
Baromètre Épargne
vague 5
Le 6 juillet 2006 - La 5e vague de notre Baromètre Épargne réalisée pour La Banque Postale et Les Echos a été menée en France, en Espagne et en Allemagne.
Principaux enseignements :
- La préparation « financière » de la retraite mobilise de plus en plus les Français : pour la première fois depuis 2003 (vote de la loi Fillon), l'objectif d'épargne et les préoccupations en la matière sont en hausse.
- On assiste également à une motivation accrue pour la Bourse et les placements dynamiques (contrats d'assurance-vie en UC, actions, OPCVM actions).
- Les Français se montrent plus ouverts vis-à-vis de la Bourse que les Allemands et les Espagnols.
- 1 Français sur 2 rembourse au moins un crédit et parmi eux, 1 sur 3 a le sentiment d'être très ou assez endetté.
Les Français se mobilisent pour la préparation « financière » de leur retraite
Près de 4 Français (non retraités) sur 10 (37%) « mettent régulièrement de l'argent de côté » pour préparer leur retraite, soit une hausse de 6 points depuis un an (juin 05 : 31%). Parmi les épargnants, la retraite constitue une motivation en plein essor : 46% la citent comme un objectif pour les 3 derniers mois (+ 11 points par rapport à septembre 2005) et 50% pour les 3 prochains mois (+ 8 points).
Les Allemands sont les plus « en pointe » sur ce sujet et cette préoccupation progresse encore chez eux (64% ont pris leurs dispositions, pour 59% en octobre 2004).
Les Espagnols restent peu avancés sur ce plan : un tiers des non retraités prépare financièrement sa retraite (32%).
En dehors de la retraite, stabilité des comportements d'épargne en général
Au cours des 3 derniers mois, la moitié des Français a épargné, tout comme les Espagnols et les Allemands. En Allemagne et en Espagne, les jeunes épargnent plus qu'en France : 68% d'épargnants allemands parmi les 18-24 ans, 62% d'épargnants espagnols parmi les 25-34 ans, contre 59% d'épargnants français parmi les 25-49 ans.
Si l'immobilier constitue une très forte préoccupation en France (citée par 36% des épargnants), elle progresse également en Allemagne (13%) et en Espagne (14%).
En France, un regard plus positif et un « appétit » renforcé
pour la Bourse et l'investissement en actions
Pour les Français, l'immobilier reste le placement le plus sûr (résidence principale ou secondaire : 76% « peu » ou « pas du tout » risqué).
En terme d'attractivité, si la hiérarchie des placements financiers reste stable (assurance-vie en tête, suivie par les valeurs mobilières), on observe une progression de l'intérêt pour les contrats d'assurance-vie en UC (24% de l'assurance-vie, + 5 points par rapport à septembre 2005); ainsi qu'une hausse des actions (37%, + 6 points) et surtout des OPCVM actions (53% des SICAV/FCP, + 10 points).
26% des Français estiment que « c'est plutôt un bon moment pour placer une partie de son épargne en Bourse », soit + 10 points en un an et demi. C'est bien plus que les Espagnols (14%) et les Allemands (19%, avec cependant une progression par rapport à octobre 2004 : + 6 points). Parallèlement, si les actions en Bourse restent le placement plus risqué (81% « assez » ou « très » risqué), l'appréciation du risque diminue auprès des Français depuis un an (- 6 points par rappotrt à octobre 2004).
1 Français sur 2 a au moins un crédit, 1 sur 4 en a plusieurs ;
parmi eux, 1 sur 3 se sent très ou assez endetté
Parmi les détenteurs de crédits, 2/3 sont endettés à moins de 30% (par rapport au revenu mensuel), près d'1/3 à plus de 30%, soit un taux d'endettement moyen de 22%. Les plus endettés sont les 35-49 ans et les ouvriers. Un tiers a le sentiment d'être « très » ou « assez » endetté, et 11% considère cette situation d'endettement « difficilement tenable ».