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L'état
d'esprit
des actionnaires individuels
Le 17 novembre
2003 – Réalisée
à l’occasion du Salon Actionaria pour le groupe bancaire
européen Dexia, notre étude fait
le point sur l’état d’esprit des actionnaires individuels
dans le contexte actuel. Deux ans après le dégonflement
de la bulle spéculative, elle montre que les actionnaires
individuels sont de plus en plus sélectifs, et qu’ils
souhaitent être mieux reconnus et informés par
les sociétés.
Après le "creux"
de 2002,
légère reprise de l’activité boursière au 2e
semestre 2003
1 actionnaire
sur 3 a réalisé au moins 1 opération
d’achat ou de vente d’actions au cours des 3 derniers mois,
pour seulement 1 sur 4 sur la même période de
2002 (phénomène peut-être lié à
la remontée des cours de bourse).
Malgré
tout, l’attentisme et la prudence restent largement de mise.3 actionnaires sur 4 envisagent de ne pas réaliser
d’opération sur leur portefeuille d’actions dans les
mois qui viennent, soit la même proportion qu’en 2002.
La proportion de vendeurs augmente légèrement
sur 1 an, le solde " acheteur vs vendeur "
passant ainsi de +15 à +6 (sorties à prévoir
après la reprise du marché…).
Des comportements d’investissement
en grande partie déterminés
par le contexte boursier de ces dernières années
36% des actionnaires
ont changé leur façon de gérer leur portefeuille
d’actions, notamment ceux détenant plus de 38 K€ (47%)
et les plus actifs (51%) : cette proportion s’est fortement
accrue en 3 ans, progressant de plus de 14 points (trace durable…).
Les investisseurs
sont aujourd’hui beaucoup plus sélectifs dans
le choix des valeurs, recherchant notamment les valeurs perçues
comme étant les plus sûres (grosses capitalisations,
secteurs " traditionnels ", fiables…).
En filigrane, on note la volonté d’une minorité
de limiter leur exposition en actions (entre 6-7% de l’ensemble
des actionnaires).
La recherche
d’information prioritairement axée sur la santé
des entreprises
26% des actionnaires
recherchent en priorité des éléments
sur la santé économique et financière
des sociétés dont ils sont actionnaires, 11%
sur leurs perspectives et 11% sur leur stratégie, les
grandes décisions (contre 3% en 2002). Les informations
boursières sont toujours recherchées (2e
critère cité), mais tiennent une place proportionnellement
moins importante (20%, pour 34% en 2002).
A l’égard
des sociétés cotées, de fortes attentes
en matière d’information
Spontanément,
pour la majorité des actionnaires (surtout pour les
plus petits portefeuilles), les sociétés cotées
ne communiquent pas suffisamment. Ils regrettent surtout le
manque d’information directe (par courrier, mail…), mais expriment
également, de façon assez marquée, le
sentiment de ne pas être suffisamment reconnus par les
sociétés cotées, en particulier par rapport
aux investisseurs institutionnels. Lorsqu’on les relance,
la communication des sociétés cotées
manque surtout de transparencepour 3 sur 4, de pédagogie
(simplicité, clarté…) ainsi que de réactivité
pour 2 sur 3.
Les actionnaires
sont globalement très " gourmands "
d’information ; sur 9 thèmes proposés,
il leur semble important que les sociétés renforcent
leur communication sur 7 en moyenne ! Ils sont néanmoins
trèspragmatiques et veulent avant tout être
rassurés sur la qualité de leur investissement :
avenir de la société, notamment ses perspectives
(92%) et sa stratégie (82%), sa santé financière
(84%). Le développement durable est plébiscité
par plus de 4 sur 5 (86%).
La fiscalité
française sur les actions jugée dissuasive
La fiscalité
française sur les actions est jugée dissuasive
à l’investissement en bourse pour 67% des actionnaires,
notamment les plus âgés.
Quant à
la suppression de l’avoir fiscal,2 actionnaires sur
5 ont entendu parler du projet, surtout les plus actifs, les
plus aisés et les plus âgés. Parmi ceux
qui ont entendu parler du projet, 3 sur 4 y sont défavorables
et 1 sur 3 déclare que cela aura plutôt tendance
à le dissuader d’investir en bourse.

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