
Indicateur mondial de la multigestion
vague 10
Les gérants
toujours résolument tournés vers l'Asie et
les pays émergents
Le 21 décembre 2004 - Les gérants toujours résolument tournés vers l'Asie et
les pays émergents ; un optimisme qui marque très nettement
le pas à propos du Japon ; un dollar durablement faible déstabiliserait
la zone Euro ; regain d'intérêt pour le secteur des télécoms,
plébiscités par 60% des gérants : telles sont les principales
conclusions de la 10e édition de notre Indicateur mondial
de la multigestion réalisé pour Natexis Asset Square, Goldman Sachs Asset Management et Investir auprès
de 180 gérants européens et américains interrogés
du 6 au 9 décembre 2004.
L'optimisme domine dans les pays
émergents et en Asie (hors Japon), tandis que la baisse de confiance continue
au Japon. Situation moins claire pour l'Occident
Aux yeux des gérants, deux
zones présentent le plus fort potentiel de croissance : les pays émergents
et l'Asie (hors Japon). En décembre, nous enregistrons 65% d'avis optimistes
pour les pays émergents (+ 6 points par rapport à septembre 2004) et 67% d'optimistes pour l'Asie hors Japon (- 3 points).
Après une baisse d'optimisme
de 20 points en septembre dernier, la confiance dans les perspectives économiques
du Japon enregistre une nouvelle baisse, plus prononcée ce mois-ci. La
proportion de gérants optimistes sur cette zone passe de 59 à 31%,
et la proportion de gérants « neutres » atteint 51%
- chiffre record.
Les positions sont plus variables
pour l'Occident : la dominante est plutôt neutre à l'égard
de l'Europe (48% des réponses), et partagée entre neutralité
et optimisme pour les États-Unis (à égalité :
38%). On notera la poussée de pessimisme sur ces zones depuis juin dernier
(Europe + 21 points, Etats-Unis + 12).
Tendance haussière confirmée
pour l'euro par rapport au dollar
53% des gérants prévoient
une hausse de l'euro contre le dollar dans les 3 mois à venir. Après
une augmentation des gérants privilégiant un scénario haussier
en septembre 2004 (+ 15 points), la tendance se confirme en décembre
2004 (+ 7 points). Les ¾ pensent même que le dollar restera
faible pour les 6 prochains mois. Quant à l'euro face au yen, la stabilité
reste la tendance dominante, malgré une légère baisse (-
6 points).
La faiblesse durable du dollar
pourrait déstabiliser la zone euro
Selon 1 gérant sur 3, un
dollar durablement faible déstabiliserait les économies de la zone
euro à partir de 1,40 dollar, et à partir de 1,50 dollar pour 1
€ pour 2 gérants sur 5 ; 1 gérant sur 5 considérant
que le risque de déstabilisation existe déjà actuellement
(avec environ 1,33 dollar pour 1 € lors de la réalisation de l'enquête).
Taux d'intérêt :
comme en septembre, hausse aux États-Unis, stabilité en Europe
Pour les taux court terme comme
pour les taux long terme, la très large majorité des gérants
anticipe une hausse aux États-Unis : 87% pour les taux courts (+ 1 point depuis septembre), 78 % pour les taux longs (+ 8 points).
Pour l'Europe, la grande majorité
prévoit toujours la stabilité pour les taux courts (+7 points).
En revanche, les avis sont plus partagés sur les taux longs : la stabilité
domine à 46% (+ 2 points), de quelques points seulement par
rapport au scénario haussier à 40 % (- 9 points). Les gérants
sont partagés sur les taux longs en Europe depuis plus d'un an.
Aucune tendance claire sur les
matières premières
Même si les gérants
prévoient plutôt une baisse sur le prix de pétrole (40% des
réponses), et plutôt une hausse sur le prix de l'or (37%), les perspectives
sont assez confuses depuis mars 2004.
Allocation d'actifs :
les investisseurs privilégient toujours l'Asie hors Japon,
mais sont devenus prudents pour le Japon
Après la hausse enregistrée
en septembre 2004, le nombre d'acheteurs sur l'Asie hors Japon continue de croître :
55% (+ 4 points). Pour le Japon en revanche, la proportion de « conservateurs »
se renforce encore : 50%, soit + 22 par rapport à septembre 2004.
Après une situation confuse
en septembre 2004, les pays émergents sont redevenus assez attractifs :
48% d'achats contre 34 % de conservation.
Aux États-Unis, les investisseurs
ont encore plus de mal à trancher : ils sont partagés entre
la conservation (36 %, - 11 points) et l'achat (32 %, + 8).
En Europe, la situation n'a guère
changé depuis juin 2004 : 46% d'achat contre 37% de conservation.
En termes de secteurs, les télécoms
recueillent tous les suffrages, en 1ère place des secteurs privilégiés
avec 60%. Après des baisses entre janvier et juin dernier, ils connaissent
une reprise depuis septembre 2004. A l'inverse, nous constatons un net recul sur
les deux secteurs phares de septembre : l'énergie perd 22 points en
3 mois (à 42 %), et la santé cède 14 points (à
43 %). Parallèlement, le secteur de l'industriea perdu
24 points depuis janvier 2004.