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Baromètre
de la générosité 2004
Le
24 septembre 2004 - Notre baromètre annuel réalisé
pour la Fondation de France permet de dresser
le panorama de la générosité des Français en 2004.
Fréquence et typologie des dons, profil des donateurs, influence
des événements extérieurs, tels sont les principaux points
abordés au cours de cette étude.
Plus d'un Français sur deux a
fait un don
54
% des personnes interrogées ont déjà fait un don en argent,
en nature ou en temps, 45 % d’entre elles n’en ont jamais fait.
25 % des personnes déclarent donner plusieurs fois par an, 20
% environ une fois par an, et 9 % qu’occasionnellement (une
fois tous les deux ou trois ans ou moins).
Les
donateurs interrogés sur le montant de leurs dons effectués
pendant les deux derniers mois situent très majoritairement
leur contribution financière par chèque ou virement entre
15 € et 75€. Pour les dons de la main à la main, la grande
majorité déclare avoir versé moins de 15 €.
Stabilité
du nombre de donateurs
Tous types de dons confondus, la stabilité du nombre de donateurs
sur l’année écoulée par rapport aux années précédentes est
remarquable.
L’année
2004 s’inscrit dans une série stable de trois années depuis
2002, très proches de l’année 1999, date du démarrage du Baromètre.
Dans cette série, l’année 2000 fait figure d’exception. Il
est vraisemblable que ce soit la conjoncture économique, particulièrement
favorable fin 99 et début 2000, en même temps que la réaction
en faveur des sinistrés de la tempête de fin 1999, qui ait
entraîné un nombre important de Français vers le don.
Cette
stabilité relative du Baromètre est équivalente pour chacun
des trois grands types de donateurs : donateurs en argent,
en nature et en temps.
Mais
une évolution inquiétante des comportements
Si
les donateurs sur une année restent en nombre quasiment constant
depuis 4 ans (exceptée l’année 2000), leur comportement, lui,
évolue, et soulève l’inquiétude.
Pour
les dons de la main à la main les fréquences baissent très
nettement. Les fréquences des dons en argent effectués de
la main à la main en mars-avril 2004 marquent une nette diminution
: la fréquence « deux ou trois fois au cours des deux derniers
mois » perd sept points quand la fréquence « une seule fois
au cours des deux derniers mois » gagne 13 points. Les donateurs,
sans abandonner l’idée de donner, semblent freiner leur générosité.
Même
constat chez les donateurs par chèques ou virements bancaires
parmi lesquels l’augmentation des « 1 seul don » est très
nette, au détriment notamment de la fréquence de deux ou trois
dons dans les deux derniers mois (- 10 points entre 2002 et
2004).
Les
montants des dons de la main à la main restent plutôt stables
(ce sont de petits montants puisque près de 60% des donateurs
de ce type déclarent donner moins de 15 €) , même si la tendance
très légère va plutôt dans le sens de la baisse, en revanche,
les montants des chèques ou virements bancaires montrent une
nette évolution positive des montants entre 15 à 75 € (+ 17
points depuis 2000) et une nette baisse des gros dons (75
€ et +) : baisse de 10 points depuis 2000.
Les
déterminants du don : quelques règles stables
Les
femmes sont plus nombreuses à donner régulièrement. Tous types
de dons confondus, on comptait 40% de donateurs réguliers
chez les hommes contre 48% chez les femmes parmi les personnes
interrogées en mai 2004. La générosité, une fonction de l’âge
? La propension à effectuer des dons de tous types évolue
de façon régulière avec l’âge,
L'influence
de la présence ou non d’enfants au foyer
Les
couples mariés ou vivant maritalement sont 48 % à effectuer
tous types de dons de façon régulière (au moins une fois par
an), tandis que les personnes célibataires, veuves ou divorcées
ne sont elles que 40 % à le faire. Les économies d’échelles
réalisées dans le budget de la vie courante lorsque deux personnes
vivent ensembles expliquent peut être en partie cette plus
forte propension à donner des couples par rapport aux célibataires.
Cette tendance est atténuée par la présence d’enfants dans
le foyer : en effet, 39 % des personnes vivant dans un foyer
où il y a un ou des enfant(s) font des dons de tous types
au moins une fois par an, la proportion s’élève à 47 % lorsque
la personne vit dans un foyer où il n’y a pas d’enfant à charge.
La
pratique religieuse
La pratique
religieuse influence majoritairement le don. Si 59 % des catholiques pratiquants
réalisent au moins un don (de quelle nature que ce soit) dans l’année, seulement
41% des catholiques non pratiquants le font. Le fait de pratiquer la religion
catholique constitue donc un élément discriminant.
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