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Après avoir atteint des sommets annuels en mars,
les marchés européens ont brutalement reculé au mois d'avril. La
crainte des investisseurs est que l'envolée du coût des matières premières, notamment celui du pétrole,
ne finisse par entamer le pouvoir d'achat des consommateurs et les marges des entreprises.
Des déceptions sur les comptes trimestriels
d'IBM et Sun Microsystems ont alors enclenché la correction des marchés. Il
reste néanmoins qu'au gré des publications des comptes des entreprises, cette tendance a été
contrebalancée par des résultats meilleurs que prévu de poids
lourds des secteurs technologiques tels qu'Intel, Nokia, SAP... Finalement, au premier
trimestre, les résultats des sociétés sont plutôt de
bonne facture, notamment grâce aux marchés émergents qui compensent
pour les multinationales, l'érosion des profits en Europe et aux Etats-Unis.
Malgré le pessimisme de certains, nous gardons donc un biais positif sur
les marchés d'actions. La bonne tenue des bénéfices, la baisse attendue du prix des matières
premières, ainsi que des fusions-acquisitions comme celle de Pernod sur
Allied Domecq devraient continuer de dynamiser les indices européens. Nous
établissons un scénario de hausse modéré des marchés européens
de l'ordre de 10 % cette année
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Nicolas MULLER
Gérant actions européennes
SG Asset Management |
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