Palmarès 2008
des Grandes écoles
de commerce et d'Ingénieurs
Le 11 juillet 2008 - Pour la vingt-deuxième année consécutive, TNS Sofres a interrogé les étudiants des Grandes Ecoles de Commerce et d’Ingénieurs pour connaître leurs attentes à l’égard de l’entreprise et l’attractivité de leurs futurs employeurs. Cette étude concerne 21 écoles de commerce et 30 écoles d’ingénieurs.
Les secteurs « bancaire », « énergie », « grande consommation »
et « luxe » sur le podium
L’attractivité spontanée du secteur bancaire reste confirmée. BNP Paribas (1er chez les commerciaux avec 13% de citations et 2e chez les ingénieurs à 12%) et la Société Générale (5e en école de commerce et 3e en école d’ingénieur) restent parmi les sociétés les plus attractives. La banque de la Défense semble ne pas souffrir de l’affaire Kerviel en termes d’attractivité.
Pour les commerciaux, l’attractivité spontanée des entreprises agro-alimentaire et de luxe est également élevée (Danone premier ex-aequo avec 13% ; L’Oréal et LVMH respectivement 3e et 4e avec 12% et 10%).
Pour les ingénieurs, le secteur de l’énergie a également le vent en poupe, notamment EDF qui se classe en 1ère position avec 16% des réponses citées. Le secteur bancaire est également dans le peloton de tête, avec BNP Paribas à la 2e place avec 12% des réponses citées et la Société Générale 3e avec 10%.
En termes d’attractivité assistée, Apple bénéficie pleinement de l’effet I-Phone (1er chez les commerciaux avec 88% et 3e chez les ingénieurs avec 62%).
Plus spécifiquement :
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Les commerciaux privilégient la grande consommation avec Danone, 2e (80%) et Nestlé (4e ex-aequo (76%). Canal + et Air France apparaissent également parmi les 5 premiers.
- les ingénieurs, EDF apparaît à nouveau en 1ère position (67%), puis Air France (2e avec 66%) et Apple (3e rang avec 62%).
Quelles marques progressent le plus aux yeux des commerciaux et ingénieurs ?
Chez les commerciaux, les plus fortes progressions en assisté concernent les grands groupes agro-alimentaires (+ 9 points en assisté pour Procter & Gamble et Unilever, +6 points pour Nestlé) mais aussi des sociétés de conseil et d’audit (Ernst & Young, +9, et le BCG, +5). Apple connaît également une belle progression (+6 points), sans impact sur son classement puisqu’il était déjà 1er l’année passée. Dans le classement spontané, les plus fortes progressions se concentrent sur la grande consommation, qui confirme ainsi son regain d’attractivité, avec les progressions de L’Oréal (+6 points) et de Nestlé (+4 points).
Les ingénieurs sont historiquement plus sévères dans l’attribution de notes aux entreprises. Ce phénomène est encore plus net cette année avec un recul généralisé de l’attractivité des entreprises : certains de leur valeur sur le marché, ils deviennent de plus en plus exigeants ce qui se traduit par des notes d’attractivité plus faibles.
Dans ce contexte, EDF semble tirer son épingle du jeu avec une forte progression en spontané, (+9 points) suivi d’assez loin par le CNRS / la recherche publique (+4 points). En assisté, seuls Apple et Areva (+3 points respectivement) connaissent une progression sensible.
A la recherche du premier emploi :
l’optimisme à un niveau historique chez les ingénieurs
Les ingénieurs, dont 84% déclarent que trouver leur 1er emploi sera « facile », se situent à quelques points du plus haut niveau historique (2001). Cet optimisme, en progression quasi-linéaire depuis 5 ans, a encore gagné 9 points par rapport à 2007.
Ils accroissent ainsi encore le décalage par rapport aux commerciaux, ces derniers ne progressant sur ce critère que de 4 points cette année pour atteindre 63% seulement, un niveau inférieur à ce que génère normalement un marché de l’emploi très dynamique. Leur plus grande sensibilité à l’actualité économique (crise des subprimes, craintes de crise mondiale) peut les conduire à être plus prudents sur l’avenir.
« Travailler plus pour gagner plus » : effet de saturation ?
En matière d’équilibre vie professionnelle et vie privée, nous observons un reflux sensible de « travailler plus pour gagner plus », et ce dans les deux populations.
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Ainsi, les ingénieurs sont de nouveau aussi nombreux à souhaiter gagner moins en ayant plus de temps pour eux qu’à vouloir gagner confortablement leur vie en travaillant beaucoup. Depuis 2 ans, le discours sur « travailler plus pour gagner plus » qui avait progressivement gagné du terrain chez les ingénieurs depuis le début des années 2000, apparaît en perte de vitesse.
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Chez les commerciaux, l’écart entre ces 2 choix de vie se réduit mais reste cependant important. Ils sont plus nombreux qu’en 2007 à vouloir gagner moins en travaillant moins (+6 pts). Toutefois, l’option « gagner confortablement sa vie mais en travaillant beaucoup » reste largement majoritaire (61%), soit un niveau nettement plus élevé que pour les ingénieurs (45%)
* une liste d’entreprise est présentée aux personnes interrogées.