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Baromètre de la générosité
2003
Le 5 janvier
2004 - Notre étude réalisée pour
la Fondation de France en France, en Allemagne
et au Royaume-Uni permet de dresser le panorama de la générosité
en 2003. Fréquence et typologie des dons, profil des
donateurs, influence des événements extérieurs,
tels sont les principaux points abordés au cours de
cette étude.
Une propension
au don très forte au Royaume-Uni
Le diagnostic
de la générosité réalisé
en France, en Allemagne et au Royaume-Uni met en évidence
une propension au don très forte des Britanniques et
très supérieure à celle des Allemands
ou des Français.
Ainsi, on relève au Royaume-Uni
67% de donateurs réguliers, dont 55% de donateurs fréquents ;
51% de donateurs réguliers dont 31% de fréquents en Allemagne ;
47% de donateurs réguliers, dont 25% de fréquents en France.
En France, 2003
semble marquer la fin du recul du nombre de donateurs réguliers
avec un léger frémissement du nombre de donateurs
fréquents par rapport à 2002.
* Donateurs
réguliers : déclarant donner au moins une fois
par an. Les donateurs réguliers incluent les donateurs
fréquents : déclarant donner plusieurs fois
par an.
Profil similaire
des donateurs réguliers
Dans les 3 pays,
les profils des donateurs réguliers sont assez similaires. - Ce sont plutôt
des femmes - Leur nombre croît
avec l'âge (25-30 ans est un âge charnière
au-delà duquel le nombre de donateurs augmente instantanément,
puis de façon plus régulière jusqu'à
60 ans et plus) - Leur nombre croît
avec l'élévation du statut professionnel
En France et
en Allemagne (non posée au Royaume-Uni), le nombre
de donateurs augmente avec : - le niveau d'éducation - le niveau de revenus.
La propension
à donner varie dans les 3 pays selon le lieu de résidence
et la taille d'agglomération. - En France, les donateurs
réguliers sont plus nombreux dans les petites villes
(2000 à - 20.000 habitants) et en agglomération
parisienne. - En Allemagne, ils sont
plus nombreux parmi les résidants des villes de taille
moyenne (20.000 à 100.000 habitants). - Au Royaume-Uni, c'est
dans les zones rurales que l'on trouve le plus de donateurs
réguliers.
Le don en argent
privilégié par les donateurs réguliers
Sur les types
de dons, de nouveau, on retrouve des similarités et
des différences entre les trois pays : - Dans tous les pays, les
donateurs réguliers privilégient les dons en
argent à hauteur de 30 à 52% au Royaume-Uni. - En France, dans des proportions
similaires, les donateurs effectuent des dons de la main à
la main, des chèques ou virements, des dépenses
dont une partie sert à financer une cause.
- En Allemagne
et au Royaume-Uni, les donateurs privilégient très
nettement les dons de la main à la main. Au contraire
des Français, ils ne sont pas réfractaires au
prélèvement automatique.
Dans les trois
pays, les donateurs effectuent des dons en nature à
hauteur de 26% à 34% qui sont majoritairement des dons
de vêtements.
Les Français,
de façon spécifique, font aussi des dons de
nourriture (12%).
Peu d'impact
des événements extérieurs sur la générosité
des Français
L'incidence des
événements sur la générosité
des Français est très marginale : - Pour 3/4 des interviewés,
les tensions internationales n'ont pas eu d'influence (et
ce malgré la crise irakienne qui se déroulait
pendant la réalisation de cette étude). - Pour 2/3 des interviewés,
la conjoncture économique n'a pas eu d'incidence. - L'euro n'a en rien bouleversé
les comportements (l'apprentissage de l'euro n'a pas eu d'influence
pour 80% des personnes interrogées).
L'image des associations
et des fondations semble avoir davantage d'impact. Mais cela
reste un phénomène relativement marginal : - Pour plus de la moitié
des interviewés, leur opinion sur les associations
et fondations n'a pas d'incidence. - Pour 2/3 des Français,
la sollicitation intense n'influe pas sur leurs comportements.
La relation au
don des individus influe beaucoup sur leur mobilisation lors
d'événements exceptionnels. Les événements
exceptionnels ont plus d'impact sur les donateurs que sur
les non-donateurs
On note toutefois
une exception : les tensions internationales, qui ne
stimulent pas plus la générosité des
donateurs que celle des non-donateurs.
Fiche
technique
France
: étude réalisée du 15 au 20 mai 2003.
Echantillon de 2011 personnes représentatives de la
population française 15 ans et plus. Méthode
des quotas.
Allemagne : étude réalisée du 9 au 27
mai auprès de 2002 personnes représentatives
de la population allemande 14 ans et plus. Métode des
quotas.
Royaume-Uni : étude réalisée du 23 au
27 mai 2003 auprès de 2118 personnes représentatives
de la population britannique 16 ans et plus. Méthode
des quotas.
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