Plébiscite historique pour les actions


Avec 88 % d’opinions favorables, jamais les actions n’ont connu pareil engouement de la part des investisseurs.

Comme l’observait avec pertinence Charles Dow, « les marchés haussiers escaladent un mur de craintes ». Il était certes facile en début d’année de se faire peur sur de nombreux sujets : risques sur le pétrole, le dollar, la géopolitique... Pourtant, les investisseurs ont bien dû prendre en compte une amélioration de tous ces aspects, notamment sur la situation au Proche-Orient.

Des craintes sont aussi apparues quant à un ralentissement économique mondial : celui-ci interviendrait toutefois après l’annonce du meilleur chiffre depuis trente ans ; et, par ailleurs, sur quinze périodes de ralentissement depuis 1970, douze se sont soldées par... des hausses boursières. D’aucuns nourrissent aussi des doutes sur la réalisation des 10 % de croissance des bénéfices par action promis par le consensus : doutes qui semblent exagérés au vu de l’ampleur des réductions de coûts et des gains de productivité encore à attendre, de la baisse des frais financiers, de la croissance aux Etats-Unis et dans les pays émergents, et des rachats d’actions.

Dans ces conditions, le plébiscite étonnant en faveur des actions (88 % au détriment du cash et des obligations) semble justifié, permettant enfin une diminution de la prime de risque, trop élevée. Même si les marchés pouvaient légitimement souffler après un début d’année meilleur que prévu.

Claude RIVAUD
Gérant actions internationales
SG Asset Management



Sur les perspectives économiques
en Europe, êtes-vous...
Très optimiste 4%
Plutôt optimiste 64%
Plutôt pessimiste 30%
Très pessimiste 1%


Quelle orientation des taux d'intérêt prévoyez-vous, dans la zone euro, au cours du trimestre à venir ?
  Courts Longs
Hausse 17% 37%
Baisse 4% 9%
Stabilité 76% 52%
Sans opinion 3% 2%


Toujours pour le trimestre à venir, par rapport au dollar, l'euro devrait-il plutôt s'apprécier, se déprécier or rester stable ?
 
FR
GB
All.
Ben.
Suisse
IT/Esp.
S'apprécier 34% 31% 47% 44% 29% 33%
Se déprécier 20% 30% 21% 27% 20% 27%
Rester stable 46% 32% 27% 29% 51% 38%
Sans opinion - 7% 5% - - 2%


L’optimisme se renforce encore (73 %) quant aux perspectives économiques : il est vrai que la croissance a été meilleure que prévu récemment en France et que des signes de dégel s’observent dans le climat des affaires en Allemagne. Il en découle logiquement que beaucoup d’investisseurs anticipent désormais une hausse des taux longs ; il y a là un renversementde tendance qui semble significatif. Enfin, la reprise saisonnière du dollar en début d’année fait perdre des partisans à l’euro...



Quel type d'investissement vous paraît le plus favorable à l'heure actuelle ?



Actions 79%
Obligations 5%
Marché monétaire 13%
Sans opinion 3%
  A quel type d'actions l'environnement actuel est-il le plus favorable ?



Blue Chips 59%
Petites et
moyennes valeurs
36%
Sans opinion 5%


Quels sont les trois secteurs en Europe au sein des valeurs européennes qui devraient présenter le plus fort potentiel de valorisation à un an ?
TMT 44%
Financières 43%
Energie 32%


Les actions sont plébiscitées, avec le score jamais atteint de 88 %. Malgré une surperformance fréquente des petites valeurs au premier semestre, les investisseurs continuent à favoriser les blue chips… et se trompent depuis cinq ans. Sur le plan sectoriel, les valeurs financières, il est vrai sous-évaluées, se détachent nettement. On note un regain d’intérêt pour les industrielles – comme souvent en début d’année – et le pétrole, qui devrait rester durablement cher, au détriment des technologiques.



Quels seront les niveaux respectifs du CAC 40, du Dow Jones et du DJ Euro Stoxx dans douze mois ?


Quelles places financières devraient offrir le plus fort potentiel de hausse pour le trimestre à venir ?
   
RAPPEL JANVIER
Europe 58% 61%
Allemagne 15% 14%
France 13% 11%
Royaume-Uni 12% 12%
Etats-Unis 14% 18%
Asie 27% 34%
Japon 13% 17%
Pays émergents 13% 17%


En termes de prévision d’indices, on ne peut pas dire qu’il règne un optimisme excessif, avec un niveau de 4 250 envisagé pour l’indice CAC 40 d’ici un an, soit une hausse de seulement 5,5 %, ce qui est plutôt rassurant. Sur le plan géographique, l’Europe, en retard dans le redressement des résultats des entreprises, dame le pion aux Etats-Unis et à l’Asie. C’est l’Allemagne, où les restructurations et les réformes avancent, qui rallie le plus de suffrages.


Enquête réalisée par téléphone par TNS Sofres, pour Société Générale Asset Management et La Vie Française,
du 16 au 18 février 2005, auprès d'un échantillon de 230 intermédiaires financiers.

France R.-U. Allemagne Suisse Belgique/Pays-Bas Italie/Espagne
40 40 40 30 40 40


Plus d'informations :

Frédéric CHASSAGNE
Département Finance
Tél : 33 (0)1 40 92 45 51
Fax : 33 (0)1 40 92 47 57
nathalie.leaute@tns-sofres.com

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