Les professionnels moins enthousiastes


Le rebond survenu sur les actions il y a un peu plus d'un an perd de sa vigueur et, depuis le début de l'année, ce sont les secteurs défensifs comme la pharmacie qui ont permis aux indices de ne pas sombrer. Pourtant, les résultats des sociétés sont au-dessus des attentes et, du point de vue macroéconomique, l'emploi est en nette amélioration. Aujourd'hui, les investisseurs ne voient au travers de cette bonne nouvelle que ses probables conséquences sur les taux de la FED et sur les rendements obligataires.
Cela étant, la remontée des taux courts répondra plutôt à une logique de normalisation qu'à la volonté d'éviter une surchauffe de l'économie. Elle ne constituera pas une bonne raison pour vendre les actions. C'est d'ailleurs ce que traduit notre sondage, puisque, malgré un optimisme plus modéré, les investisseurs continuent à privilégier les actions au sein de leur portefeuille. D'autres risques pèsent toutefois sur les marchés. Tout d'abord la Chine, dont l'éventuel ralentissement pourrait affecter sensiblement l'économie mondiale, et ensuite, bien sûr, la situation géopolitique.
Dans ce contexte, il faut s'attendre à moins d'enthousiasme sur les marchés actions, pas forcément baissiers mais progressant plus modérément sur des valeurs et des secteurs moins sensibles au contexte international.

Michel MENIGOZ
Gérante Actions Internationales
SG Asset Management



Sur les perspectives économiques
en Europe, êtes-vous...
Très optimiste 1%
Plutôt optimiste 69%
Plutôt pessimiste 29%
Très pessimiste 1%


Quelle orientation des taux d'intérêt prévoyez-vous, dans la zone euro, au cours du trimestre à venir ?
  Courts Longs
Hausse 26% 59%
Baisse 10% 3%
Stabilité 62% 37%
Sans opinion 2% 1%


Toujours pour le trimestre à venir, par rapport au dollar, l'euro devrait-il plutôt s'apprécier, se déprécier or rester stable ?
 
FR
GB
All.
Ben.
Suisse
IT/Esp.
S'apprécier 27% 35% 62% 45% 35% 16%
Se déprécier 25% 36% 20% 13% 26% 30%
Rester stable 48% 29% 16% 38% 36% 54%
Ne se prononce pas - - 1% 4% 3% -


Si parmi les personnes interrogées, deux sur trois restent optimistes, la tendance apparue en début d'année se confirme puisque la proportion de pessimistes a doublé en deux mois. Les taux longs constituent une préoccupation évidente ; les deux tiers de l'échantillon s'attendent à une poursuite de la hausse pour le trimestre à venir.
Sur la parité euro-dollar, il ne ressort pas d'anticipation très forte puisqu'il y a un équilibre presque parfait sur la tendance de la monnaie unique vis-à-vis du billet vert.



Quel type d'investissement vous paraît le plus favorable à l'heure actuelle ?



Actions 76%
Obligations 5%
Marché monétaire 18%
Sans opinion 1%
  A quel type d'actions l'environnement actuel est-il le plus favorable ?



Blue Chips 65%
Petites et
moyennes valeurs
31%
Sans opinion 4%


Quels sont les trois secteurs en Europe au sein des valeurs européennes, qui devraient présenter le plus fort potentiel de valorisation à un an ?
TMT 55%
Energie 54%
Financières 42%



Plus des trois quarts des personnes interrogées préfèrent les actions aux obligations. Ce positionnement paraît naturel dans la mesure où les craintes actuelles se portent davantage sur les taux que sur les bénéfices des sociétés, qui ont été au premier trimestre supérieurs aux attentes.
Quant à la rotation en faveur des secteurs défensifs (santé, consommation non durable), elle se poursuit au détriment des secteurs dits "sensibles aux taux (finance, utilities).



Quels seront les niveaux respectifs du CAC 40, du Dow Jones et du DJ Euro Stoxx dans douze mois ?


Quelles places financières devraient offrir le plus fort potentiel de hausse pour le trimestre à venir ?
   
Rappel Avril
Europe 52% 48%
Allemagne 14% 15%
France 7% 6%
Royaume-Uni 14% 13%
Etats-Unis 22% 23%
Asie 48% 57%
Japon 34% 41%
Pays émergents 13% 9%


Les craintes d'un ralentissement en Chine et les excellentes performances enregistrées par les pays asiatiques ont rendu les persones interrogées plus prudents à l'égard de cette région.
Elles préfèrent dorénavant la zone européenne, loin devant les Etats-Unis et les pays émergents. Une valorisation plus attrayante et un potentiel plus faible de remontée des taux peuvent expliquer cette préférence.

Enquête réalisée par téléphone par TNS Sofres, pour Société Générale Asset Management et La Vie Française,
du 5 au 7 mai 2004, auprès d'un échantillon de 230 intermédiaires financiers.

France R.-U. Allemagne Suisse Belgique/Pays-Bas Italie/Espagne
40 40 40 30 40 40


Plus d'informations :

Frédéric CHASSAGNE
Département Finance
Tél : 33 (0)1 40 92 45 51
Fax : 33 (0)1 40 92 47 57
nathalie.leaute@tns-sofres.com

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Enquêtes réalisées mensuellement pour La Vie Françaiseet Société Générale Asset Management.



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