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Le 1er juin 2007 - Un « effet Présidentielle » pour Nicolas Sarkozy et François Fillon. En juin 2007, Nicolas Sarkozy bénéficie d'une bonne image dans l'opinion. À la suite de son élection, 63% des Français disent lui faire confiance, contre 34% qui expriment leur défiance. Notons que ce niveau de confiance est exactement identique à la moyenne des cotes de confiance des Présidents de la république depuis 1981 (Nicolas Sarkozy compris) dans le mois qui suit leur élection – les extrêmes ayant été atteints par François Mitterrand en 1981 et par Jacques Chirac en 2002 (cf. tableau ci-dessous).
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Confiance |
Pas confiance |
| - Nicolas Sarkozy - juin 2007 |
63 |
34 |
| - Jacques Chirac - juin 2002 |
50 |
48 |
| - Jacques Chirac - juin 1995 |
64 |
32 |
| - François Mitterrand - juin 1988 |
63 |
35 |
| - François Mitterrand - juin 1981 |
74 |
20 |
| - Moyenne |
63 |
34 |
On observe néanmoins une certaine disparité dans la répartition des soutiens à Nicolas Sarkozy, l'âge des interviewés se révélant être une variable particulièrement clivante : alors que seuls 40% des 18-24 ans lui accordent leur confiance, cette proportion augmente avec l'âge pour atteindre 76% chez les plus de 65 ans.
De même, Nicolas Sarkozy suscite un clivage gauche/droite particulièrement marqué : s'il bénéficie d'un quasi-plébiscite chez les électeurs de droite (97% pour 63% en moyenne), à peine un tiers (31%) des électeurs de gauche lui accordent leur confiance.
En juin 2007, 55% des Français disent faire confiance au Premier ministre François Fillon, contre 35% qui se montrent défiants. Il a la confiance de 87% des électeurs de droite, mais les sympathisants de gauche se montrent plus critiques (27% disent lui faire confiance). S'ensuit un niveau de confiance inférieur à la moyenne de ses prédécesseurs à la suite de leur nomination (cf. tableau ci-dessous).
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Confiance |
Pas confiance |
Sans opinion |
| - François Fillon - juin 2002 |
55 |
35 |
10 |
| - Jean-Pierre Raffarin - juin 2002 |
60 |
24 |
16 |
| - Lionel Jospin - juin 1997 |
63 |
32 |
5 |
| - Alain Juppé - mai 1995 |
65 |
26 |
9 |
| - Edouard Balladur - avril 1993 |
73 |
17 |
10 |
| - Pierre Bérégovoy - mai 1992 |
54 |
35 |
11 |
| - Edith Cresson - juin 1991 |
49 |
35 |
16 |
| - Michel Rocard - juin 1988 |
66 |
26 |
8 |
| - Jacques Chirac - avril 1986 |
57 |
33 |
10 |
| - Laurent Fabius - sept 1984 |
53 |
27 |
20 |
| - Pierre Mauroy - juin 1981 |
71 |
16 |
13 |
| - Moyenne |
61 |
28 |
12 |
La structure des soutiens à François Fillon est relativement similaire à celle de Nicolas Sarkozy, est va croissante avec l'âge des interviewés : 32% des 18-24 ans lui font confiance, pour 70% des 65 ans et plus.
En outre, le Premier ministre semble avoir moins convaincu les employés et les ouvriers (43%) que le Président (57%).
En juin, la confiance en François Fillon semble en partie tirée par la popularité du parti dont il est issu : 52% des Français disent avoir une bonne opinion de l'UMP, soit 3 points de moins que la proportion de Français qui disent faire confiance au Premier ministre. Cet indice est légèrement en dessous de la moyenne observée depuis 1981 (cf. tableau ci-dessous).
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Confiance |
Popularité du parti dont est issu le Premier ministre |
Indice |
| - François Fillon - juin 2002 |
55 |
52 |
3 |
| - Jean-Pierre Raffarin - juin 2002 |
60 |
42 |
18 |
| - Lionel Jospin - juin 1997 |
63 |
61 |
2 |
| - Alain Juppé - mai 1995 |
65 |
56 |
9 |
| - Edouard Balladur - avril 1993 |
73 |
57 |
16 |
| - Pierre Bérégovoy - mai 1992 |
54 |
37 |
17 |
| - Edith Cresson - juin 1991 |
49 |
53 |
-4 |
| - Michel Rocard - juin 1988 |
66 |
64 |
2 |
| - Jacques Chirac - avril 1986 |
57 |
51 |
6 |
| - Laurent Fabius - sept 1984 |
53 |
45 |
8 |
| - Pierre Mauroy - juin 1981 |
71 |
79 |
-8 |
| - Moyenne |
61 |
54 |
6 |
Des ministres qui ont la cote, François Bayrou en baisse
L'élection présidentielle et la formation du gouvernement bousculent la popularité des personnalités politiques. Bernard Kouchner devient la personnalité la plus populaire, avec 63% de cote d'avenir (+15 points). La popularité de François Fillon, en forte hausse, atteint 60% d'opinions positives (+33 points). D'autres ministres du nouveau gouvernement bénéficient eux aussi de cet effet post-électoral : Jean-Louis Borloo, faisant jeu égal avec François Fillon (60%, +14 points), Michelle Alliot-Marie (48%, +13 points) ou Alain Juppé (40%, +12 points).
Le grand perdant de cette période post-présidentielle est François Bayrou, dont la cote de popularité perd 9 points à 56%, un mois après avoir atteint son point le plus haut depuis 1994 (65%).
L'étude de la popularité des partis révèle elle aussi une « prime au gagnant » : l'UMP gagne 4 points à 52% de bonnes opinions, soit le score le plus élevé depuis sa création en 2002. Le parti socialiste perd lui 3 points à 42%, et retrouve son score d'octobre 2006. L'UDF subit une forte baisse, perdant 9 points à 46%, après avoir atteint en mai 2007 sa plus forte popularité depuis 1993, mais souffert depuis l'élection de la création du MoDem de François Bayrou et du ralliement de nombre de ses élus à Nicolas Sarkozy.
Le MoDem, nouveau venu dans la vie politique, fait une entrée remarquée dans le baromètre : 41% des Français disent en avoir une bonne opinion, contre 31% de mauvaises opinions. En revanche, le PSLE (parti des UDF ralliés à Nicolas Sarkozy) suscite quant à lui plus de mauvaises opinions (39%) que de bonnes (32%) dans son premier baromètre.
Le retour de l'optimisme
Le moral des Français semble avoir été galvanisé par l'élection présidentielle. En juin, tous les indicateurs du climat politique et social sont à la hausse.
Pour 20% des Français, les choses vont en s'améliorant (+9 points par rapport à mai 2007), contre 59% pour qui elles ont tendance à aller plus mal (-16 points) et 16% pour qui il n'y a pas de changement (+4 points). Parmi les plus optimistes, on retrouve les 65 ans et plus (32% pour 20% en moyenne) et les sympathisants de droite (34%).
Les anticipations sur les conflits sociaux et les problèmes à venir confirment ce constat : 35% des Français pensent qu'il va y avoir dans les mois à venir peu de conflits sociaux (+8 points en un mois) et la moitié (50%) des Français pensent aujourd'hui que les problèmes qui vont se poser en France pourront être résolus par la négociation et le compromis (+7 points).
Enfin, un quart (26%) des Français estiment aujourd'hui que le rôle de la France dans le monde se renforce (+12 points).
Pour les Français, l'élection présidentielle n'a en revanche pas fondamentalement changé les priorités que doit avoir le gouvernement. La préoccupation sur le chômage se fait plus pressante (47%, +6 points), tandis que celles de la lutte contre la violence et la criminalité (17%, -1 point) et de la lutte contre la hausse des prix (15%, -3 points) se relâchent quelque peu.
L'action du gouvernement est jugée légèrement plus positivement : efficace en ce qui concerne le chômage pour 18% des Français (+3 points) et la hausse des prix (11%, +2 points).
Pierre Jougla

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