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Achats "au son du canon", en attendant les violons
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Dans un contexte d'extrême volatilité, amplifiée
par les interventions brutales des "hedge funds"
en l'absence de prises de positions tranchées de la
part des investisseurs finaux, les marchés financiers
se sont laissés guider par l'évolution puis
par la résolution du conflit irakien, mettant temporairement
entre parenthèses des publications macro-économiques
demeurant pour le moins contrastées.
Après avoir craint un enlisement du conflit, précipitant
le prix du pétrole à des niveaux très
élevés et encourageant une poursuite de la glissade
du dollar face à l'euro, les bourses mondiales redevenaient
optimistes au fur et à mesure de l'avancée des
chars vers Bagdad, effaçant en quelques séances
les pertes préalablement accumulées, dans un
contexte de moindre aversion au risque.
Cette perspective de victoire anglo-américaine plus
rapide que prévue redonnait de la vigueur au dollar,
précipitait la chute du prix d'un baril artificiellement
gonflé depuis des mois, et venait surtout faire voler
partiellement en éclat l'épouvantail des incertitudes
géopolitiques, véritable "bête noire"
des marchés depuis de nombreux mois.
Mais passée la chute de Bagdad et de son dirigeant
Saddam Hussein, la lecture des fondamentaux de l'économie
reprenait le dessus, avec ses craintes sur l'ampleur d'une
hypothétique reprise et de son "timing".
La phobie de pneumonie "atypique", l'absence de
tout signe de reprise de la demande finale, les messages unanimes
des chefs d'entreprises montrant une absence totale de visibilité
ont fait également ressurgir les vieux démons.
Gardons néanmoins à l'esprit la forte sous-évaluation
des marchés actions qui sont plus que jamais attractifs
par rapport aux placements obligataires ou monétaires.
La publication à venir des résultats des entreprises
américaines du premier trimestre pourraient enfin constituer
le catalyseur tant attendu par les marchés.
Jérôme POIREL
Gérant d'actions européennes
SG Asset Management
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Sur les perspectives économiques en
Europe, êtes-vous...
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| Très
optimiste |
1% |
| Plutôt
optimiste |
23% |
| Plutôt
pessimiste |
71% |
| Très
pessimiste |
5% |
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Quelle orientation
des taux d'intérêt prévoyez-vous,
dans la zone euro, au cours du trimestre à
venir ?
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Courts |
Longs |
| Hausse |
3% |
27% |
| Baisse |
64% |
27% |
| Stabilité |
32% |
45% |
| Sans
opinion |
1% |
1% |
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Toujours pour
le trimestre à venir, par rapport au
dollar, l'euro devrait-il plutôt s'apprécier,
se déprécier or rester stable ?
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FR
|
GB
|
All.
|
Ben.
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Suisse
|
IT/Esp. |
| S'apprécier |
40% |
42% |
42% |
44% |
38% |
35% |
| Se déprécier |
30% |
38% |
20% |
22% |
27% |
27% |
| Rester
stable |
30% |
20% |
38% |
34% |
32% |
38% |
| Ne se
prononce pas |
- |
- |
- |
- |
3% |
- |
Le pourcentage de pessimistes reste largement
dominant. Néanmoins, la résolution
rapide du conflit armé en Irak permet de
faire progresser légèrement le taux
d'optimisme de 2 points à 26%. Soulignons
l'explosion de ce taux au Royaume-Unis (+ 14 points),
grand vainqueur de la guerre auprès des
Etats-Unis, alors que l'Allemagne et le Benelux
continuent de pâtir de leurs sombres perspectives
économiques. Moins de la moitié
des investisseurs attendent dorénavant
une baisse des taux court terme, alors que les
anticipations liées à une remontée
des taux à long terme explosent (+ 17 points),
traduisant le regain de confiance des intervenants
sur un éventuel redémarrage de l'économie.
Enfin, les chiffres montrent une forte remontée
des anticipations de dépréciation
de l'euro face au dollar, après la victoire
militaire américaine.
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Quel
type d'investissement vous paraît le
plus favorable à l'heure actuelle ?
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| Actions |
33% |
| Obligations |
23% |
| Marché
monétaire |
40% |
| Sans
opinion |
4% |
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A quel
type d'actions l'environnement actuel est-il
le plus favorable ?
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| Blue
Chips |
70% |
Petites
et
moyennes valeurs |
26% |
| Sans
opinion |
4% |
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Quels sont les trois
secteurs en Europe au sein des valeurs européennes,
qui devraient présenter le plus fort potentiel
de valorisation à un an ?
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| Financières |
47% |
| TMT |
55% |
| Santé |
41% |
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Pour
la première fois depuis décembre 2002,
les intentions d'investissements en actions connaissent
une forte hausse (+13 points) au détriment
des placements obligataires et monétaires. Dans
ce contexte, les investisseurs continuent à privilégier
les " blue chips ", toujours sur les secteurs
des TMT ainsi que des financières, alors que
les anticipations d'investissements sur les valeurs
pétrolières s'effondrent (- 15 points)
en raison de la chute du prix du pétrole, et
que le secteur BTP/matériaux de construction
pâti de son caractère défensif et
de sa forte sur-performance passée (- 7 points).
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Quels seront les niveaux respectifs du CAC 40, du
Dow Jones et du DJ Euro Stoxx dans douze mois ?
Quelles places financières devraient
offrir le plus fort potentiel de hausse pour le
trimestre à venir ?
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Rappel
Mars
|
| Europe |
60% |
60% |
| Allemagne |
12% |
12% |
| France |
16% |
13% |
| Royaume-Uni |
15% |
15% |
| Etats-Unis |
39% |
29% |
| Asie |
13% |
21% |
| Japon |
5% |
7% |
| Pays émergents |
8% |
9% |
La baisse de l'aversion au risque
se traduit par des objectifs de progression des indices
boursiers plus élevés que le mois précédent
sur le CAC 40, le Dow Jones ou le DJ Euro Stoxx.
En revanche, en terme géographique, les Etats-Unis
profitent largement de leur victoire en Irak et gagnent
10 points, l'Europe reste stable, alors que l'Asie s'effondre
(- 8 points) en raison des craintes liées à
la progression du virus de pneumonie "atypique".
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Enquête réalisée par téléphone par la SOFRES,
pour Société Générale Asset Management et La Vie Française,
du 9 au 11 avril 2003, auprès d'un échantillon de 230 intermédiaires
financiers.
| France |
R.-U. |
Allemagne |
Suisse |
Belgique/Pays-Bas |
Italie/Espagne |
| 40 |
40 |
40 |
30 |
40 |
40 |
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Les précédents Eurobaromètres
Enquêtes réalisées mensuellement
pour La Vie Françaiseet Société Générale Asset Management.
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