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Baromètre Outsourcing 2000
- vague 2
Pratiques et tendances du marché
de l'externalisation en France
Le 24 janvier
2001 - Taylor
Nelson Sofres a
réalisé, pour le compte d'Arthur Andersen,
la deuxième vague du baromètre du marché
français de l'externalisation auprès des entreprises.
La première vague d'enquête avait été
conduite en septembre 1999. Le baromètre Outsourcing
2000 révèle que la connaissance spontanée
du terme "externalisation" par les entreprises progresse.
En effet, 89% des Dirigeants ou des Directeurs Administratifs
et Financiers interrogés ont déclaré
en avoir entendu parler avant même qu'une définition
ne leur soit proposée (contre 74% en 1999). Cependant,
cette meilleure connaissance de l'externalisation ne se traduit
pas par une meilleure vision de ce qu'elle recouvre. En effet,
dans l'esprit des dirigeants, malgré le poids stratégique
qu'ils s'accordent tous à lui attribuer, l'externalisation
reste encore très orientée vers la sous-traitance
d'un ensemble de tâches à faible valeur ajoutée.
Cette vision n'intègre pas la démarche de création
de valeur.
L'externalisation
progresse globalement de 5% et de 10%
dans les grandes
entreprises
Après
avoir défini l'externalisation aux dirigeants sondés
comme étant la délégation de certaines
fonctions (comme par exemple la comptabilité, les
ventes, l'administration, l'informatique, etc.) sur une longue
durée (au moins 18 mois) à des prestataires
de services extérieurs à l'entreprise, ceux-ci
disent y avoir recours de façon significativement croissante
(65% ont répondu positivement en 2000 contre 60% en
1999). Cette croissance concerne davantage les grandes entreprises
que celles du Nouveau Marché (74% contre 50%) et plus
l'industrie que les autres secteurs. Par ailleurs, la moyenne
du nombre de fonctions externalisées est en croissance
par rapport aux résultats de 1999 (2,3 en 2000 contre
2 en 1999).
Il est intéressant
de relever que le comportement des entreprises est globalement
homogène pour celles qui ont un chiffre d'affaires
de plus de un milliard de Francs. "Au-delà de cette
valeur, il n'y a pas de différence significative de
vision sur l'externalisation il s'agit bien d'un choix stratégique
pour le dirigeant de se concentrer sur son coeur de métier,
d'améliorer la performance de ses fonctions non stratégiques
afin de créer un maximum de valeur pour ses employés,
ses clients et ses actionnaires", commente Thierry Muller,
responsable de l'activité Outsourcing d'Arthur Andersen
en France, qui a piloté cette étude.
L'externalisation des fonctions
technologiques
et des fonctions financières va progresser
Quelle que
soit la situation de leur entreprise, les personnes sondées
recherchent en l'externalisation un meilleur coût et
une meilleure compétence pour environ 60% d'entre eux
ainsi qu'une souplesse d'action pour 45%. Par contre, les
dirigeants interviewés voient toujours "le risque de
la perte de contrôle de la fonction" comme étant
un obstacle majeur à l'externalisation" (57% des sondés).
Le niveau de
satisfaction global est fort puisque 97% des entreprises qui
pratiquent l'externalisation sont "assez ou très satisfaites"
mais elles attendent encore plus de leurs prestataires (seuls
20% d'entre elles s'estiment très satisfaites). D'autre
part, peu d'entreprises sondées, qu'elles soient grandes
ou cotées sur le Nouveau Marché, ont arrêté
à ce jour (14%) ou envisagent l'arrêt (8% chez
les grandes entreprises) de l'externalisation d'une fonction.
"Il est important de noter que le prix de la prestation
ne pas la source première de l'arrêt d'une prestation,
il s'agit davantage d'un choix stratégique ou d'un
problème de maîtrise" ajoute Thierry Muller.
Sur une projection
à deux ans, les entreprises comptent externaliser légèrement
plus que dans le cadre de la vague précédente,
bien qu'elles externalisent déjà davantage en
2000 qu'en 1999. Ceci confirme donc bien la croissance forte
du marché de l'externalisation en France, notamment
pour les grandes entreprises qui envisagent le plus d'augmenter
la part des fonctions externalisées. Par ailleurs,
l'ensemble des entreprises qui ont déjà recours
à l'externalisation envisagent plus fortement d'externaliser
de nouvelles fonctions.
Les grandes
entreprises et les entreprises du Nouveau Marché n'externalisent
pas les mêmes fonctions. Pour les grandes entreprises,
la fonction "distribution, logistique et transport" est aujourd'hui
la plus externalisée devant "l'Informatique et les
Télécommunications". Pour les entreprises du
Nouveau Marché, il s'agit de la fonction "administrative
et financière".
Les personnes
sondées considèrent que les fonctions liées
à la technologie (Informatique et télécommunications)
ainsi que les fonctions "administratives et financières",
seront les deux catégories les plus externalisées
à l'avenir (respectivement 63% et 59%). Enfin, concernant
les fonctions "administratives et financières", c'est
principalement la comptabilité qui devrait profiter
d'une externalisation accrue au regard des 101 citations recueillies.
Fiche
technique
Etude réalisée pour Arthur Andersen du 5 juin au 19 juillet 2000 auprès de 220
entreprises, par téléphone. L'échantillon se décompose
de la manière suivante : 150 grandes entreprises (CA> à 1 milliard),
20 entreprises en forte croissance, et 50 entreprises du Nouveau Marché.
Les interviews ont été réalisées auprès des
PDG ou des Directeurs Administratifs et Financiers dans les entreprises en forte
croissance ou du Nouveau Marché ; des Directeurs Administratifs et Financiers
pour les grandes entreprises.
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une synthèse et les principaux résultats de cette
étude au format. pdf...
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