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L'état d'esprit des étudiants
des grandes écoles 2003
Le 8 juillet 2003
- Depuis 1986, le Département Communication,
Corporate & Management de TNS Sofres conduit auprès
des élèves de Grandes Ecoles de commerce et
d'ingénieurs une étude sur le type de carrière
qu'ils envisagent, leurs attentes à l'égard
des entreprises en général, l'attractivité,
l'image (employeur et institutionnelle) et la communication
recrutement des entreprises souscrivant à l'étude.
Le retour de
l'inquiétude, constat majeur de 2002, se transforme
en véritable crise
Trouver un emploi
est redevenu presque aussi difficile qu'en 1993. Le pourcentage
d'étudiants qui pensent que trouver un premier emploi
va être "facile" s'effondre de 66% en 2002 à
38% cette année, (-28 points). Ce résultat est
à peine supérieur à celui de 1993 (32%).
En deux ans, la chute est particulièrement impressionnante
: - 46 points.
Les étudiants
sont également plus nombreux à déclarer
être prêts à prendre le premier emploi
qui se présente (26%), pour 14% seulement il y a encore
2 ans.
L'effet de
cette crise semble particulièrement net chez les ingénieurs
La confiance
des ingénieurs dans leur facilité à trouver
un premier emploi s'établit, pour la première
fois depuis 1993, au même niveau que pour les commerciaux
alors qu'ils avaient jusqu'à présent toujours
été plus confiant (avec jusqu'à 18 points
d'avance, en 1998)
Consolidation
du repli vers les secteurs d'activité traditionnels
En 2001 et 2002,
notre étude avait mesuré l'effondrement de l'attractivité
des secteurs hi-tech (informatique, télécoms,
l'Internet) qui s'était traduit en 2002 par une progression
sensible des secteurs plus traditionnels (automobile, luxe,
aviation, finance, énergie, agro-alimentaire, chimie).
En 2003, l'attractivité
des secteurs d'activité reste très stable, signe
que ce bouleversement est à présent bien terminé.
On observe même un début de regain d'intérêt
pour l'informatique (ainsi que pour les nouvelles technologies
et l'innovation) de la part des ingénieurs.
Des évolutions
sensibles sont néanmoins notées surl'attractivité
desentreprises : la grande conso est en net repli,
en particulier chez les ingénieurs (Nestlé,
L'Oréal et Danone sortent du top qu'ils avaient intégré
l'année passée). L'automobile confirme sa très
grande attractivité, qui progresse encore sensiblement.Le secteur des mobiles connaît également
de belles progressions (Siemens, Sagem, Bouygues Télécom)
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