
Indicateur mondial de la multigestion
vague 12
L'Asie et les pays émergents restent les zones les plus attractives
Le 30 juin 2005 - L'Asie et les pays émergents, zones les plus attractives malgré un repli d'optimisme ; poussée de pessimisme sur l'Europe ; avis partagés sur l'impact du "non" en France et aux Pays-Bas, un gérant sur deux pensant que l'euro pourrait en souffrir ; ralentissement de la vague acheteuse, priorité à la conservation ; les secteurs santé et énergie demeurent privilégiés : telles sont les conclusions majeures de la 12ème édition de l'Indicateur mondial de la multigestion réalisé chaque trimestre pour Natexis Asset Square, Goldman Sachs Asset Management et Investir auprès des plus grands gérants européens et américains sur l'orientation des marchés
financiers.
Optimisme en berne
Si la majorité des gérants continue de croire dans le potentiel de croissance de l'Asie (hors Japon) et des pays émergents, les opinions favorables sur ces deux zones sont en chute (-16 et -19 points respectivement, depuis le dernier trimestre). La confiance dans l'économie des Etats-Unis enregistre une baisse significative. Moins de 50% des gérants se déclarent désormais positifs et les avis neutres représentent 45%, en nette hausse par rapport à mars 2005. L'attentisme prévaut également sur la situation japonaise.
Un scénario noir est en vue pour l'Europe. Le nombre de « pessimistes » sur les perspectives européennes a plus que doublé en 3 mois pour atteindre 34% (+19 points).
Le « non » à la Constitution
européenne perçu très différemment
en Europe et aux Etats-Unis
Prés d'un gérant sur deux pense que le « non » n'aura aucun impact sur les économies et les marchés financiers européens. Si un gérant sur trois se prononce pour un impact négatif, un gérant américain sur deux est de cet avis.
L'Euro orienté à la baisse face au dollar et au yen
Revirement significatif depuis mars 2005, 45% des gérants anticipent désormais une baisse de l'Euro face au dollaretce scénario devient majoritaire (+19 points en trois mois). Le pronostic de baisse face au Yen bondit de +21 points en six mois, mais les avis restent toujours partagés entre baisse (37%) et stabilité (41%).
Taux d'intérêt : à la hausse aux États-Unis, stables en Europe
Pour les Etats-Unis, les anticipations très nettes de hausse des taux de court et de long terme observées depuis un an restent d'actualité. Cependant, la stabilité gagne légèrement du terrain (+9 points sur les taux courts et +6 points sur les taux longs en trois mois).
La stabilité domine en Europe. Les opinions sont toutefois moins tranchées sur les taux longs. Les tenants d'un scénario haussier sont nettement moins nombreux qu'en mars (-13 et -14 points de moins respectivement sur les taux courts et les taux longs).
Allocations d'actifs : retour à la prudence
Sur toutes les zones, la proportion de gérants acheteurs tombe en dessous des 50%.
L'Asie (hors Japon) reste attractive, mais la conservation gagne 10 points. Ceux qui décident de rester positionnés sur les pays émergents sont majoritaires, après une séquence « achat » de 9 mois. Sur le Japon, le scénario acheteur perd 10 points en 3 mois pour atteindre 38%. Les gérants restent attentistes sur les Etats-Unis (43% de « conservateurs »). Pour l'Europe, l'achat perd du terrain. La tendance est plus floue qu'il y a trois mois ; achat et conservation sont au coude à coude (respectivement 41% et 38%).
La part des actions dans le « portefeuille idéal » des gérants reste stable (58% pour le profil de risque élevé, 43% pour le profil de risque moyen). Les obligations gagnent 4 à 5 points.
Les secteurs de la santé et de l'énergie tiennent le haut du classement (privilégiés respectivement par 61% et 57% des gérants). Les secteurs des utilities et des technologies de l'information confirment leur progression depuis le début de l'année.
Avis partagés sur les matières premières
L'évolution des cours du pétrole divise les gérants. Si le statu quo semble gagner du terrain (+ 8 points en trois mois), aucune tendance lourde ne se dégage. Sur l'or, les gérants privilégient la stabilité qui prévaut depuis mars.