarches
La quasi-totalité
des interviewés (81%) estime que le gouvernement doit
agir en priorité sur la diminution des charges sociales,
point crucial s'il en est. A ce sujet, notons que 45% font
de la diminution des charges sur les salaires en général
la mesure la plus efficace (citée en premier). Par
ailleurs, 38% pensent qu'une action devrait être menée
sur la simplification des démarches administratives.
Au-delà
des mesures du plan Dutreil testées dans notre étude,
d'autres mesures devraient être engagées prioritairement,
notamment, l'exonération des bénéfices
dans les 5 ans suivant la création (citée en
premier par 40%). Les mesures testées obtiennent par
ailleurs des scores forts d'adhésion, comme "Ouvrir
le droit de l'assurance chômage au salarié créateur
d'entreprise dès sa démission" (80% considèrent
cette mesure efficace, dont 49% "très efficace") ;
"Accélérer le processus de remboursement des
crédits de TVA (76% "efficace", dont 42% "très
efficace"), "Mieux informer les chefs d'entreprises sur les
dispositifs de prévention des difficultés (74%
la jugent efficace).
Gestion quotidienne :
poids des charges financières
Dans la gestion
quotidienne, c'est d'abord le poids des charges financières
dont se plaignent les dirigeants de PME. 67% s'en plaignent
spontanément, avec en premier lieu les charges sociales
et salariales (38% de citations spontanées) et dans
un deuxième temps les impôts pesant sur les sociétés
(évoqués par 14%).
Viennent ensuite
la gestion des Ressources humaines (35% de citations spontanées),
avec notamment les problèmes de recrutement (difficultés
à trouver du personnel qualifié, compétent.)
et de législation liée au code du travail (application
des 35 heures.).Enfin, la lourdeur et la complexité
des démarches administratives (spontanément
évoquée par 20%).
Création
d'entreprise : la complexité des démarches
administratives
La lourdeur,
la complexité des démarches administratives
apparaît plus fortement lors de la création de
l'entreprise (pour 53%), devançant même "la difficulté
à réunir les financements " (pour 39%). 37%
affirment avoir eu à faire face au poids des charges
sociales.
Le manque d'accompagnement
apparaît également parmi les plaintes des dirigeants,
lors de la création ou par la suite, pour l'anticipation
ou la gestion du risque. 41% des créateurs d'entreprises
disent avoir été confrontés lors de sa
création au "manque de conseils, à la méconnaissance
des aides disponibles". Parallèlement les trois quarts
des interviewés s'estiment insuffisamment informés
sur les dispositifs existants en matière de prévention
des difficultés.
Notons que sur
ce plan, l'expert-comptable joue déjà un rôle
important d'accompagnateur. Les personnes ayant fait appel
à des réseaux d'aide lors de la création
de leur entreprise (36%), l'ont fait le plus souvent auprès
d'un expert-comptable (30%) ou de la Chambre des Métiers
(pour 28%). 85% utilisent ou ont utilisé les services
d'un expert-comptable et ce, régulièrement depuis
le début de la création (80%).
La transmission :
un enjeu considérable pour les prochaines années
Plus de la moitié
des dirigeants ont l'intention de transmettre leur entreprise
(57%), dont 20% dans les 5 ans à venir (ce qui correspond
potentiellement à un effectif global de cédants
de près de 750 000 dans les 10 ans à venir et
près de 500 000 dans les 5 ans). En cas de cession
rapide, plus de la moitié des dirigeants ne connaît
pas la valeur de son entreprise (55%).
Les freins à la transmission
sont multiples : absence d'acquéreur potentiel (34% l'évoquent
en priorité), poids de la fiscalité relative aux plus-values (21%),
poids de la fiscalité relative aux donations (16%). A noter : l'importance
du problème de la retraite, que 17% des dirigeants citent comme premier
frein.

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