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L'état
d'esprit
des actionnaires
individuels
Le 12 novembre 2001
- Selon notre enquête réalisée pour le groupe bancaire européen
Dexia à l'occasion du salon Actionaria des 16 et 17 novembre,
dans le contexte actuel, les actionnaires individuels privilégient le statu
quo sur leur portefeuille d'actions, mais expriment de fortes attentes d'information
et d'accompagnement à l'égard des sociétés cotées,
comme des établissements financiers. Plus d'un détenteur de PEA
sur trois pense acheter des actions de sociétés européennes
dans les mois qui viennent.
Préférence
pour le statu quo
Dans le contexte
économique et boursier actuel, les actionnaires individuels
privilégient de plus en plus le statu quo :69% n'ont réalisé aucune opération
au dernier trimestre, c'est-à-dire depuis août
2001. A titre indicatif,la proportion d'actionnaires
n'ayant réalisé aucune opération au cours
du dernier semestreest passée de 41% en juillet
2000, à 50% en juillet 2001, et 60% en octobre 2001.
Pas de modification
fondamentale de la gestion des portefeuille d'actions
78% déclarent
ne pas avoir changé leur comportement d'investissement.
Pour les 22% déclarant l'avoir modifié - à
savoir les plus actifs et les plus impliqués en Bourse
- si la principale conséquence est une baisse du
niveau d'activité boursière (68%), plus nette
auprès des plus jeunes, on notera qu'une proportion
non-négligeable d'entre eux a révisé
son choix de valeurs (49%) - avec une plus grande prudence/sélectivité
-, la régularité de son suivi du portefeuille
(43%) et ses critères d'achat ou de vente (41%).
Le niveau
d'implication des actionnaires individuels reste très
fort
Les actionnaires
individuels restent très présents dans la gestion
de leur portefeuille de placements financiers :85%
sont impliqués dans la gestion, 59% prenant seuls les
décisions d'achat ou de vente, 26% décidant
avec l'aide du chargé de compte. Ils s'informent très
régulièrement sur les sociétés
dont ils détiennent des actions :60% au
moins une fois par mois, 41 % au moins une fois par semaine.
Vigilance
accrue sur le choix des sociétés
Les actionnaires
individuels expriment de manière générale
une sensibilité marquée - et qui semble s'être
renforcée -, à tous les éléments
d'analyse sur les sociétés cotées. Invités
à noter de 1 à 10 des critères, en fonction
de l'importance qu'ils leur accordent au moment du choix de
sociétés, ils donnent des notes très
élevées, de l'ordre de 7.2 à 7.5 pour
quatre d'entre eux. Leur intérêt se porte en
priorité sur les critères " quantitatifs "
et boursiers :performance de l'action en Bourse
(moyenne de 7.6 sur 10), gestion financière et rentabilité
(7.6), politique de distribution de dividendes (6.6). Intégrant
très nettement une approche sectorielle (7.2), ils
accordent aussi une prime à la notoriété
et à l'image de l'entreprise (7.3).
De fortes
attentes d'information et d'accompagnement à l'égard
des sociétés cotées et des établissements
financiers
Pour ce qui
est des sociétés cotées, les actionnaires
individuels privilégient une information personnalisée
par courrier (pour 79%, dont 59% envoi d'une lettre aux actionnaires,
44% envoi du rapport annuel ou semestriel). A leurs yeux,
celle-ci témoigne de l'attention portée à
l'actionnaire individuel et de la volonté d'" entretenir
le lien " avec lui. Ils souhaitent parallèlement
une présence dans les média(72%), notamment
via des articles dans la presse spécialisée
sur la Bourse et les placements (48%), gage d'extériorité
et d'objectivité. Environ un sur quatre (24%) cite
les avis financiers ou la publicité financière
parmi les éléments les intéressant le
plus.
En ce qui concerne
les établissements financiers, les attentes portent
spontanément davantage sur l'information(45%
la souhaitent plus fréquente, plus objective, plus
analytique, plus réactive.)et l'accompagnement,
le contact(28% évoquent le conseil, la force
de proposition, l'envoi de " signaux d'alerte ".)
que sur les performances de gestion elles-mêmes (25%
de citations).
L'européanisation
des PEA
Dans la perspective
de l'ouverture des PEA aux actions de sociétés
européennes, 40% des détenteurs de PEA - soit
72% des actionnaires interviewés - pensent en
profiter pour " européaniser "
leur placement dans les mois qui viennent.Leur intérêt
se porterait alors en priorité sur les sociétés
allemandes, ainsi que sur les secteurs pharmacie/santé,
banque/finance, aéronautique, agroalimentaire et télécoms.
François BRABANT

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