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En cette année 2005, rien ne semble pouvoir
entamer la progression des marchés européens,
qui ont maintenant retrouvé leurs niveaux de mai
2002. Nous avons pourtant vécu successivement le
non de différents pays à une proposition de
constitution européenne, les attentats londoniens
et tout récemment le dévastateur ouragan Katrina.
Dans le même temps, le pétrole a touché
un plus haut à 69$/bl (référence Brent,
70,5$/bl pour le WTI).
Cependant, il est encore trop tôt pour appréhender
l'impact de l'ouragan Katrina sur le moral des consommateurs
américains et, par ricochet, sur la croissance américaine.
A cet égard, l'indice de confiance du Michigan publié
le 16/09 n'est pas encourageant puisqu'il marque une chute
de 12 points sur un mois à 76,9, niveau significativement
inférieur aux attentes.
Parmi les éléments de soutien, le marché
s'attend à une pause, ou tout du moins à un
ralentissement, de la hausse des taux de la Fed. Par ailleurs,
les dépenses publiques américaines devraient
progresser fortement, et sans hausse de la fiscalité,
tirées par l'effort de reconstruction, et ainsi soutenir
la croissance économique. Enfin les prix pétrole
sont en recul de -13% sur les plus hauts récents.
Il n'en reste pas moins que l'once d'or a franchi la résistance
importante des 456$/Oz, son plus haut niveau depuis l'été
1988. Même si les fondamentaux de l'or s'améliorent
(production minière en baisse, hausse de la demande
de bijouterie), le niveau atteint reflète d'avantage
les craintes des investisseurs d'une résurgence de
l'inflation et d'un ralentissement économique.
Malgré l'optimisme des sondés, une phase de
stabilisation, voire de correction, est néanmoins
envisageable à court terme dans l'attente de signaux
clairs en provenance des Etats-Unis.
Emmanuel Painchault
Gérant actions internationales
Matières Premières
SG Asset Management
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