Le 1er
juin 2004 - Notre
étude réalisée Les Haras nationaux
met en lumière l'appréciation favorable
que porte une grande majorité des Français
sur le cheval, même si beaucoup n'entretiennent
aucune relation avec lui. Par ailleurs, tout en véhiculant
une image de modernité, le cheval est plutôt
associé aux loisirs et à la campagne dans
le cour des Français et renvoie à un terroir
que l'on souhaite préserver.
Le cheval,
le meilleur ami des sondés
Le cheval
fait l'unanimité ou presque chez les Français.
Ils sont en effet 83% à bien aimer (70%) ou adorer
(13%) cet animal. 15% s'y déclarent indifférents
et seuls 2% revendiquent leur aversion pour le cheval.
Une affection qui dépasse tous les clivages et
qui concerne l'ensemble des tranches d'âge, y compris
celle des jeunes. Seuls les cadres se montrent un peu
plus indifférents à la question (c'est le
cas pour 27% d'entre eux) alors que 64% affirment bien
aimer le cheval et 6% l'adorer.
Cette bonne
image du cheval auprès des Français est
d'autant plus remarquable qu'un Français sur deux
déclare n'avoir aucune relation directe avec les
chevaux : 8% seulement ont une relation directe ou
proche avec l'animal. Mais 41% entretiennent avec ce dernier
une relation certes indirecte mais affective, à
travers notamment des films ou des livres : cette
constatation, mise en regard avec la très bonne
opinion des Français sur le cheval, confirme l'idée
que l'animal détient une place de choix dans l'inconscient
collectif en suscitant spontanément l'affection.
Un
animal moderne...
Alors qu'une
grande majorité des Français déclarent
bien aimer le cheval, une proportion encore plus importante
d'entre eux (86%) le perçoivent comme un animal
" moderne dont on est en train de redécouvrir
le rôle pour la découverte de la nature et
l'animation des campagnes ". Seuls 6 % sont d'avis
contraire et voient dans le cheval un animal démodé.
Cette appréciation est partagée de façon
très homogène par les Français, quels
que soient leur sexe, leur profession ou leur lieu d'habitation.
Simplement peut-on remarquer que les 18-24 ans, déjà
moins sensibles aux charmes de l'animal, sont plus nombreux
que la moyenne (13 %) à trouver le cheval passé
de mode.
...garant d'une nature préservée
L'idée
que le cheval est moderne grâce à la redécouverte
de ses vertus au niveau de la nature et de l'animation
de nos campagnes est confirmée par les rôles
que lui assignent en priorité les interviewés.
Ainsi, les deux rôles qui arrivent nettement en
tête sont liés aux problématiques
de la nature et des loisirs. Pour 49% des Français,
le cheval est garant d'un environnement préservé
et d'une campagne vivante alors qu'il est toujours le
premier compagnon des loisirs pour 41% d'entre eux.
Seuls 24%
se détachent nettement de cette image de nature
et de proximité du cheval en y voyant un " animal
réservé à des enjeux sportifs ".
On peut d'ailleurs constater que ce taux est beaucoup
plus élevé (41%) chez les interviewés
indifférents aux chevaux ou ne les aimant pas.
Enfin, le cheval n'a apparemment pas encore détrôné
le chien puisque seuls 30 % des Français considèrent
qu'il est devenu " le meilleur ami de l'homme ".
On constate
en analysant le détail des réponses que
le cheval renvoie davantage aux loisirs pour les plus
jeunes (50% de citations, en tête de classement),
alors que les plus de 65 ans le perçoivent bien
davantage comme le meilleur ami de l'homme (45% de citations,
contre 20% chez les 18-24 ans).
Assez logiquement,
c'est dans l'agglomération parisienne que le cheval
est le plus souvent associé à l'environnement
et à la campagne (54% de citations).
Les
missions des Haras nationaux jugées très
importantes
Les six missions
des Haras Nationaux proposées aux Français
sont toutes jugées importantes d'une manière
très massive (24% à 53% des interviewés
les jugent " très importante " et de
38 à 57% " plutôt importante ",
selon les missions).
Les missions
qui font le plus l'unanimité sont liées
à la préservation du cheval et de son terroir
en général. " Préserver les
races de chevaux " est ainsi jugé très
important par 47% des Français, alors que 40% jugent
très important le fait de " soutenir les métiers
traditionnels du cheval ". 53% jugent par ailleurs
très important de " lutter contre les trafics
de chevaux ", ce qui rejoint ce souci de la préservation
de l'animal.
Les missions
moins en rapport avec ce terroir du cheval, telle que
la promotion de son rôle dans la découverte
de la nature et des loisirs ou la diffusion de la connaissance
et des recherches sur l'animal, sont jugées très
importantes par une part plus réduite des Français
(respectivement 32% et 24%).