Palmarès 2007 des Grandes écoles
de commerce et d'ingénieurs
Le 12 juillet 2007 - Chaque année, TNS Sofres interroge les étudiants des Grandes Ecoles de commerce et d’ingénieurs pour connaître leurs attentes à l’égard de l’entreprise et l’attractivité de leurs futurs employeurs. Cette étude concerne 24 écoles de commerce et 38 écoles d’ingénieurs. Elle présente deux types de résultats : le « palmarès d’attractivité spontanée », recensant les sociétés dans lesquelles les étudiants ont envie de travailler et qu’ils citent spontanément, et le « palmarès d’attractivité assistée », établi selon les notes attribuées aux 130 entreprises figurant sur une liste soumise aux étudiants.
Au-delà de ce palmarès, cette étude met en perspective le rapport des étudiants au travail et leur optimisme face à leur entrée sur le marché du travail.
Le secteur bancaire, grand gagnant du Palmarès d’attractivité,
même auprès des ingénieurs
L’attractivité spontanée du secteur bancaire est confirmée. Auprès des commerciaux, les banques et les cabinets de conseil et audit se situent cette année encore dans le peloton de tête. BNP Paribas (16%) et Société Générale (11%) sont respectivement à la première et à la troisième place du palmarès spontané des entreprises les plus attractives. Cependant, les entreprises emblématiques, telles que Danone et LVMH, parviennent à se hisser dans les toutes premières places de ce même palmarès (2e et 4e place).
Pour les ingénieurs, le palmarès spontané est marqué par de fortes variations : l’Administration/ l’Etat retrouve un niveau habituel (13% ; + 9 points) après une chute d’attractivité en 2006. La forte position des banques (BNP Paribas, +5 points, et Société Générale, +3 points, respectivement à la 2e et 3e place) est le fruit de plusieurs années de présence de ces entreprises sur les campus.
Quant aux scores d’attractivité « assisté », les commerciaux font la part belle tant aux entreprises emblématiques (on retrouve le Groupe Danone, 2e à 81%, et LVMH, 7e à 76%) qu’aux entreprises recrutant peu mais dont l’image constitue un atout maître telles que Apple (1ère place, 82%), Sony et Air France (3e ex-aequo, 80%) ou Canal+ (5e, 77%) alors que les ingénieurs notent favorablement les grandes entreprises anciennement publiques : Air France (1er, 75%), EDF (2nd, 73%) et GDF (3e, 66%). Ces entreprises publiques réalisent un très beau parcours, contrairement à certains secteurs en perte de vitesse comme les secteurs automobiles et aéronautiques.
L’optimisme est général mais concerne plus les ingénieurs que les commerciaux
Pour les étudiants en écoles de commerces, 2007 constitue l’année de la reprise : 59% d’entre eux pensent trouver un premier emploi facilement. Leur optimisme dans ce domaine repart enfin à la hausse, alors qu’il oscillait entre 45% et 47% entre 2004 et 2006. Pour les élèves ingénieurs, cet optimisme progresse régulièrement depuis 2003. Ils sont 75% à penser qu’ils trouveront un premier travail facilement en 2007, pour 37% en 2003. Cependant, cette confiance en l’avenir est loin de rattraper les scores d’optimisme mesurés en 2001 (89% pour les élèves ingénieurs et 79% pour les étudiants commerciaux).
Les élèves commerciaux et ingénieurs ont envie de travailler plus pour gagner plus
Le slogan de campagne du candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy, a conquis les étudiants des Grandes Ecoles de commerce : ils sont 66% à être prêts à travailler beaucoup pour gagner confortablement leur vie, pour 63% en 2006 et 54% en 2005. Ce désir de travailler plus dépasse pour la première fois le score de 1998. Cependant, « gagner moins » n’a jamais véritablement fait recette en écoles de commerce.
Pour les futurs ingénieurs, l’envie de travailler plus pour gagner plus se confirme de nouveau cette année malgré une légère baisse : 48%, pour 50% en 2006. Le niveau reste supérieur à celui de 2001 (31%), année où le taux était le plus bas. En effet, en 2001, près des 2/3 des élèves ingénieurs (62%) déclaraient préférer « travailler moins et gagner moins ».
1 diplômé d’école de commerce sur 2 préfère commencer à travailler à l’étranger
A la question : « Préférez-vous commencer à travailler en France ou à l’étranger ? », la moitié des diplômés d’école de commerce préfèrent démarrer leur carrière à l’étranger. Reste à savoir si cette tendance parmi les élèves des Grandes Ecoles de commerce traduit une fuite des cerveaux à l’étranger ou si elle correspond à un « appel du grand large ».
Les élèves ingénieurs sont quant à eux 59% à préférer débuter leur carrière professionnelle en France. Cependant, au sein des écoles d’ingénieurs les plus prestigieuses, la moitié des élèves préfèrent également démarrer leur carrière à l’étranger.
Fiche technique
Le palmarès des Grandes Ecoles de commerce et d’ingénieurs a été créé en 1986. Terrain face à face réalisée en avril 2007, dans 62 écoles (échantillon d’écoles stable d’une année sur l’autre): 24 écoles de commerce et 38 écoles d’ingénieurs. Les 2/3 des personnes interrogées sont en dernière année et 1/3 en avant-dernière année.
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Éric CHAUVET
Département Stratégies d'Opinion - pôle Management
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