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L'Observatoire des privatisations 2003
Prochaines ouvertures de capital :
des Français prêts à y souscrire.
sous certaines conditions
Le 8 avril 2003
- Quel regard porte-t-on aujourd'hui sur les privatisations ? En particulier,
comment perçoit-on les grandes opérations à venir ?
Quelles sont les motivations d'investissement ? Comment perçoit-on
la communication mise en place pour ces opérations ? C'est pour analyser
et mieux comprendre les attitudes, les comportements et les attentes des publics-clés
pour ces opérations, qu'a été créé l'Observatoire
des Privatisations. C'est lui qui avait identifié il y a quelques années
la naissance de " l'actionnaire de deuxième type "
générée par les premières vagues de privatisations.
Principal enseignement de notre vague réalisée pour BNP-Paribas,
Lowe Alice-Strateus et Investir : malgré une
conjoncture on ne peut plus incertaine, les Français sont prêts à
participer aux prochaines introductions en bourse et/ou privatisations annoncées
par le gouvernement. Cependant en six mois, depuis
la dernière étude de l'Observatoire (juillet 2002), les
critères de décision et les motivations des actionnaires ont sensiblement
évolué.
L'intérêt
pour les introductions boursières reste fort, malgré
les incertitudes conjoncturelles
Aujourd'hui,
malgré une incertitude économique et boursière
très marquée, l'intérêt pour les
introductions en Bourse ou privatisations de groupes publics
programmées par le gouvernement reste fort. Qui plus
est, celui-ci n'a pas vraiment faibli en dix ans. En effet,
28% des actionnaires individuels français, et 12% du
grand public se déclarent être " très
tentés " ou " assez tenté "
par ces opérations. C'est quasiment autant qu'en octobre
1993, au début de la 2e grande
vague de privatisations lancée par le gouvernement
Balladur.
Pour mener à
bien ces opérations, la très grande majorité
des Français font aujourd'hui confiance au gouvernement :
environ les deux tiers des Français (64%) estiment
ainsi que le gouvernement saura " défendre
l'intérêt des entreprises " et 60%
des actionnaires lui font confiance pour " accorder
des conditions intéressantes aux particuliers ".
Qualité
des fondamentaux, réputation et climat social au centre
des décisions
Si la santé
financière et la solidité de l'entreprise reste
un critère majeur de la décision d'achat, sa
réputation et son " climat social "
sont des élément d'appréciation presque
aussi décisifs.
Les entreprises
les plus intéressantes aux yeux des Français
correspondent aussi aux marques et entités les plus
connues et aussi souvent les plus appréciées.
Ainsi, EDF, GDF, La Française des Jeux ou encore Renault
sont les valeurs privilégiées des personnes
interrogées.
Mais, alors qu'en
juillet 2002, les Français déclaraient vouloir
s'engager sur le long terme, n'y a-t-il pas un risque de les
voir rechercher dans le contexte actuel une plus value rapide,
à la faveur d'un aller-retour ? Certains indicateurs
semblent en effet l'attester.
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