Baromètre du risk management 2003

Le 12 mai 2003 - Créé pour la première fois en France, notre baromètre du risk management réalisé pour Protiviti et L’Expansion met en exergue les différentes tendances et pratiques de la gestion des risques en interrogeant 100 directeurs financiers des grandes entreprises françaises cotées et non-cotées (chiffre d’affaires supérieur à 150 M€ ).

Les grandes entreprises françaises perçoivent un niveau de risques relativement élevé dans leur secteur, supérieur à l’évaluation de leur propre niveau de risque.

La création de l’échelle de risque Protiviti nous a permis de déterminer plusieurs indices (Protiviti Risk Index : PRI) compris entre 1 et 10 (1 indiquant un niveau de risque très faible et 10 un niveau de risque critique)

- le PRI Secteur 5,3 (risque du secteur d’activité)
- le PRI Entreprise 4,4 (risque de l’entreprise)
- les PRI Sectoriels

Les cinq risques les plus importants en 2003 sont majoritairement liés à l’environnement externe de l’entreprise. Il s’agit de :

1 - l’insatisfaction clients,C 2 - l’environnement réglementaire,
3 - les systèmes d’information et la sécurité informatique,
4 - les concurrents,
5 - le marché et ses évolutions.

Puis sont également identifiés comme majeurs, "la rétention et la motivation des collaborateurs", "l’image de marque et la réputation "et "le suivi des obligations contractuelles et des engagements vis-à-vis des tiers ".

Une pratique a priori développée du risk management cache des faiblesses de mise en œuvre et un niveau de reporting insuffisant, qui génère une satisfaction limitée.

- Si 70% des grandes entreprises françaises ont mis en place une politique de gestion des risques, un tiers des entreprises cotées n’a encore rien réalisé dans ce domaine.
- Moins d’une entreprise sur deux s’est dotée d’une fonction dédiée au risk management.
- 40% des grandes entreprises françaises n’ont pas mis en place de tableau de bord dédié aux risques ou de systèmes d’auto-évaluation et une entreprise sur quatre n’est pas satisfaite de son système de reporting des risques.
- Moins d’une entreprise sur deux réalise une cartographie des risques.
- Le PRI Satisfaction s’élève à 7,21 (niveau de satisfaction de la gestion des risques). Cette valeur moyenne estompe de réelles divergences d’appréciation : près d’un quart des entreprises est peu ou pas satisfait de sa gestion des risques. En revanche, près d’une sur cinq (19%) déclare être "très satisfaite " et témoigne de la valeur d ’une telle démarche.

Un dispositif de gestion des risques efficace a un impact direct sur l’amélioration de la performance et sur la qualité de l’information nécessaire au pilotage de l’entreprise.

- Plus de la moitié (56,3%) des entreprises satisfaites met en exergue l’amélioration de leurs résultats comme critère premier de leur satisfaction.
- Près d’un tiers des directeurs financiers (32,8%) apprécie la pertinence et la qualité de l’information issue du processus de gestion des risques.
- Enfin, l’anticipation et la prévention des risques restent, pour 38% des grandes entreprises, un des avantages majeurs du risk management.
La mise en place de différentes stratégies de gestion des risques, adaptées à chaque secteur d’activité, remplace progressivement le recours principal à des polices d’assurance

Les quatre tendances principales

En conclusion, nous insisterons sur quatre tendances qui se dégagent de ce baromètre et que nous suivrons périodiquement.
- Le renforcement des éléments organisationnels et transversaux de la gestion des risques.
- La nécessité de rendre compte sur les risques à l’ensemble des parties prenantes.
- La prise de conscience progressive des bénéfices d’une bonne gestion des risques par les dirigeants.
- L’amélioration des méthodes d’identification et d’évaluation des risques et perfectionnement des stratégies de gestion.

Les entreprises recherchent donc une gestion dynamique des risques, intégrée intelligemment dans le management et les processus, sans excès d’administration pour ne pas brider les initiatives et ralentir la prise de décision. Elles souhaitent un dispositif d’anticipation efficace, impliquant une meilleure performance de leur entreprise et fournissant une information de pilotage de qualité.

La sensibilisation des dirigeants, la diffusion progressive d’une réelle culture du risque à tous les niveaux de l’entreprise et de ses parties prenantes, et la compréhension des bénéfices d’une telle politique, permettront de développer la pratique du risk management en France. L’apport de témoignages des directeurs financiers satisfaits de leur dispositif aidera aussi à valoriser et à partager les bonnes pratiques du risk management.


Téléchargez les résultats de cette étude au format. pdf...



Plus d'informations :
Philippe Merry
Département IT
Tél : 33 (0)1 40 92 28 45
Fax : 33 (0)1 40 92 31 46
philippe.merry@tns-sofres.com
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