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Porteurs
de valeurs mobilières en 2004
Le 13 octobre 2004 – D’après notre étude réalisée pour
la Banque de France et Euronext,
la diffusion de l'épargne salariale soutient la progression
de la détention de valeurs mobilières par les
Français : 11,2 millions contre 10,2 millions en 2003
(1). Le "noyau dur" des actionnaires
diversifie son portefeuille et l'ouvre plus largement aux
actions européennes.
Valeurs mobilières et épargne
salariale (2)
A la faveur du développementdesdispositifs d’épargne salariale dans les entreprises,
la détention de valeurs mobilières progresse
en France de façon significative : on évalue
à 11,2 millions le nombre de Français détenant
des valeurs mobilières, en direct ou dans le cadre
de leur entreprise (actions, FCPE…) contre 10,2 millions en
2003, soit aujourd’hui un quart de la population (24,7% contre
22,6% en 2003 et 20% en 2000).
Par rapport à 2003, l’essentiel de
la progression provient de la diffusion de FCPE. Pour les
autres valeurs mobilières,la tendance sur les
3 dernières années est plutôt à
la baisse.Notons que sur 11,2 millions de détenteurs
de valeurs mobilières, 2,1 millions de Français
ne détiennent que des FCPE. L’analyse des résultats
par profil met en évidence un repli de la détention
de tous les placements chez les Français les moins
aisés.
Actions de sociétés cotées
(y compris actionnariat salarié)
Quasiment stable entre 2002 et 2003 (7,1
millions en 2002 et 7,2 millions en 2003), le nombre
d’actionnaires (actionnariat salarié compris) diminue
d’environ 500.000pour s’établir à6,7 millionsau printemps 2004(14,8% des
Français âgés de 15 ans et plus).
OPCVM (y compris FCPE)
La détention d’OPCVM progresse :
7,6 millions de Français en détiennent (16,7%
contre 14,3% en 2003). Cette hausse résulte essentiellement
de la progression des FCPE (3,6 millions de Français),
le nombre de détenteurs d’OPCVM hors FCPE ayant baissé
sur la même période (de 5,3 à 4,7 millions).
Epargne salariale
Nous mesurons cette année avec beaucoup
plus de précision (cf. : " Fiche technique
et méthodologie " en dernière page)l’importance de l’épargne salariale : 10,1%
des Français de 15 ans et plus en détiennent,
soit une proportion de 17% sur la seule population des actifs,
soit plus d’un Français sur six.
Cette épargne est le plus souvent
investie sur un FCPE :7,9% des Français
de 15 ans et plus (3,6% en 2003), 1,4% détenant des
actions de sa société.
Si les évolutions apportées
au questionnaire 2004, pour apprécier avec plus de
finesse cette forme d’épargne, nous amènent
à relativiser un peu la forte progression enregistrée
sur les FCPE, on enregistre vraisemblablement ici l’effet
progressif de la loi Fabius de 2001, qui vise à favoriser
le développement de l’épargne salariale dans
les PME et auprès des professions libérales.
Valeurs mobilières
(hors épargne salariale)
Hors épargne salariale, la détention
de valeurs mobilières a légèrement diminué
sur 1 an : 8,8 millions de Français (contre 9,2 en
2003).
Dans le détail,le nombre de
détenteurs de chaque type de valeurs mobilières
(actions de sociétés cotées, OPCVM et
obligations) s’est contracté. L’enquête " Titres "
de la Banque de France corrobore cette baisse : elle
constate une baisse de 150.000 du nombre de comptes-titres
de juin 2003 à juin 2004 et de 595.000 de mars 2002
à mars 2004.
La baisse des taux de détention a
essentiellement concerné les moins aisés et
les plus jeunes.
Actions de sociétés cotées
Réalisée en mai 2004, soit
avant les grandes introductions en Bourse de la fin du 1er
semestre (Snecma, Pages Jaunes, Biomérieux…), l’enquête
ne comptabilise pas les souscripteurs de ces opérations
qui ne détenaient pas d’actions auparavant.
Si l’on exclut l’actionnariat salarié,
la détention d’actions a reculé en 3 ans :
de 6,9 millions en 2002 à 6,4 millions en 2004
(soit 14,1% des 15 ans et plus). La mise en perspective
sur 10 ans montre néanmoins qu’elle reste à
un niveau historiquement élevé, très
supérieur à celui observé avantla forte poussée du début des années
2000 (5,3 millions en 1994, 6,1 en 2001 et 7,1 en 2002),
en dépit du léger repli de fin de période.
En 1 an,les plus fortes baisses
de taux de détention apparaissent chez les moins
" aisés " et les plus jeunes
: moins de 25 ans (-44%), 25-34 ans (-12%), retraités
" non aisés " (-15%), inactifs
(-23%), foyers dont les revenus mensuels nets sont inférieurs
à 1.500 € (-13%).
A l’inverse,l’intérêt
du " noyau dur " d’actionnaires directs,
constitué des détenteurs plus " aisés "
et plus " âgés ", ne faiblit
pas.Ceux-ci ont notamment modifié l’orientation
géographique de leurs portefeuilles en 1 an :
La plus forte diffusion des actions s’observe
toujours auprès des profils assez " aisés "
et " âgés " : hommes,
45 ans et plus, artisans/commerçants/commerçants/chefs
d’entreprise (pour ces derniers, hausse de la détention
de +3,9 points en 1 an), cadres/professions libérales,
retraités aisés, plus hauts revenus mensuels
nets (plus de 3.000 euros par foyer).
La détention
d’actions de sociétés européennes se
développe chez les détenteurs au profil " boursier " :
35-44 ans (hausse de la détention de +1,4 point),
65 ans et plus (hausse de +1,7 point), artisans/commerçants/commerçants/chefs
d’entreprise (+2,4 points), cadres/professions libérales,
retraités aisés (+2,7 points).
Plus globalement,le taux de détention
d’actions de sociétés européennes augmente
chez les Français :4,4% des Français
de 15 ans et plus contre 3,6% en 2003. En 4 ans, la détention
d’actions de sociétés étrangères
a augmenté de 2,7 points.
OPCVM
Le nombre de
porteurs de parts d’OPCVM (3)
baisse, de 5 millions en 2002
à 4,7 en mai 2004 (10,4% des Français de 15
ans et plus).
Néanmoins,
pour chaque catégorie d’OPCVM, le nombre de détenteurs
est en général stable. Cette configuration
reflète en fait une concentration de la détention
sur les portefeuilles les plus importants, qui dans le même
temps s’ouvrent à de nouvelles catégories
de placements collectifs, notamment les OPCVM garantis ou
assortis d’une protection dont le taux de détention
passe de 1% en 2001 à 2,0% en 2004.
Obligations
L’érosion
du nombre de détenteurs engagée depuis environ
10 ans se poursuit : 1,3 million de détenteurs (contre
1,4 million en 2003). En 1 an, ce sont plutôt les
jeunes (25-34 ans : -0,7 point), les 45-54 ans (-0,8
point), mais également les 75 ans et plus (-1,3 point),
les professions intermédiaires (-1,3 point), les
employés (-0,8 point), les retraités aisés
(-1,1 point) et les inactifs (-0,8 point) qui se sont détournés
des obligations.
Assurance-vie
La complexité
des contrats d’assurance (composition…) pour la grande majorité
des épargnants et les fréquentes confusions
observées en 2003 avec l’assurance décès
nous ont amenés à faire évoluer le questionnaire
2004 (cf. " Fiche technique et méthodologie ")
et à demander aux interviewés s’ils possèdent
d’une part des contrats d’assurance vie, d’autre part des
contrats d’assurance décès.
11 millions de
Français détiennent des contrats d’assurance-vie,
soit 24,3%. Ils sont 4,6 millions à avoir un contrat
d’assurance décès et 1,6 million à avoir
les deux types de contrats.
En ce qui concerne
l’assurance vie, le recul du nombre de détenteurs par
rapport à 2003 (11,9 millions) s’explique pour l’essentiel
par un classement plus précis des contrats, à
partir de leurs noms commerciaux pour l’assurance-vie et pour
l’assurance décès.
Internet
et la gestion du portefeuille
Plus de 1 Français
sur 8 (13%) utilise Internet pour gérer ses comptes
bancaires ou ses placements financiers. Le profil des utilisateurs
reste assez "marqué" : moins
de 35 ans, cadres/professions libérales, professions
intermédiaires, plus "hauts"
revenus mensuels nets (plus de 3 000 euros pour le foyer).
Cette proportion s’élève à environ 1
sur 4 (24%) pour les actionnaires individuels.
La quasi-totalité
des utilisateurs se sert d’Internet pour s’informer ou consulter
ses comptes et 76% pour réaliser des opérations
(74% sur les comptes bancaires, 10% pour acheter ou vendre
des actions).
(1)
: Les personnes peuvent détenir plusieurs types de valeurs
(2) : Epargne salariale : compte courant bloqué, stock options,
participation, FCPE, actions de la société cotée dans laquelle
la personne travaille ou a travaillé (que ces actions soient
déposées sur un PEE, PEA ou sur un compte-titres)
(3) : OPCVM : OPCVM actions, OPCVM obligations, OPCVM monétaires,
OPCVM diversifiés, OPCVM garantis ou assortis d'une protection
et FCPI/FCPR

Fiche
technique :
Enquête réalisée
pour la Banque de France et Euronext
Enquête postale auprès
d'un panel de 20.000 foyers représentatifs des foyers français
Base de répondants : 10.862
foyers
Recueil : 26 avril au 14
juin 2004
Représentativité : méthode
des quotas, analyse de la structure des non-répondants
Critères de redressement
: sexe, âge (en distinguant les 75 ans et plus au sein des
65 ans et plus), catégorie socioprofessionnelle de l'individu
et catégorie socioprofessionnelle du chef de ménage (dont
fonctionnaires d'Etat, enseignants…)
Base d'extrapolation :
45.265.000 Français de 15 ans et plus (source : enquête
Emploi, bilan démographique et projections démographiques
de l'INSEE 2003)
Evolutions méthodologiques
2003/2004 :
- Epargne salariale : le
questionnaire consacrait pour la 1ère fois une partie entière
à l'épargne salariale (nom de la société dans laquelle la
personne interrogée travaille ou a travaillé, formule d'épargne
salariale : PEE ? compte bloqué ?... véhicule d'investissement
: FCPE, actions de la société…). Cela nous permet de mesurer
de façon fiable et précise la pénétration de ce mode d'épargne.
- Assurance vie, assurance
décès : la complexité croissante des contrats d'assurance
nous avait amenés en 2003 à recueillir en clair les marques
" commerciales " des contrats comme nous le faisons depuis
environ 10 ans pour les OPCVM, afin de valider la nature
des placements possédés et de les classer plus finement
(ex : contrats euros, contrats multi-supports…). Cette année,
nous avons par ailleurs questionné les personnes sur la
détention de contrats d'assurance décès, nous permettant
de mesurer plus finement les taux de détention de chacun
des deux types de produits et d'éviter toute confusion dans
les réponses.
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