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Baromètre
du risk management 2005
Le 24 août 2005 - Notre baromètre du risk management réalisé pour Protiviti dresse pour la troisième année consécutive un panorama complet des pratiques de gestions des risques des grandes entreprises françaises. Réalisée auprès de 100 directeurs financiers, elle permet de mesurer dans la durée le niveau de risques perçus par les entreprises.
La gestion des risques est désormais l'affaire de tous
Les directeurs financiers attribuent un rôle précis à chacun des acteurs de l'entreprise.
Les directions générales, tout d'abord. Jouant toujours un rôle moteur et central en terme de responsabilité de la politique de gestion des risques (31%), elles sont également mises à contribution de façon plus concrète lors de " réunions et travaux de direction générale " afin d'identifier et d'évaluer les risques : 79% en 2005, pour 70% en 2003.
Les opérationnels sont désormais, eux aussi, plus impliqués. Les directeurs financiers considèrent que " l'intégration de la gestion des risques (culture, procédures...) dans les activités stratégiques et opérationnelles " constituent le socle de leur politique (77,8%).
Les opérationnels sont également de plus en plus sollicités directement sur la maîtrise de leurs risques : l'autoévaluation par les opérationnels des risques et des contrôles est, en 2005, la démarche la plus utilisée pour reporter sur les risques : 75% des directeurs financiers en 2005 (pour 63% en 2003).
La fonction "contrôle interne" devient un des éléments organisationnels majeurs de la gestion des risques pour 72,2% des directeurs financiers interrogés.
L'audit internedemeure la première fonction citée, pour 83,3% des directeurs financiers, dans le processus d'identification et d'évaluation des risques. Les activités d'audit sont également un élément organisationnel clé de la politique de gestion des risques (70,8 %).
Des instances de gouvernance comme les comités d'audit et les administrateurs indépendants sont de plus en plus identifiées par les directeurs financiers comme des structures importantes dans leur politique : 64% des citations en 2005 pour la première et 42% pour la seconde (pour 27% en 2003 pour les administrateurs indépendants).
Les outils de reporting et les tableaux de bord dédiés aux risques sont en fort développement
Les directeurs financiers considèrent que le pilotage des risques et l'amélioration de leur contrôle passe par des outils dédiés. Après la percée de la cartographie de risques en 2004, désormais réalisée par 60% des grandes entreprises françaises, la mise en place de tableaux de bord et de suivi s'accentue.
Ainsi, la mise en place de tableaux de bord et/ou de systèmes de reporting sur les risques concerne désormais 83% des entreprises interrogées (pour 73% en 2003). Le reporting basé sur un système d'auto-évaluation des risques et des contrôles devient en 2005 la démarche la plus utilisée (75% pour 63% en 2003).
Par ailleurs, les indicateurs de mesure des risques spécifiques (incidents, défaillances, non qualité...) se sont fortement développés en 2005 : 82%, pour 74% en 2003. Et la mise en place de tableaux de bord spécifiquement dédiés à des indicateurs de risques voit un fort développement en passant de 61% en 2003 à 74% en 2005.
D'après les directeurs financiers, l'objectif de ces reportings est de permettre une "identification accélérée des risques" qui constituent, selon eux, le premier critère de performance attribué à une gestion des risques efficiente (94,6%).
La gestion des risques s'étend à la maîtrise de l'information pour la prise de décision
Alors que la gestion des risques était avant tout centrée sur les risques internes, l'élément majeur de 2005 est l'intégration de plus en plus systématique des risques liés à l'information pour la prise de décision dans son périmètre : 81,9% en 2005, pour seulement 64,3% en 2003. 20% des directeurs financiers estiment même que le risque "reporting financier et communication financière" est majeur. Ils n'étaient que 13% deux ans auparavant.
En revanche, les risques de nature externe, qui demeurent une préoccupation majeure des entreprises (3/5 des risques majeurs 2005 sont des risques externes) n'ont pas fait l'objet de la même attention en 2005 : stagnation du pourcentage d'entreprises les intégrant dans leur politique, veille externe nettement moins utilisée qu'en 2004 pour identifier les risque et seulement 46,7% des entreprises voulant se doter d'une gestion des risques la feront porter sur les risques externes.
Certains y verront une conséquence logique : les risques les moins "gérés" sont les plus critiques ; d'autres, un paradoxe de la gestion des risques : les risques les plus critiques sont un peu "oubliés". Leur meilleure prise en compte pourrait constituer une tendance de développement pour l'année à venir.
L'écart se creuse entre sociétés cotées et sociétés non cotées
81% des sociétés cotées, pour 64% des non cotées, ont mis en oeuvre une politique de gestion des risques. 87,5% des sociétés cotées qui n'en sont pas dotées veulent en développer une dans les deux années qui viennent, pour seulement 38% pour les sociétés non cotées.
82,4% des entreprises cotées considèrent la fonction ou le département "contrôle interne" comme un élément important de leur dispositif, pour 65% des sociétés non cotées.
Les comités d'audit sont intégrés à la politique de gestion des risques pour 76,5% des sociétés cotées et 54% des non cotées ; et les administrateurs indépendants pour 59% des entreprises cotées contre 24% des non cotées.
Enfin, les sociétés cotées ont, enfin, davantage tendance à externaliser leurs risques auprès de prestataires externes (58,8%) que les sociétés non cotées (45,9%).
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