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La
situation dans le 6ème arrondissement de Paris :
politique
et vie locale
Le 3 février
2001 - Traditionnellement
ancré à droite, le 6e arrondissement
pourrait faire l'objet d'affrontements difficiles. Compte
tenu à la fois des divisions à droite et de
la dynamique dont bénéficient actuellement les
listes de Bertrand Delanoë, le sondage réalisé
par la SOFRES pour le Figaro-Magazine dans le
6e arrondissement montre que la situation
est relativement ouverte dans ce centre intellectuel de la
vie parisienne.
Les rapports
de forces électoraux
La situation
à droite est relativement confuse dans cet arrondissement.
Face à la liste de gauche d'Alain Morell, conseiller
de Paris, sont candidats à droite :
- le candidat officiel RPR-UDF-DL,
Jean-Dominique Giuliani, conseiller du 6e,
- le maire de l'arrondissement,
Jean-Pierre Lecoq,
- le candidat tibériste,
Claude Roland.
En novembre
dernier, au moment de la présentation des vingt têtes
de liste de Philippe Séguin, un accord semblait
pourtant avoir été trouvé : Jean-Dominique
Giuliani à la tête de la liste Séguin
et Jean-Pierre Lecoq en second.
Pour autant,
les deux candidats ne parvenant pas à trouver un accord
pour décider qui des deux occupera le fauteuil de maire,
M. Lecoq a finalement décidé de conduire sa
propre liste et se présente entouré d'un certain
nombre de ses adjoints. Les résultats des intentions
de vote de premier tour sont extraordinairement serrés
entre les deux hommes : J-D. Giuliani recueillerait 20 %
des voix et J-P. Lecoq 19 %. Avec près de 9 %
de suffrages, le candidat Tibéri, Claude Roland, n'est
pas pour autant marginalisé et frôle la barre
des 10 % qui permet de se maintenir au second tour.
Parallèlement,
les listes de gauche enregistrent une poussée par rapport
à juin 1995. La liste Delanoë-Morell recueillerait
35 % des suffrages, soit 7 points de plus qu'aux dernières
municipales, et la liste des Verts 13 %, soit 3 points
de plus qu'en 1995. Inversement, les listes Front national
et du Mouvement national républicain reculent par rapport
à 1995 avec 4 % des voix seulement contre 7 %
en 1995.
Dans ce contexte
les seconds tours restent théoriques. Selon le sondage
la gauche l'emporterait en duel face à J-D. Giuliani
(52 % contre 48 %) ou en situation de triangulaire.
M. Morell obtiendrait 46% des suffrages, M. Giuliani 24 %
et M. Lecoq 30 %. La perspective d'une telle issue pourraît
entraîner une fusion des listes Giuliani/Lecoq entre
les deux tours, voire avant, ce qui rouvrirait le jeu électoral.
Au demeurant,
la réelle surprise du sondage vient des souhaits des
habitants du 6e arrondissement pour l'élection
du futur maire de Paris : Bertrand Delanoë est en
tête avec 42 % des personnes interviewées
qui se prononcent en sa faveur, Philippe Séguin étant
choisi par 28 % seulement de l'électorat et Jean
Tibéri par 17 %. En termes de pronostic, les habitants
sont convaincus pour la majorité d'entre eux que Bertrand
Delanoë sera le futur maire de Paris. De tels résultats
montrent à quel point le désir de renouveau
à la tête de l'équipe municipale atteint
même les quartiers les plus favorisés.
Les attentes
des habitants du 6e et l'image de l'arrondissement
Très
sensibles aux problèmes classiques du stationnement,
cités par 62 % des interviewés, et de circulation
(56 %), les habitants de l'arrondissement se montrent
également soucieux de la transformation de leur arrondissement
(44 %). Cette préoccupation est particulièrement
forte parmi les personnes âgées de 35 à
49 ans (57 %) et parmi les cadres (49 %).
Le prix des
loyers est également une préoccupation importante
(41 % de citations) notamment parmi les plus jeunes (54 %)
et parmi les classes moyennes de l'arrondissement.
Invités
également à citer les endroits sympas de l'arrondissement,
les habitants plébiscitent le Luxembourg (84 %
des réponses), véritable cour du quartier, qui
offre à ses habitants une qualité de vie appréciable.
Viennent ensuite la place Saint-Sulpice et la place Saint-Germain-des-Prés,
témoins toutes les deux de cette transformation du
quartier, avec la disparition des magasins d'images pieuses
place Saint-Sulpice et des librairies place Saint-Germain-des-Prés
transformés en commerces de luxe.
Carine Marcé

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