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La plupart des professionnels interrogés
dans notre enquête mensuelle se déclare pessimistes quant aux
perspectives économiques en Europe. De fait, l'Italie est entrée
officiellement en récession et les prévisions de croissance pour
l'ensemble de la zone euro sont revues à la baisse par les
économistes. Pourtant, rares sont ceux qui attendent un assouplissement
de la politique monétaire de la BCE. De même qu'ils ne tablent pas sur une poursuite de la détente des taux d'intérêt à long terme, historiquement à leur
plus bas niveaux.
Dans ces conditions, les actions européennes apparaissent donc toujours
comme les actifs à privilégier. Les arguments en leur faveur n'ont pas changé
: faible valorisation, dynamique des bénéfices, certes en ralentissement,
mais toujours solide, redistribution de cash aux actionnaires et, depuis le début
de l'année, forte reprise des opérations de fusion-acquisition.
En outre, ces éléments constitueraient un solide soutien contre la
baisse si jamais les marchés entraient dans une zone de turbulences. Une victoire du Non à la ratification du traité constitutionnel
européen en France le 29 mai pourrait entraîner l'Europe politique dans
une période d'incertitude qui ne laisserait les marchés financiers
indifférents.
Laurence HÉNAFF
Gérante actions européennes
SG Asset Management |
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