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Les
porteurs de valeurs mobilières en 2002
Un million
d'actionnaires individuels en plus
Le 10 juillet 2002 -
Dans un contexte de marché difficile, le nombre d'actionnaires individuels
a augmenté de 1 million grâce à certaines grandes opérations
d'introduction en Bourse pour atteindre 7,1 millions selon une étude annuelle
menée en mai pour le compte de la Banque de France et d'Euronext
Paris. Cette progression de la détention d'actions confirme la
tendance à une plus grande diffusion des valeurs mobilières dans
le patrimoine des Français. Après la quasi-stabilité observée
entre 2000 et 2001, le nombre de porteurs de valeurs mobilières (actions
cotées, obligations, titres d'OPCVM, FCPE) en France a aussi augmenté
: 9,8 millions en mai 2002 contre 8,9 millions en mai 2001 (22% des Français
âgés de 15 ans et plus contre 20% en 2001)*.
Les grandes introductions
en Bourse ont attiré de nouveaux actionnaires
Le nombre de
détenteurs en direct d'actions de sociétés
cotées en Bourse a progressé entre 2001 et 2002,
passant de 6,1 millions à 7,1 millions, soit 15,9%
des Français âgés de 15 ans et plus (une
progression de 2,1 points par rapport à l'année
précédente, après +1,1 point entre 2000
et 2001). Les actions cotées restent les valeurs mobilières
les plus diffusées auprès des Français,
devant les titres d'OPCVM et les obligations.
Plusieurs éléments
expliquent la progression de la détention d'actions.
Un nombre important de particuliers sont devenus actionnaires
pour la première fois à l'occasion de grandes
opérations d'introduction en Bourse (Autoroutes du
Sud de la France, Crédit Agricole) intervenues entre
les deux dernières enquêtes (soit entre mai 2001
et mai 2002) et principalement celle de Crédit Agricole
SA. Cette dernière opération, qui a bénéficié
du réseau de placement de cet établissement,
expliquerait à elle seule l'essentiel de la progression
de la détention d'actions.
Les PEA, dont
le régime fiscal reste attractif, ont également
un effet positif sur la diffusion. On observe une poursuite
de l'augmentation du nombre de détenteurs de PEA :
6,2 millions de Français âgés de 15 ans
et plus (13,9% de la population) détiennent un PEA
(contre 5,5 millions en mai 2001). Cette progression est analogue
à celle relevée par la Banque de France (Statistiques
sur les PEA bancaires au premier trimestre 2002 publiées
fin mai), qui a observé par ailleurs des achats nets
d'actions, certes limités, de la part des titulaires
de PEA sur les trois premiers mois de l'année 2002.
Les comportements
d'arbitrage en défaveur des actions déclenchés
par une conjoncture baissière ont été
probablement limités dans le temps. Surtout, ils ne
se sont pas généralisés. Lorsque les
détenteurs d'actions ont procédé à
des allègements, ceux-ci ont vraisemblablement été
ciblés. La progression du nombre de comptes-titres
(+ 450 000 entre mars 2001 et mars 2002 selon les résultats
de l'enquête titres de la Banque de France) et du nombre
d'actionnaires semblent au contraire constituer une tendance
de fond qui se poursuit en dépit de forts aléas
et de périodes de baisse des cours parfois prolongées.
En cela, les ménages français, pour qui le placement
en actions reste associé à un horizon de moyen/long
terme, se rapprochent des comportements observés dans
les autres grands pays industrialisés.
L'actionnariat
salarié tient une place notable dans un contexte institutionnel
favorable au développement de l'épargne salariale.
Notons que le questionnaire a permis, cette année,
de quantifier spécifiquement la population d'actionnaires
salariés (probablement sous-estimée les années
précédentes ou en partie agrégée
dans les FCPE).
On observe une
progression de la détention directe ou via le PEA d'actions
de sociétés étrangères (cotées
à Paris ou sur d'autres places financières).
Cette hausse confirme le souci de diversification des portefeuilles.
Par ailleurs, la détention d'actions s'est accrue auprès
des plus jeunes (moins de 34 ans) ; la plus forte progression
de la détention d'actions est observée chez
les 35-44 ans (+ 3,3 points ; + 1,3 point entre 2000 et 2001).
Ce sont les "plus
petits portefeuilles" de produits financiers (moins de 15.200
euros) qui connaissent la plus forte progression du taux de
détention d'actions (+6,4 points).
Progression de
la détention des autres valeurs mobilières
5 millions de
Français de 15 ans et plus (11,2% de la population)
détiennent des titres d'OPCVM (actions, obligations,
monétaires, diversifiés, garantis ou assortis
d'une protection et FCPI/FCPR) contre 4,7 millions en 2001.
La détention d'OPCVM actions, diversifiés, garantis
ou assortis d'une protection est quasi stable, voire en légère
progression. Cette résistance est imputable : au maintien
d'une certaine confiance dans les placements en actions et
à la dynamique des PEA. L'analyse par profil met en
évidence une progression du taux de détention
d'OPCVM actions auprès des 45-54 ans (+1 point) et
des 65 ans et plus (+ 3 points). La diminution du taux de
détention d'OPCVM obligations s'inscrit dans une tendance
observée depuis plusieurs années. Cette baisse
touche particulièrement les cadres (-2 points) et les
retraités (-1,1 point).
Après
4 années de baisse consécutives, le taux de
détention d'obligations se stabilise en 2002. Le nombre
de détenteurs d'obligations est de 1,7 million, comme
en 2001.
Se situant déjà
à un haut niveau, le nombre de détenteurs de
contrats d'assurance vie a sensiblement progressé entre
2001 et 2002 passant de 10,4 à 11,5 millions, ce qui
représente 25,7% de la population des Français
de 15 ans et plus.
La montée
en puissance de l'utilisation d'Internet
pour la gestion du portefeuille de produits financiers se poursuit
En mai 2002,
7,2% des détenteurs de produits financiers autres que
des comptes ou livrets d'épargne (assurance-vie, actions,
obligations, SICAV/FCP) déclarent recourir à
Internet pour la gestion de leur portefeuille, contre 5,2%
en mai 2001. Ils représentent cette année 1,1
million d'utilisateurs (contre 800.000 en mai 2001).
La consultation
des comptes-titres devient la raison principale d'utilisation
d'Internet (80% déclarant recourir à Internet
pour ce motif, pourcentage identique à celui observé
en mai 2001), devant la consultation des cours de Bourse qui
recule (67% contre 85% en mai 2001). Les autres types d'utilisation
sont en baisse : recherche d'information sur les sociétés
cotées (52% contre 61% en mai 2001), passage d'ordre
d'achat / de vente de produits financiers (49% contre 58%).
* Etant entendu que certains
porteurs détiennent plusieurs types de valeurs.

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