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L'Observatoire
des privatisations 2004
Prochaines opérations
sur le capital
de groupes ou entreprises publics :
les Français toujours tentés
Le 28 mai 2004
- Quel regard portent aujourd'hui les Français sur les privatisations ou
les introductions en Bourse des grands groupes publics ? Que pensent-ils
du moment choisi pour lancer de nouvelles opérations ? Comment perçoivent-ils
les grandes opérations à venir ? Et quel regard portent les
marchés financiers européens sur le programme français ?
C'est afin de mieux comprendre et analyser les attitudes, les comportements et
les attentes des publics clés que notre étude a été
réalisée pour BNP Paribas, Investir
et Strateus Lowe-Alice Paris auprès du grand public et des
actionnaires français. Principal enseignement depuis
la dernière vague d'avril 2003 : l'intérêt des Français
pour les privatisations demeure fort.
Les Français
considèrent les opérations comme plus opportunes
qu'il y a 1 an
Face à
la volonté du gouvernement français d'engager
de nouvelles opérations (ouvertures de capital, privatisations.),
les Français restent en majorité réservés
sur le moment : 61% des Français et 57% des actionnaires
considèrent que ce n'est pas le " bon moment ".
Notons toutefois qu'en un an, la réceptivité
s'est améliorée chez les actionnaires (+7 points)
et auprès du grand public (+4 points). Quant aux analystes
financiers et gérants européens, 69% d'entre
eux déclarent que ces opérations interviennent
au bon moment.
Le fort intérêt
des Français pour les privatisations ne faiblit pas
Plus d'1 Français
sur 10 et 1 actionnaire sur 4 se déclarent " prêts
à y aller " ; ces résultats sont
quasi identiques à ceux de l'année dernière.
Les plus tentés par ce type d'opérations sont
certes les plus " aisés " et les
plus " aguerris " sur le plan boursier,
mais également les jeunes.
EDF, Gaz de France
et France Télécom seraient les opérations
les plus intéressantes pour le grand public comme pour
les actionnaires. Air France, qui arrive près derrière,
motive davantage les actionnaires, notamment les " plus
aisés " et les détenteurs de " portefeuilles
diversifiés ".
Dans leur décision,
les Français privilégieront la stratégie,
la performance et la notoriété des groupes,
mais seront aussi très sensibles au climat social,
au sein des sociétés comme en France. Les actionnaires
seront très attentifs aux conditions de souscription
accordées aux particuliers.
Malgré un contexte boursier
à leurs yeux davantage porteur,
les Français réticents à l'achat d'actions
80% des Français
et 66% des actionnaires individuels français ne se
sentent pas incités - face à l'évolution
de la Bourse au cours des derniers mois - à acheter
des actions. Ces résultats sont à relativiser
selon le sexe, la catégorie socioprofessionnelle et
la détention d'actions des interviewés. Leur
" proximité " par rapport à
la Bourse s'est par ailleurs très sensiblement améliorée
en deux ans.
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