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Les pratiques de
Département Finance
des sociétés cotées européennes
Le 5 avril 2001 - L'étude
réalisée par Taylor Nelson Sofres Département Finance
pour La Tribune permet de faire le point sur les pratiques de Communication
& Finance des sociétés cotées en Bourse de quatre pays
européens : trois pays de la zone EURONEXT (Belgique, France, Pays-Bas)
et l'Allemagne.
Elle montre d'abord que les entreprises,
dans les objectifs de la Département Finance, accordent un prime à
l'amélioration de la valorisation du titre et à la fidélisation
de l'actionnariat. Concernant les actions de communication, elle révèle
le développement des sites web exclusivement dédiés à
l'information financière et le plus fort recours des sociétés
cotées allemandes à l'outil " communiqué de presse ",
alors que les " avis financiers " sont une pratique nettement
plus répandue en France et aux Pays-Bas. Enfin, comparativement à
leurs homologues allemandes et hollandaises, les sociétés cotées
françaises et belges ont moins largement recours à la presse généraliste
et aux médias grand public dans leur Département Finance.
Les objectifs de la Communication
& Finance
En dehors des obligations légales,
les objectifs de la Département Finance des sociétés cotées
européennes sont multiples. Lorsqu'on demande aux sociétés
de noter différents objectifs en fonction de leur importance, il apparaît
que la Département Finance vise principalement à l'amélioration
de la valorisation du titre (notamment pour les Mid caps et Small caps/valeur
de croissance) (note de 8,1 sur dix), la conquête de nouveaux investisseurs
institutionnels (notamment pour les grosses capitalisations) (7,8),
la fidélisation des investisseurs institutionnels (notamment
pour les grosses capitalisations) (7,8 également) et des actionnaires
individuels (7,4) et l'accroissement de la notoriété institutionnelle
(7,4 également). De façon moins prononcée, viennent ensuite
les objectifs de conquête de nouveaux actionnaires, de diversification de
l'actionnariat et de faciliter l'appel au marché boursier pour lever des
fonds.
Logiquement, la Communication &
Finance des Small caps/valeurs de croissance poursuit des objectifs plus " utilitaires "
en étant plus explicitement destinée à l'amélioration
de la valorisation du titre et à faciliter l'appel au marché boursier
pour lever des fonds.
Hiérarchie des Places
financières visées
Pour les sociétés
françaises, allemandes et hollandaises, les places financières visées
pour communiquer auprès des investisseurs institutionnels étrangers
sont principalement anglo-américaines (Royaume Uni et États Unis).
En revanche, les sociétés cotées belges visent prioritairement
les investisseurs institutionnels français et hollandais reflétant
ainsi l'impact de la proximité culturelle et géographique.
Notons par ailleurs que la couverture
géographique est nettement plus large pour les grosses capitalisations.
Enquêtes d'identification
d'actionnariat
Les enquêtes d'identification
d'actionnariat sont nettement plus fréquentes en France que dans les autres
pays : 72% des sociétés françaises interrogées
ont recours à ce type d'enquête au moins une fois par an, contre
61% en Allemagne, 53% aux Pays-Bas et 39% en Belgique. A contrario, 35% des sociétés
belges et 26% des sociétés hollandaises interrogées ne procèdent
jamais ou presque à ce type d'enquête.
Logiquement, on observe un recours
plus fréquent à ce type d'enquête auprès des grosses
capitalisations : 72% procèdent à ce type d'enquête au
moins une fois par an, contre 52% pour les Mid caps et 61% pour les Small caps/valeur
de croissance.
Ces différences doivent
être mises en perspectives avec l'existence d'une procédure spécifique
en France (Titre aux Porteurs Identifiés), le coût non négligeable
de ce type d'enquête et la structure du capital des sociétés
(part de flottant.)
Rapport annuel
La grande majorité des entreprises
cotées interrogées dans cette enquête diffusent leur rapport
annuel à la fois par voie postale (rapport papier) et électronique
(72% en moyenne, 84% pour les grosses capitalisations). Par ailleurs, trois quarts
d'entre elles le diffusent également dans 2 langues, 21% des grosses capitalisations
les diffusant même en plus de deux langues.
C'est auprès des Mid caps
et des Small caps/valeurs de croissance françaises que le pourcentage de
diffusion en une seule langue est le plus élevé (31%). Notons enfin
qu'en Belgique : 61% des rapports annuels sont édités en plus de
2 langues, un résultat à mettre en relation avec la spécificité
de la cote Belge et l'existence de 2 langues nationales
Site Internet
Presque toutes les sociétés
interrogées (95%) déclarent avoir un site Internet. Dans
la plupart des cas (73%), les informations financières sont situées
dans une rubrique spécifique au sein du site Corporate, 26% disposent toutefois
d'un site spécifique d'information financière à destination
des investisseurs (34% pour les grosses capitalisations).
Communiqués de presse
Pour la majorité des sociétés
sondées, la rédaction des communiqués de presse implique
au moins 2 personnes, mais les "tandems" sont variables en fonction de la capitalisation :
plutôt Directeur de la Communication et Responsable Relations presse pour
les Grosses capitalisations, Directeur de la communication et Président
pour les Mid caps ; Président et Directeur Financier pour les Small
caps/valeurs de croissance.
Les évènements ayant
le plus souvent fait l'objet d'un communiqué de presse en 2000 sont :
- les résultats semestriels (91%),
- les résultats annuels arrêtés
par le Conseil d'administration (84%),
- les acquisitions (66%),
- les changements dans les équipes de
Direction (58%),
- les convocation aux AG (notamment en Allemagne)
: 58%.
On constate par ailleurs certaines
spécificités en fonction du pays :
- Allemagne : plus fort recours aux
communiqués de presse, quel que soit le thème
- Allemagne et Pays-Bas : plus fort
recours aux communiqués de presse pour l'émission de "profit warning"
- Valeurs de croissance allemandes et belges :
communiqués de presse sur les résultats trimestriels plus fréquents
Les médias privilégiés
pour la diffusion des communiqués de presse sont :
- Les quotidiens économiques et financiers
(89%)
- Les agences d'information (AFP/Reuter/Bloomberg)
: 80%
- Les sites d'information économiques
et boursiers (60%)
- Les quotidiens généralistes
(58%)
- Les hebdomadaires économiques
et financiers (57%)
On constate toutefois une plus
forte diffusion vers la PQN et les hebdomadaires généralistes aux
Pays-Bas et en Allemagne, vers les hebdomadaires économiques et financiers
en France et en Allemagne, et vers les médias grand public (TV, Radio)
aux Pays-Bas.
Au total, la " couverture
médiatique " est plus large aux Pays-Bas (nombre moyen de
média cités : 4,9 contre 4,3 en moyenne) alors qu'elle se révèle
plus ciblée en France (nombre moyen de média cités : 3,7).
Avis financiers payants
A coté des communiqués
de presse " classiques " et gratuits, on constate que bon
nombre d'entreprises, notamment en France et parmi les grosses capitalisations,
ont recours aux avis financiers (payants).
Leur rédaction est la plupart
du temps confiée :
- Pour les grosses capitalisations :
plutôt au Directeur de la Communication et/ou Responsable des relations
investisseurs,
- Pour les Mid caps : plutôt au Directeur
Financier et Directeur de la communication,
- Pour les Small caps/valeurs de croissance
: plutôt au Directeur Financier et Président.
La Responsabilité du choix
des supports revient principalement au Directeur de la Communication dans les
grosses capitalisations, plutôt au Directeur de la communication et des
Relations Presse pour les Mid caps, et plutôt au Directeur Financier et
au Président pour les Small caps/valeurs de croissance.
Les évènements ayant
le plus souvent fait l'objet d'un avis financier en 2000 sont :
- Les résultats annuels arrêtés
par le Conseil d'administration (63%),
- La convocation à l'Assemblée
Générale (59%),
- Les Résultats semestriels (58%),
- Le Paiement du dividende (36%).
Au total, le nombre
moyen d'évènements ayant fait l'objet d'un avis financier en 2000
est très variable selon les places et la capitalisation : plus fort recours
à l'avis financier en France (4,7 événements cités
contre 3,9 en moyenne, 2,9 en Allemagne) et pour les grosses capitalisations.
Dans ces avis financiers, les éléments
d'identification les plus souvent utilisés par les sociétés
sont :
- La raison sociale (90%),
- Le logo (90%),
- L'adresse du site Web (76%),
- Le nom et/ou numéro de téléphone
d'un contact (63%),
- L'application d'une charte graphique
(46%), notamment pour les grosses capitalisations.
Ce type de Communication &
Finance est donc très "signée" et fait l'objet de comportements
très convergents dans l'ensemble des pays étudiés.
Pour la conception et/ou la diffusion
des avis financiers, la majorité des entreprises interrogées (65%)
fait appel à un ou plusieurs prestataires extérieurs, essentiellement
des agences de communication (91%). La prestation qui leur est confiée
concerne avant tout la création/mise en forme (77%) de l'avis, mais
aussi l'achat d'espace (59%) et la conception/rédaction (54%).
L'externalisation est une pratique
plus fréquente en France et en Allemagne, ainsi que pour les grosses capitalisations.
Les médias privilégiés
pour les avis financiers sont :
- Les quotidiens économiques
et financiers (72%), notamment en France et en Belgique
- Les hebdomadaires économiques et financiers
(37%)
- Les quotidiens généralistes
(35%).

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