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Baromètre Outsourcing 2002
- vague 3
Pratiques et tendances du marché
de l'externalisation en France
Le
11 décembre 2001 -
Taylor Nelson Sofres a réalisé,
pour le compte d'Andersen, la troisième
vague annuelle du baromètre du marché français
de l'externalisation auprès des entreprises. Le baromètre
Outsourcing 2001 révèle ainsi une stabilité
à des niveaux élevés des pratiques d'externalisation.
Mais plusieurs facteurs - la recherche de la flexibilité,
par exemple - laissent à penser qu'elles devraient
se développer dans les années à venir.
Reste à débloquer des freins de nature culturelle
pour que l'externalisation s'impose plus largement aux entreprises
françaises. Tels sont les principaux enseignements
de notre baromètre.
Le
recours à l'externalisation : un phénomène
en expansion
Les
résultats de notre troisième baromètre
annuel Outsourcing réalisé pour Andersen montrent,
pour les grandes entreprises françaises, en 2001, un
taux de recours à l'externalisation de 70%, une moyenne
de fonctions externalisées de 2,2 et un excellent taux
de satisfaction avoisinant les 90%.
Une question se pose : les
grandes entreprises françaises externalisent-elles trop ou insuffisamment
? Quand on observe la stabilité de ces trois données depuis la dernière
vague, on pourrait en conclure que le recours à l'externalisation a atteint
un point d'équilibre et n'évoluera plus. Je crois qu'au contraire,
le recours à l'externalisation - délégation d'une ou plusieurs
fonctions à un partenaire-prestataire extérieur pour une durée
contractuelle pluriannuelle - augmentera encore beaucoup en France dans les prochaines
années.
Et cela
pour quatre raisons :
- une
raison de "benchmarking" tout d'abord. Dans ce domaine,
la France est en retard par rapport à certains pays,
par exemple la Grande-Bretagne ;
- une
raison plus fondamentale : les entreprises, aujourd'hui, sont
confrontées à la double contrainte paradoxale
de devoir agir et réagir vite dans un monde de plus
en plus complexe et incertain. La recherche de flexibilité
- un des avantages essentiels de l'externalisation - est alors
une exigence majeure ;
- une
raison résultant de la précédente : il
ne faut plus simplement "gérer mieux", il
faut surtout "oser créer vite et autrement".
Pour cela, il ne faut plus seulement être un gestionnaire
de coûts et n'externaliser que les fonctions essentiellement
génératrices de "coûts", mais
devenir un leader-entrepreneur et oser externaliser certaines
fonctions "créatrices de valeur" plus près
de son coeur de métier. Ces domaines-clés, l'entreprise
n'a pas toujours les compétences suffisantes ou ne
pourrait pas les acquérir rapidement. C'est ce que
l'on appelle "la revanche du métier" ;
- enfin,
une raison de bon sens : avec une moyenne de 2,2 fonctions
externalisées, avec la nécessité de se
recentrer sur son coeur de métier et avec un nombre
grandissant de partenaires compétents dans beaucoup
de fonctions, le nombre de fonctions externalisées
ne peut qu'augmenter. Déjà 30% des entreprises
externalisent 3 fonctions et 10% 4 ou 5 fonctions. De plus,
n'oublions pas que l'externalisation des services généraux
a débuté il y a 20 ans (les 37% annoncés
me semblent "frileux"), l'informatique, la logistique
et la production il y a 15 ans, les télécommunications
depuis 10 ans, et plus récemment les fonctions financières
et ressources humaines - autant de fonctions maîtrisées
aujourd'hui par des partenaires-prestataires extérieurs.
Des
freins culturels
Ce qu'il
nous faut, c'est un déblocage massif des freins, de
tous les freins. Car si les freins mesurés par ce baromètre
sont bien en recul, la stabilité constatée nous
laisse à penser que d'autres freins liés à
notre culture française existent. Pour n'en citer que
trois, je me lancerai à parier sur notre besoin de
tout contrôler (ce frein, mesuré dans le baromètre,
baisse, mais pas suffisamment) qui conduit à une pratique
de partenariats insuffisante, le désintérêt
pour la comparaison avec les meilleurs, et l'amour de "l'exception
française", une certaine frilosité à
oser le changement et une répugnance à affronter
l'urgence.
Enfin,
dernier élément - et ce baromètre en
est un des supports - il faut communiquer largement auprès
des pouvoirs publics, des entreprises, des associations et
des syndicats sur ce remarquable niveau de satisfaction des
entreprises françaises face à l'externalisation,
pour pouvoir provoquer le débat sur l'externalisation
en France autour de ces trois interrogations : quand, davantage
et vite ?.
Jean-Marie Descarpentries
Président
de la Fédération Nationale pour l'Enseignement
de la Gestion des Entreprises (FNEGE)
Membre
du Conseil Consultatif d'Andersen
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les principaux résultats de cette étude au format. pdf...
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