Le jugement des Français
et des autres peuples
sur la réputation de leur pays

Le 18 février 2005 - Le groupe TNS vient de réaliser  une étude exceptionnelle, auprès de 36 000 personnes et à travers 40 pays, pour évaluer la réputation de chaque pays auprès de sa population. Cette étude, « global Corporate Reputation 2005 » a été conduite en s'appuyant sur une méthode exclusive de mesure de la réputation, développée par le groupe TNS, et qui combine en un indice unique des critères rationnels et émotionnels. La réputation de chaque pays a été évaluée sur 7 domaines : attractivité économique du pays, partis politiques, santé, banque, grande distribution, opérateurs télécoms, services postaux. Les principaux résultats de l'étude ont été présentés à l'occasion du Top Com Corporate du 10 février 2005. Premier enseignement de cette étude, et non des moindres : la France obtient des résultats tout juste passables, se situant au mieux au 7e rang (système de santé) et au pire au 36e sur 40 (attractivité économique).


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En France s'observent des résultats contrastés, ceux d'un pays garantissant un certain confort de vie, mais doutant profondément de ses atouts

Le système de santé - exception notable - bénéficie en France d'une très bonne réputation. En France, il est acquis de longue date que le système de santé offre une bonne couverture grâce à la prise en charge par la Sécurité sociale de la majeure partie des dépenses de santé. L'opinion publique en est parfaitement consciente et ses jugements situent la France au 7e rang international. L'indice de réputation obtenu par les services de santé français s'élève ainsi à 45, bien au-dessus de la moyenne internationale qui se situe à 22.

Mais les Français ne croient pas en la capacité de la France à attirer des entreprises étrangères sur son territoire. Cette étude révèle que le grand public se montre très réservé à l'égard de l'attractivité de la France auprès des entreprises étrangères (indice de réputation de 5, contre 34 en moyenne des 40 pays). Les médias relaient régulièrement les handicaps de la France à attirer des investisseurs étrangers, notamment pour des questions fiscales et de législation sociale. Les Français accusent donc réception de ces messages, dans un contexte troublé par la multiplication des délocalisations.

Les autres secteurs ou entreprises bénéficient d'indices de réputation proches de la moyenne. Les Français considèrent leurs banques et leurs supermarchés comme des entreprises performantes. Leurs scores de réputation sont respectivement de 52 et 56, et s'établissent un peu au dessus des moyennes internationales. 

Les services liés à d'anciens ou actuels monopoles publics (téléphone, courrier) vivent quant à eux une période de transition et d'ajustement de leur image, et enregistrent des scores de réputation moyens (indices de réputation de 37 et 38), légèrement en dessous des moyennes internationales.

Enfin, les partis politiques, avec un indice de -17, constituent l'institution la moins bien jugée par les Français, et leur réputation est plus mauvaise encore que la moyenne internationale (-10), situant ainsi la France au 19e rang sur 40.

A l'international : partis politiques en queue. banques et grande distribution en tête

Ce sont les partis politiques qui souffrent, à l'international, de la plus mauvaise réputation, avec un indice moyen de -10.L'opinion publique est particulièrement critique vis-à-vis des partis politiques au Japon, en Pologne et en Slovaquie. L'incapacité à résoudre les problèmes économiques urgents ou les scandales politiques semblent être les principaux facteurs pouvant expliquer ces mauvais scores. 

A l'inverse, ce sont les supermarchés qui obtiennent les meilleurs résultats (indice de 53 en moyenne dans les 40 pays) ; les premiers rangs étant occupés par l'Afrique du sud (1er, indice 75), et les USA et l'Irlande (74, 2e à égalité).

En ce qui concerne l'attractivité économique des pays, s'observent de considérables contrastes d'un pays à l'autre. La plupart des européens placent leur propre pays à un niveau très bas par rapport aux Etats-Unis et à l'Asie Pacifique (à l'exception du Japon). Ceci s'illustre notamment par la présence de certains pays de la « vieille Europe » tels que l'Allemagne, la France ou l'Italie en queue de classement (21e, 35e et 37e rangs respectifs).

Les services de santé ont plutôt mauvaise réputation dans la plupart des pays. Ce sont principalement les pays de l'ancienne Europe de l'Est qui tirent la moyenne vers le bas (Pologne, Slovaquie, Roumanie). 

Quant aux banques (2ème rang sur les 7 domaines testés) et aux secteurs télécoms et postaux, les niveaux de qualité et de services fluctuent de manière importante selon les pays mais leur réputation s'établit, globalement, à des niveaux très satisfaisants.

Enfin, du point de vue géographique, cette étude révèle la forte confiance en eux-mêmes des Américains, mais aussi des Danois, dans l'ensemble des domaines. En revanche, les Japonais se montrent particulièrement critiques à l'égard de leur pays, attitude certainement renforcée par les récents scandales et la crise économique de cette dernière décennie.




Plus d'informations :

Bénédicte BERNAUX
Département Corporate & Management
Tél : 33 (0)1 40 92 46 47
benedicte.bernaux@tns-sofres.com


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