Le 14 janvier 2008 - La 6e vague de notre baromètre de la grande consommation réalisé pour LSA en partenariat avec Ineum Consulting auprès de 591 consommateurs responsables des achats du foyer analyse l'opinion des Français à l'égard de la conjoncture économique et de leur pouvoir d'achat, ainsi que leur point de vue sur les défis de la grande distribution.
Une situation économique française jugée inquiétante,
avec des perspectives incertaines
Sur la situation économique française, nos compatriotes portent un jugement pessimiste. Même si 27% des personnes interrogées envisagent une amélioration de la situation économique sur notre territoire (pour 21% en 2006), ils sont 67% à en évoquer une stagnation, voire une récession.
L'année 2008 ne s'annonce pas sous de meilleures augures et les perspectives d'amélioration restent incertaines. Seuls 9% des sondés envisagent, en effet, une amélioration possible d'ici 1 an, tandis que 40% ne se prononcent pas sur le sujet.
Au niveau européen, le constat semble être plus positif puisque 45% des consommateurs français parlent de croissance économique possible.
Un sentiment général de baisse de pouvoir d'achat
71% des consommateurs interrogés pensent que leur pouvoir d'achat a baissé en 2007, pour 59% en 2006. 54% prévoient une diminution en 2008. Un pouvoir d'achat amputé par deux catégories de dépenses principales : pour 94% des interviewés, les prix alimentaires et les dépenses courantes (en matière de logement : loyer & gaz, ainsi que pour le poste essence & transport) ont tendance à augmenter (+5 points par rapport à 2006). Cette perception se fonde sur une large médiatisation de l'augmentation des prix des matières premières.
En 2008, 66% des consommateurs anticipent une hausse des dépenses courantes (loyer, eau, gaz, essence et transport) et 58% des dépenses alimentaires.
La bataille dans la grande distribution ne convainc pas, et les consommateurs semblent partagés sur un changement de leurs modes de consommation
Tous les consommateurs s'accordent à dire que les prix ont augmenté dans la grande distribution (81%) et 73% pensent qu'ils vont également augmenter en 2008.
Malgré cette hausse ressentie des prix, les consommateurs français semblent partagés sur une modification de leurs modes de consommation. 48% d'entre eux pensent ne rien modifier à leurs habitudes, tandis que 41% souhaitent se réorienter sur de nouveaux produits et 9% réduire leur consommation.
Des consommateurs également partagés sur la concurrence entre les enseignes. 43% d'entre eux estiment que la bataille des prix n'a pas eu lieu (pour 32% en 2006), contre 45% qui pensent le contraire. La hausse des prix des matières premières, fortement médiatisée, a contribué à la dégradation de l'image des grands fournisseurs alimentaires.
En matière d'incitation à l'achat, les méthodes traditionnelles perdurent…
Afin d'inciter à l'achat, les méthodes de fidélisation traditionnelles se révèlent toujours les plus efficaces. La promotion en magasin, un critère incitatif pour 70% des consommateurs, devance les produits premiers prix (54% des citations) et les cartes de fidélité/tickets enseignes et les coupons de réduction.
Les prospectus et la publicité TV demeurent les médias plébiscités par les consommateurs.
… et certaines thématiques émergent en termes d'influence :
santé publique et écologie
Certaines tendances émergent. C'est le cas notamment des problèmes de santé publique (obésité) et phénomènes climatiques (écologie), pour lesquels 66% des consommateurs se déclarent être influencés dans leur acte d'achat. Les préoccupations éthiques (commerce équitable) influencent également 60% des consommateurs.