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Les actionnaires et
leurs intermédiaires financiers
Le 20 novembre 2000 - La
quasi totalité des actionnaires se déclare aujourd'hui satisfaite
des services des intermédiaires financiers qui gèrent leurs comptes
titres. Leurs premiers critères de choix
d'intermédiaires sont la notoriété, la solidité, la
rapidité d'exécution, la " simplicité/facilité
pratique " ou plus précisément dans cette enquête
la centralisation de leurs comptes (titres, chèques.). Viennent
ensuite l'expertise/la qualité de l'information et du conseil, ainsi que
les coûts (passage des ordres, droits de garde). Notons toutefois que l'importance
relative de ces critères varie nettement selon le profil d'actionnaire.
Tels sont les principaux enseignements de l'étude
réalisée par Taylor Nelson Sofres Département Finance pour
Le Revenu.
Les banques
principaux dépositaires des comptes-titres
Les banques
sont restent les principaux dépositaires des comptes
de titres. Plus des trois quarts des actionnaires interrogés
(78%) ont en effet un (ou plusieurs) compte(s) ouvert(s) dans
une banque contre 12% à La Poste, 7% dans les sociétés
de Bourse, 6% dans les Caisses d'Épargne et 5% chez
un courtier en ligne. Les banques sont plus spécifiquement
privilégiées par les actionnaires " les
plus stables sur leur portefeuille "ou " les
plus traditionnels " : les femmes, employés,
détenteurs d'un seul compte-titres, personnes ayant
une faible activité boursière. S'ils ne gèrent
comparativement qu'un faible nombre de comptes-titres,
les sociétés de bourse et les courtiers en ligne
sont plus souvent dépositaires des comptes, pour les
premiers des " aînés " aisés
et actifs (actionnaires plus âgés, ayant
plusieurs comptes, " gros portefeuilles ",
forte activité boursière), et les seconds
des " jeunes aguerris et mobiles " (jeunes,
cadres supérieurs/professions libérales, multi-établissements
et ayant une forte activité boursière également).
La plupart
des actionnaires n'utilise qu'un mode de passage des ordres
de vente ou d'achat (83%). Si les habitudes se révèlent
diversifiées, on constate que la visite directe à
son gestionnaire ou conseiller est de loin la plus utilisée
(46%), devant le téléphone (33%). Le passage
d'ordres par les " voies électroniques "
est toutefois relativement importants (25%), notamment Internet
(15%) et le fax (4%). Si les actionnaires " traditionnels "
(un seul compte, " petits portefeuilles ",
faible activité boursière) privilégient
la visite directe, le passage d'ordre par voie électronique,
notamment Internet, est plus fréquemment le fait des
hommes, des plus jeunes, cadres supérieurs/professions
libérales, actionnaires ayant plusieurs comptes-titres
et/ou ayant une forte activité boursière.
Très
forte satisfaction à l'égard des intermédiaires
financiers
Les actionnaires
se déclarent aujourd'hui particulièrement satisfaits
de leurs intermédiaires financiers :
92% s'en déclarent satisfaits (dont 31% " tout
à fait "). Un
résultat à relier avec les parts de marché
des banques - indépendamment de la multiplication
et de la diversification des acteurs en matière de
l'intermédiation - et les critères que les
actionnaires jugent les plus importants dans le choix d'un
intermédiaire boursier. En effet, les critères
d'assise et solidité financières (note
moyenne de 7,4 sur 10), de notoriété
(6,7) et d'adossement à un grand groupe bancaire
(6,4 sur 10), tous facteurs de réassurance et
de confiance, sont parmi les plus importants. Le fait de détenir
d'autres comptes (chèques.) chez l'intermédiaire
- là aussi favorable aux banques - est également
un critère particulièrement important (7,1
sur 10).
A côté
de ces critères clés, la rapidité
d'exécution des ordres (7,3) et les critères
de compétence, sont eux aussi déterminants :
compétence des interlocuteurs (6,1), qualité
des conseils (5,8), qualité de l'information
boursière (5,6). Les
critères financiers (coût de passage des ordres
et droits de gardes),
sans être prioritaires,
n'interviennent qu'au deuxième plan.
Ces critères
ne sont - très logiquement - pas valorisés de
la même façon par les différentes catégories
d'actionnaires. Si les " traditionnels "
se montrent plus sensibles aux facteurs de réassurance
que sont la notoriété, la compétence
et l'adossement à un grand groupe bancaire, les " aguerris "
soulignent plus que les autres l'importance des critères
financiers et de rapidité de passage des ordres (actionnaires
internautes notamment).
Question
d'actualité : un actionnaire sur quatre intéressé
par le SRD
Enfin, plus
des deux tiers des actionnaires interrogés (69%) déclarent
savoir que le Règlement Mensuel (RM) a été
remplacé par le Système à Règlement
Différé (SRD) et parmi eux, trois sur quatre
sont capables de dire ce en quoi il consiste. Concrètement,
un quart d'entre eux (23%) se déclare aujourd'hui intéressé
par l'achat d'action de sociétés cotées
à crédit (contre 76%). Ce sont les actionnaires
les plus " aguerris ", ayant une forte
activité boursière et détenteurs des
" plus gros portefeuilles ", autrement
dit ceux qui ont le plus besoin de liquidités et d'apports
financiers réguliers, qui se montrent aujourd'hui les
plus intéressés par le SRD.
Stéphane
MARCEL

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