L'Investissement socialement responsable :
une réalité bien ancrée dans l'esprit
des milieux financiers européens



Le 20 novembre 2001 - Selon notre étude réalisée en octobre 2001 auprès des milieux financiers européens pour le compte de CSR Europe et d'Euronext, avec le soutien de la Caisse des dépôts et de Banca Intesa, l'investissement socialement responsable (ISR) suscite un consensus et un soutien massivement positifs, tant en ce qui concerne son utilité que son potentiel de développement. On peut même parler de plébiscite. En tout cas, la demande des investisseurs, tant particuliers qu'institutionnels, existe. Les établissements financiers commencent à mettre en place des offres de produits ISR. D'ailleurs, les analystes, et surtout les gérants, ont commencé à intégrer ce critère dans leurs pratiques professionnelles. Tels sont les principaux enseignements de la première étude menée sur le thème de l'ISR dans le cadre de la Campagne Européenne pour la Responsabilité sociale des Entreprises 2005.

Les produits ISR recueillent une adhésion massive

92% des analystes financiers et gérants européens considèrent que l'investissement socialement responsable (ISR) est une démarche à encourager. Pour les analystes et les gérants européens, le développement de l'ISR devrait avoir un impact positif sur le comportement des entreprises et sur celui des investisseurs. 91% pensent en effet que cela va favoriser une plus grande responsabilité sociale et environnementale de la part des entreprises.72% estiment que cela va amener les investisseurs individuels à prendre en compte des critères de développement durable dans leurs choix d'investissement.Cette proportion monte à 80% pour les choix d'investissement des institutionnels.

Pour les entreprises, des bénéfices concrets de long terme

La quasi-totalité des analystes et gérants interrogés (92%) estime qu'une entreprise qui s'engage à avoir une attitude socialement responsable fait preuve d'unemeilleure gestion du risque environnemental et social. Pour 83%,la maîtrise de ce risque a ou aura un impact positif à long terme, tant sur la situation économique de l'entreprise que sur son parcours boursier, même si à court terme l'impact peut être négatif.

Un phénomène qui prend corps

Un interviewé sur trois travaille dans un établissement financier proposant déjà une offre de produits ISR. Cette proportion pourrait passer à environ un sur deux à l'avenir (48%). Ce constat masque toutefois des disparités par pays.Les produits ISR semblent ainsi mieux installés en Belgique, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Allemagne. Mesure tangible de la réalité du phénomène : près de la moitié des analystes et gérants européens (44%) estiment que, d'après leurs observations ou informations, il existe une demande de produits ISR de la part des clients institutionnels et/ou particuliers. Interrogés sur leurs pratiques professionnelles, les analystes et gérants européens déclarent - dans des proportions significatives - accorder une prime aux sociétés " socialement responsables " : 37% des analystes financiers européensaccordent une prime à ces sociétés dans leurs recommandations, 51% pour les gérants dans leurs choix d'investissement.

Un développement limité par des obstacles identifiés

Les milieux financiers européens souhaitent disposer d'informations transparentes et concrètes, et de " normes ". En matière de communication des entreprises, près des trois quarts des analystes et des gérants européens (74%) jugent que la communication des sociétés sur leurs pratiques sociales et environnementales est actuellement insuffisante pour permettre aux marchés financiers d'intégrer ces dimensions. Pour ce qui est de la définition et l'identification des investissements socialement responsables, 86% estiment que l'absence de transparence sur les critères de définition des ISR est un frein à leur développement. 78% mettent l'accent sur l'absence de consensus sur les critères et méthodes d'évaluation des ISR. Enfin, le manque d'information sur les performances des produits ISR constitue un frein pour 85% des analystes et gérants européens interrogés.

De très fortes attentes d'accompagnement et de stimulation

Pour favoriser le développement de l'ISR, les analystes et les gérants européens font un recours massif à plusieurs acteurs. D'abord, les Pouvoirs publics : 75% jugent qu'ils ont un rôle à jouer, par des incitations fiscales en faveur des produits ISR ou une législation incitant à communiquer sur ce thème. Ensuite, les médias : 87% souhaitent qu'ils diffusent plus d'information sur les ISR. Puis, les sociétés cotées :87% souhaitent ainsi l'amélioration du dialogue entre les analystes, les investisseurs et les entreprises en s'appuyant sur les vecteurs ou supports existants (A.G., présentation de résultats, rapport annuel) ou par les contacts directs.

Les professionnels des marchés financiers ou de l'information, les instances de place ont également leur rôle à jouer : on en attend ainsi le développement de la recherche spécialisée sur les performances des ISR (79%), l'harmonisation des critères et méthodologie d'évaluation (79%), la mise en place d'indices dédiés (78%) et la création d'unebanque de données répertoriant les produits ISR (82%) Enfin, les établissements financiers sont également attendus par les gérants et analystes financiers :77% d'entre eux évoquent en effet le manque actuel de marketingdes produits ISR.




Plus d'informations :

Frédéric CHASSAGNE
Département Finance
Tél : 33 (0)1 40 92 45 51
Fax : 33 (0)1 40 92 47 57
nathalie.leaute@tns-sofres.com

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