Les actions gardent la faveur des professionnels


Les investisseurs se disent optimistes sur les perspectives économiques et continuent de privilégier les valeurs boursières.

En progressant à un rythme proche de leur moyenne historique, les marchés actions ont confirmé en 2004 la reprise déclenchée en 2003 sur fond de contexte économique solide. Les personnes interrogées dans notre enquête continuent à privilégier les actions, mais cette préférence s’apparente à un choix par défaut. En effet, les placements à court terme couvrent à peine l’inflation, les emprunts obligataires présentent un risque peu justifié au vu de leur rentabilité faciale et les performances récentes de l’immobilier incitent davantage à prendre des bénéfices qu’à y investir. Une chose est claire, aujourd’hui les actions ne sont pas surachetées. Les rendements sont équivalents aux taux obligataires et la croissance des bénéfices reste confortable. Si cette faible valorisation n’a pas suffi au marché pour monter de façon plus significative, elle constitue néanmoins un fort soutien contre une baisse prononcée. Aujourd’hui, les investisseurs ne semblent plus prêts à se laisser embarquer dans les exagérations de la fin des années 90, d’autant que le pétrole et le dollar sont sous pression. On connaît l’impact sur notre croissance d’un prix du baril durablement élevé et on sait aussi qu’il n’y a pas d’économie forte avec une monnaie faible.
Dans ce contexte, souhaitons une bonne année à ce marché actions afin qu’il progresse pour la troisième année consécutive.

Michel MENIGOZ
Gérant actions internationales
SG Asset Management



Sur les perspectives économiques
en Europe, êtes-vous...
Très optimiste 0%
Plutôt optimiste 57%
Plutôt pessimiste 40%
Très pessimiste 2%


Quelle orientation des taux d'intérêt prévoyez-vous, dans la zone euro, au cours du trimestre à venir ?
  Courts Longs
Hausse 17% 47%
Baisse 7% 12%
Stabilité 73% 38%
Sans opinion 3% 3%


Toujours pour le trimestre à venir, par rapport au dollar, l'euro devrait-il plutôt s'apprécier, se déprécier or rester stable ?
 
FR
GB
All.
Ben.
Suisse
IT/Esp.
S'apprécier 37% 46% 35% 58% 31% 29%
Se déprécier 20% 27% 22% 22% 45% 25%
Rester stable 43% 22% 40% 20% 24% 43%
Sans opinion - 5% 3% - - 3%


Plus de 70 % des personnes interrogées restent optimistes sur les perspectives économiques. Quant aux taux courts, une grande majorité pense toujours que la BCE ne changera pas de politique dans les mois à venir. Fait nouveau, plus de 50 % des personnes interrogées estiment que les taux longs seront stables au prochain trimestre. Sur la parité euro/dollar, le pronostic d’une faiblesse durable du billet vert n’est plus aussi fortement majoritaire.



Quel type d'investissement vous paraît le plus favorable à l'heure actuelle ?



Actions 76%
Obligations 6%
Marché monétaire 15%
Sans opinion 3%
  A quel type d'actions l'environnement actuel est-il le plus favorable ?



Blue Chips 58%
Petites et
moyennes valeurs
34%
Sans opinion 8%


Quels sont les trois secteurs en Europe au sein des valeurs européennes qui devraient présenter le plus fort potentiel de valorisation à un an ?
Financières 48%
TMT 43%
Energie 39%


Les actions restent le véhicule privilégié des personnes interrogées. L’alternative obligataire n’a guère de sens dans le contexte actuel et la monétaire à peine plus. Les blue chips sont toujours privilégiées, mais à un degré moindre qu’il y a quelques mois. En effet, les récentes performances boursières des petites et moyennes valeurs attirent naturellement les investisseurs. Sur le plan sectoriel, pas de changement, le trio TMT, financières et énergie reste en tête, talonné par les valeurs de santé.



Quels seront les niveaux respectifs du CAC 40, du Dow Jones et du DJ Euro Stoxx dans douze mois ?


Quelles places financières devraient offrir le plus fort potentiel de hausse pour le trimestre à venir ?
   
RAPPEL DECEMBRE
Europe 61% 56%
Allemagne 14% 12%
France 11% 11%
Royaume-Uni 12% 9%
Etats-Unis 18% 19%
Asie 34% 32%
Japon 17% 14%
Pays émergents 17% 14%


Les craintes d’un ralentissement en Chine et les excellentes performances enregistrées par les pays de la zone asiatique depuis plus d’un an ont rendu les professionnels interrogés plus prudents sur cette région. Ils préfèrent dorénavant la zone européenne, loin devant les Etats-Unis, alors que les pays émergents retrouvent de l’attrait. En termes de niveaux d’indices, l’abstention est toujours très importante : la prévision reste un art difficile.


Enquête réalisée par téléphone par TNS Sofres, pour Société Générale Asset Management et La Vie Française,
du 12 au 14 janvier 2005, auprès d'un échantillon de 230 intermédiaires financiers.

France R.-U. Allemagne Suisse Belgique/Pays-Bas Italie/Espagne
40 40 40 30 40 40


Plus d'informations :

Frédéric CHASSAGNE
Département Finance
Tél : 33 (0)1 40 92 45 51
Fax : 33 (0)1 40 92 47 57
nathalie.leaute@tns-sofres.com

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