Les professionnels continuent de privilégier les actions, mais des incertitudes persistent.
La légère diminution de prime de risque a permis aux marchés actions de saluer les excellents résultats des sociétés pour l'exercice 2004 et de continuer de progresser. Mais si le risque géopolitique semble moins fort qu'en 2004, des incertitudes demeurent. Les prix des matières premières - le pétrole surtout - continuent de progresser fortement sous l'effet d'un déséquilibre entre l'offre et la demande. Nombre d'investisseurs redoutent par ailleurs les effets négatifs sur les sociétés européennes d'une poursuite de la baisse du dollar, scénario le plus probable selon notre sondage. L'évolution des taux d'intérêt, surtout celle des taux longs, est aussi au centre des préoccupations, certains redoutant un scénario semblable à celui de 1994. La compétition accrue venant de nouvelles zones géographiques - en particulier de la Chine - et la délocalisation industrielle inquiètent également.
Pour autant, les investisseurs continuent de préférer les actions aux autres supports. Les valorisations restent très attrayantes et sont stimulées par des rendements élevés et d'importants programmes de rachats d'actions.
Après que les comptes 2004 ont illustré la capacité des entreprises à s'adapter aux modifications de leur environnement, les perspectives de progression de résultats en 2005 sont satisfaisantes. Même si les incertitudes demeurent, une nouvelle progression des indices en 2005 semble envisageable.
Eric VOELCKEL
Gérant actions européennes
SG Asset Management
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Sur les perspectives économiques en
Europe, êtes-vous...
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| Très
optimiste |
3% |
| Plutôt
optimiste |
70% |
| Plutôt
pessimiste |
25% |
| Très
pessimiste |
1% |
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Quelle orientation
des taux d'intérêt prévoyez-vous,
dans la zone euro, au cours du trimestre à
venir ?
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Courts |
Longs |
| Hausse |
15% |
50% |
| Baisse |
3% |
8% |
| Stabilité |
81% |
41% |
| Sans opinion |
1% |
1% |
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Toujours pour
le trimestre à venir, par rapport au
dollar, l'euro devrait-il plutôt s'apprécier,
se déprécier or rester stable ?
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FR
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GB
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All.
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Ben.
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Suisse
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IT/Esp. |
| S'apprécier |
48% |
60% |
41% |
54% |
40% |
15% |
| Se déprécier |
16% |
12% |
15% |
11% |
26% |
17% |
| Rester stable |
36% |
22% |
44% |
32% |
34% |
63% |
| Sans opinion |
- |
6% |
- |
3% |
- |
5% |
L'optimisme sur les perspectives économiques en Europe, bien qu'en retrait, reste de mise chez les investisseurs. Notons la forte chute du moral des Français, traduisant sans doute un climat social plus chahuté en février. Si la plupart des professionnels pensent toujours que la BCE ne bougera pas ses taux directeurs au cours du trimestre, une hausse des taux longs semble en revanche devenue leur scénario central, comme en témoignent les tensions sur les marchés obligataires ces dernières semaines.
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