Regards croisés
sur les dirigeants de PME-PMI européennes

 

Le 28 mars 2007 - Barclays Private Equity et TNS Sofres présentent les résultats de leur enquête réalisée auprès de dirigeants de PME/PMI européennes (France, Royaume-Uni, Allemagne et Italie) sur le moral des entrepreneurs et leur vision croisée de l’entreprenariat en Europe.*

Un contexte porteur pour les PME/PMI européennes :
2006 a été un « bon cru » et 2007 s’annonce (très) prometteuse

De 6 à 7 entrepreneurs sur 10 sont optimistes et estiment que la santé financière de leur entreprise s’est améliorée en 2006, plus souvent que pour leur secteur lui-même (sauf en Allemagne, plus portée par la conjoncture économique nationale)

Les pronostics pour 2007 sont favorables. Pour la très large majorité des dirigeants (75% à 79%), leur chiffre d’affaires devrait s’inscrire en hausse, et dans au moins 4 cas sur 10, la progression devrait être significative (entre +5% et +15%)

1er objectif des dirigeants à court terme :
la rentabilité, loin devant le développement international
orienté principalement vers l’Union Européenne

Pour les 3 ans à venir, les dirigeants d’entreprise des 4 pays de l’enquête placent l’amélioration de la rentabilité en tête de leurs objectifs, elle constitue même parfois une priorité absolue (92% en France, 85% en Allemagne)

En France et en Allemagne, les entrepreneurs apparaissent tout particulièrement centrés sur la croissance interne (respectivement citée par 71% et 72% des dirigeants d’entreprise de ces pays), ainsi que sur la croissance externe (46%) et la diversification de leur activité (42% et 35%)

L’expansion géographique est un objectif important pour l’Allemagne (51%) mais peu pour les autres pays, notamment pour le Royaume-Uni avec seulement 13%. L’Union européenne est la zone privilégiée et l’Allemagne est assez naturellement tournée vers l’Europe de l’Est

La Chine : 1ère menace pour les entrepreneurs européens

La Chine est le 1er pays cité comme représentant la plus importante menace « pour le développement et la santé économique » de l’entreprise

Le Royaume-Uni fait exception et estime que la 1ère menace est « intérieure » (1 dirigeant britannique sur 2 évoque le Royaume-Uni, lorsqu’on lui demande quels sont les pays qu’il redoute le plus)

Au-delà, l’Asie en général et l’Inde en particulier, sont évoquées face à l’Europe de l’Est

Environ 1/3 des entrepreneurs européens note une amélioration des prestations de leurs partenaires financiers, mais la majorité regrette leur manque d’expertise sectorielle et d’information sur l’innovation

Si la majorité des entrepreneurs européens estime qu’il n’y a pas eu d’évolution significative, les banquiers noteront avec satisfaction que pour environ 1/3 des dirigeants, la relation avec leur banque s’est améliorée

C’est dans la péninsule italienne que la progression est la plus remarquable : près de 6 dirigeants italiens sur 10 remarquent une amélioration !

La satisfaction des dirigeants culmine en ce qui concerne la réactivité et la qualité des solutions proposées par les partenaires financiers. Pour les banquiers, des marges de progrès significatives résident dans la connaissance sectorielle et l’information sur les nouveaux modes de financement

Capital investissement : une expertise et un professionnalisme aussi reconnus que mal connus, et des progrès restent à faire en termes de dialogue et de transparence

Bien connu en Allemagne (2/3 des dirigeants), le rôle du capital investissement est « cerné» par seulement 1/3 des entrepreneurs en France, 4/10 au Royaume-Uni et 5/10 en Italie… sachant que 9 dirigeants européens sur 10 n’y ont pas (encore) eu recours

Crédités d’expertise (financière, juridique, voire sectorielle), de professionnalisme et de sérieux, les capital investisseurs « pêchent » aux yeux des entrepreneurs par une approche trop financière et un manque de transparence

Les Français et les Italiens leur reprochent un manque de dialogue (environ 1/2), même si dans la péninsule italienne on apprécie aussi le respect et le soutien des managements en place…

« Regards croisés » sur les entrepreneurs européens : stéréotypes ou réalité ? Rigueur, professionnalisme, pragmatisme pour les Anglo-saxons, ambition, créativité et sens de l’humain pour les Latins ?

Les entrepreneurs français se révèlent les « champions » sur les aspects sociaux et humains (avec 41%, les Italiens arrivant en 2ème position avec 27%). Ils décrochent aussi deux« médailles d’argent » paradoxales, celles de l’ambition et de la prudence… et remportent la 2ème place pour la créativité.

La palme du professionnalisme est remportée sans conteste par les entrepreneurs allemands. Ils arrivent en tête pour l’intégrité (47%), le respect des engagements (67%), la clairvoyance stratégique (47%, talonnés par les Britanniques à 40%), et surtout la rigueur (73%, alors que les Britanniques, 2èmes sur ce podium, obtiennent « seulement » 26%). A eux également, la prudence (48%, soit près du double des entrepreneurs français, 2èmes sur ce plan)

Les entrepreneurs britanniques, forts de 6 « médailles d’argent » (ils sont 2èmes sur l’intégrité, le respect des engagements, la capacité à prendre des risques, la « clairvoyance stratégique », la rigueur et le pragmatisme), décrochent la « médaille d’or » de la culture internationale (54%)

Quant aux entrepreneurs italiens, on ne sera sans doute pas très étonné de leur voir attribuer la palme pour leur créativité (58% de citations) et leur capacité à prendre des risques (39%, quasi ex aequo avec les dirigeants britanniques).

Si l’on est souvent plus sévère à l’égard des autres que de soi-même… on remarquera avec amusement que les dirigeants de PME/PMI européennes n’échappent pas à cette règle, lorsqu’ils s’expriment sur leurs homologues étrangers.

« Paradis entrepreneurial » : le Royaume-Uni et les Etats-Unis, notamment pour leur environnement fiscal, social et la simplification des démarches

Appelés à désigner le pays favorisant le plus l’entreprenariat en Europe selon une série de dimensions qui leur étaient proposées (fiscalité, climat social, esprit d’entreprendre, incitation de l’Etat), on ne sera peut-être pas très étonné de voir que le Royaume-Uni se distingue très nettement des 3 autres pays testés :

- 54% des dirigeants européens lui attribuent le meilleur environnement fiscal (quand l’Allemagne et la France recueillent respectivement 14% et 13%...),

- 44% pour le climat social le plus favorable (l’Allemagne et la France reprennent quelques couleurs sur ce plan avec 24 et 21% de citations),

- 44% également pour l’esprit d’entreprise le plus développé (30% pour l’Allemagne, 21% pour l’Italie, la France fermant la marche avec 17% !).

En ce qui concerne le rôle incitatif de l’Etat, la situation est un peu plus resserrée, mais le Royaume-Uni emporte ici aussi le 1er prix (36%).

Si l’on ouvre le débat au niveau international, sans le « cantonner » aux 4 pays de l’enquête, les Etats-Unis se détachent largement comme le pays idéal pour entreprendre, talonné parfois par le Royaume-Uni. On valorise alors la simplification et le caractère incitatif de la fiscalité, des formalités administratives, du droit du travail…Mythe ou réalité ?


Méthodologie

Enquête téléphonique réalisée du 20 novembre 2006 au 7 février 2007, auprès d’un échantillon représentatif des entreprises européennes, soit 573 dirigeants d’entreprises (Français, Britanniques, Allemands, Italiens) dont le chiffre d’affaires est compris entre 30 millions d’euros et 300 millions d’euros (PDG/DG (hormis au UK), DAF, Directeur financier et adjoint).



Plus d'informations :
Frédéric Chassagne / Farida Zaoui / Muriel Lemerle
Département Finance
Tél : 33 (0)1 40 92 45 51 / 47 66 / 66 43
Fax : 33 (0)1 40 92 47 57
nathalie.leaute@tns-sofres.com
farida.zaoui@tns-sofres.com
muriel.lemerle@tns-sofres.com
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