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La valeur du
prix
Le 29 septembre
2004 - Notre étude
exclusive publiée à l'occasion du Top
Com Consumer qui se déroulera du 4 au 7 octobre
prochain montre qu'aujourd'hui, les Français sont
préoccupés par la hausse des prix. Plusieurs
phénomènes participent, entre autres, à
cette perception croissante : le passage à l'Euro,
un battage médiatique actuel autour de la baisse
du prix et enfin une difficulté croissante des marques
à justifier d'un différentiel de prix auprès
des consommateurs.
Le passage
à l'Euro : premier coupable du sentiment de
la hausse des prix
Premier responsable
de la hausse des prix, selon les Français :
le passage à l'Euro, qui a contribué à
perturber les esprits et a fait perdre les repères
des consommateurs : trois Français sur quatre
considèrent que " depuis ce passage, les
prix sont effectivement plus difficiles à comparer ".
Un système
de référence bousculé
Le système
de référence " prix "
des consommateurs a évolué : dans un
premier temps, 64% des interviewés constatent que
" les produits de grande marque sont de plus en
plus chers, sans que ces hausses ne soient justifiées ".
Ils en font supporter la responsabilité aux fabricants
(70%) et, surtout, aux distributeurs (89%). Dans un deuxième
temps, les Français ont modifié leur comportement
de comparaison des prix : aujourd'hui seuls 36% des
acheteurs comparent le prix des marques aux prix des autres
" grandes marques " du marché.
33% d'entre eux se réfèrent aux marques de
distributeurs, 14% aux " 1ers prix "
et enfin 10% aux prix du produit vendu en Hard Discount.
Ces chiffres sont valables quel que soit l'âge ou
le niveau socio-économique des répondants.
Comment maintenir
la relation de confiance prix/marque ?
Dans un tel
environnement, seuls 22% des consommateurs se déclarent
fidèles aux " grandes marques " ;
contre 55% qui déclarent acheter dès que possible
des marques " 1er prix "
ou " de magasin " et 21% qui achètent
de plus en plus de produits en Hard Discount.
Petite note
d'optimisme : il y a autant de Français (37%)
prêts à acheter une marque plus chère
-car elle aura su améliorer son produit- que de Français
prêts à choisir un produit moins cher (38%).
Aujourd'hui,
si l'innovation apparaît comme un facteur clef du
développement des marques, elle doit se traduire
concrètement par une annonce claire et précise
du " bénéfice " apporté
au consommateur pour justifier à ses yeux un
différentiel de prix ; à défaut,
le consommateur fuira vers des marques offrant un meilleur
rapport qualité/prix. La notion de " valeur "
doit plus que jamais être au cour des préoccupations
des marques.
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