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L'Observatoire
de l'endettement des ménages
vague
3
Le 25 juin 2004 - L'année
2003 confirme l'érosion de la diffusion du crédit
auprès des ménages dans un environnement économique
incertain. Ce phénomène concerne à
la fois le crédit à la consommation et le
crédit immobilier, même si les encours de ce
dernier sont portés par la hausse des prix de l'immobilier.
Tel est le principal enseignement de la dernière
vague de notre Observatoire annuel de l'endettement des
ménages.
Un environnement
qui a continué de se dégrader
De la fin des
années 90 jusqu'à 2001, la conjoncture a été
marquée par un niveau de croissance économique
soutenue qui a permis un fort développement du taux
de possession de crédit par les ménages qui
a atteint en 2001 un niveau record.
Les incertitudes
économiques au cours de l'année 2002 ont conduit
à inverser la tendance. L'exercice 2003 confirme
cette évolution. Ainsi, en deux ans le taux de possession
de crédit par les ménages est passé
de 52,8 à 49,7%.
Le recul
rapide du taux de détention des crédits par
les ménages tient principalement à la contraction
marquée de l'usage des crédits de trésorerie
La baisse du
recours au crédit à la consommation - 33,2%
fin 2003 contre 34,1% en 2002 et 35,4% en 2001 - est légèrement
compensée par une hausse du recours au découvert
bancaire : 23,4 % fin 2003 contre 22,8 % en 2002 ;
Le niveau de
l'endettement immobilier connaît également
un tassement : 28,5% fin 2003 contre 29,2% en 2002.
Erosion de
la diffusion du crédit auprès des ménages
L'année
2003 confirme l'érosion de la diffusion du crédit
auprès des ménages dans un environnement économique
incertain. Ce phénomène concerne à
la fois le crédit à la consommation et le
crédit immobilier, même si les encours de ce
dernier sont portés par la hausse des prix de l'immobilier.
Pour la plupart
d'entre eux, les ménages continuent à mieux
vivre leur rapport à l'endettement qu'il y a six
ou même douze ans.
Le poids ressenti
et exprimé des charges de remboursement reste supportable
pour une majorité de ménages malgré
la détérioration de leur situation financière.
Le recours
au crédit reste avant tout un élément
décisif de réalisation des projets, tant immobiliers
que de consommation.
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