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Marchés
financiers :
entre scepticisme et opportunisme
Le 3 octobre 2001 - Cette
étude a été réalisée une semaine après
les attentats perpétrés aux Etats-Unis auprès des spécialistes
français des marchés financiers pour le compte de La Vie financière.
Ses principaux enseignements sont les suivants. D'un côté une courte
majorité d'entre eux considère que les marchés financiers
n'ont pas encore atteint leur plus bas niveau et vont encore baisser. Mais d'un
autre coté, près des trois quarts envisagent une reprise dans moins
de six mois et jugent par ailleurs la période favorable à l'investissement.
Outre l'accentuation
de la baisse du marché des cours (41% des citations
spontanées), les spécialistes des marchés
financiers interrogés redoutent le renforcement du
ralentissement économique avec la possibilité
d'une récession aux États-Unis (38%), un décalage
dans le temps de la reprise économique (20%), le manque
accru de visibilité/les incertitudes de la période
(20%) et une forte volatilité des marchés (9%).
Ils se montrent également très sceptiques sur
les perspectives boursières à court terme. Pour
une majorité des spécialistes interrogés
(55%), les marchés financiers n'ont pas encore atteint
leur " point de capitulation " - et ce
malgré les baisses significatives enregistrées
avant les événements aux Etats-Unis. 43% jugent
toutefois, au contraire, que les marché ont " plus
ou moins " atteint leur point le plus bas.
Une période
propice aux investissements
Néanmoins,
les spécialistes financiers font preuve d'un léger
optimisme : un retour à la hausse est envisageable
avant 6 mois pour près des ¾ des interviewés
(72%) et dans 7 mois (avril 2002) si l'on fait la moyenne
des réponses obtenues. A noter : les gérants
de portefeuille se montrent sensiblement plus optimistes que
les analystes : seulement 19% n'envisagent une reprise
qu'à échéance de plus de 6 mois, pour
26% des analystes.
Cette période
relativement courte peut expliquer que 61% des interviewés
jugent la période actuelle propice à investir.
C'est surtout le cas des plus confiants dans la reprise boursière
(79%). Notons que les analystes (53%) se disent un peu moins
enclins à réaliser des achats de valeurs à
bon marché actuellement que les gérants de portefeuille
(65%).
Des placements
financiers sous le signe de la prudence
Le " tiraillement "
des spécialistes entre " optimisme "
à moyen terme et " pessimisme "
à court terme se retrouve dans les arbitrages effectués
en terme de placements. Si les actions(51% pour l'ensemble
des interviewés) restent le support d'investissement
présentant le plus de potentiel - une opinion traduisant
leur volonté de ne pas manquer un éventuel redémarrage
- , les positions sont placées sous le signe de la
prudence. La préférence des spécialistes
se porte ainsi très nettement sur les grosses valeurs
de la cote (75% des interviewés pensent qu'il est plus
intéressant d'investir sur les " blue chips ").
Dans le détail, au sein de ces valeurs, se repère
leur tentation de mélanger des sociétés
dont les cours ont particulièrement chuté ces
derniers mois (Axa, France Telecom ou Alcatel), et des valeurs
de fond de portefeuille ou non-cycliques telles que Carrefour,
L'Oréal, Danone, Suez ou Air Liquide.
En matière
de placements, les analystes financiers ont tendance à
accorder leurs faveurs aux obligations (40%) au détriment
des Sicav et FCP (5%). Quant aux gérants, leur arbitrage
se porte de manière équilibrée aussi
bien sur les Sicav (34%) que sur les obligations (31%), ce
qu'on peut interpréter également comme un signe
de prudence face aux incertitudes du marché.

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