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La
situation politique à Aix-en-Provence à six semaines des élections
municipales
Le 2
février 2001 - L'enquête
réalisée par la SOFRES pour La
Provence montre que le maire sortant socialiste, Jean-François
Picheral, serait en mesure de conserver la mairie conquise
en 1995 dans le cadre d'une triangulaire. Face à une
droite divisée, les listes de gauche enregistrent en
effet une nette progression par rapport aux élections
municipales de 1995.
La gauche
en progression
Sorti victorieux
d'une triangulaire en 1995 avec 48,62% des voix, le maire
socialiste sortant, Jean-François Picheral, enregistre
une progression sensible des intentions de vote en sa faveur
au premier tour, par rapport à ses résultats
de 1995. Sa liste, soutenue par le PS, le PRG et les Verts
est créditée de 46% des intentions de vote,
pour 33% en 1995 (total des listes Picheral et Roche (écologiste)),
soit 13 points de plus. Le PC, qui conduira sa propre liste
comme en 1995, est crédité quant à lui
de 4% des intentions de vote (pour 8% en 1995). Il est concurrencé,
sur sa gauche, par la liste de Benoît Hubert, soutenue
par la LCR et différentes associations (5%). Les listes
de gauche, avec un total de 55% des intentions de vote au
1er tour, sont en forte progression par rapport
à 1995 : +10 points.
La droite,
divisée, en baisse sensible
La droite engage
la bataille de ces municipales en ordre dispersé. Les
trois listes, celle de Jean Chorro soutenue par le RPR, le
RPR et DL (14%), celle de Maryse Joissains, divers droite
(13%), et celle de l'UDF Xavier de Peretti (10%), sont au
coude à coude et seraient en mesure de se maintenir
au second tour. Elles totalisent 37% des intentions de vote
au premier tour, soit 4,5 points de moins qu'en 1995.
La liste de
Damien Bariller, soutenue par le MNR de Bruno Mégret
et le CNI, avec 8% des intentions de vote, ne serait pas en
mesure de se maintenir, à la différence de 1995,
où elle avait obtenu 12,8% des voix au premier tour,
contraignant ainsi Jean-François Picheral et Jean Bernard
Raimond à une triangulaire.
Ces résultats
légitiment la décision commune de la SOFRES
et de La Provence de ne pas proposer aux enquêtés
d'intention de vote de second tour. La division de la droite
et l'inconnue que constituait le rapport de force au sein
de toutes les listes engagées au premier tour rendait
en effet l'exercice particulièrement difficile et hasardeux.
Au vu des intentions
de vote de premier tour, et du total réalisé
par les listes de gauche, le maire sortant, qui peut espérer
un bon report des électeurs PC, LCR et divers gauche
du premier tour, est en très bonne position pour conquérir
un troisième mandat. Le maintien de la liste du MNR,
dans le contexte de division éventuelle de la droite,
et même en cas de fusion des listes, serait au surplus
pour elle rédhibitoire.
D'autant plus
que le maire sortant bénéficie d'un bilan satisfaisant.
62% des personnes interrogées jugent le travail accompli
par la majorité " excellent ou bon ",
contre 34%. Un résultat positif mais qui se situe toutefois
dans la moyenne des bilan municipaux effectués par
la SOFRES dans différentes villes de France. L'ensemble
des aixois, quelle que soit leur catégorie, saluent
l'action de la municipalité, le soutien culminant chez
les jeunes (71%) et les sympathisants de gauche (72%). 55%
des sympathisants de droite en ont eux aussi une appréciation
positive.
La circulation :
la casse-tête des aixois
Dans le détail,
si les habitants d'Aix-en-Provence jugent qu'au cours des
dernières années la situation s'est améliorée
en matière de politique culturelle (66%), d'économie/d'emploi
(62%), d'image de la ville (61%) ou d'aménagement urbain
(59%), ils sont partagés au sujet de l'environnement
(41% contre 44%). En revanche, une majorité juge que
le situation s'est dégradée en matière
de sécurité, de propreté ou d'impôts
locaux, la palme revenant à la circulation : 76%
des aixois jugent que la situation s'est détériorée.
Sur la question de la sécurité, les sympathisants
de gauche sont moins négatifs que ceux de droite, mais
restent pour le moins dubitatifs. En revanche, ils rejoignent
le constat négatif des sympathisants de droite sur
les questions de fiscalité locale et de circulation.
En conséquence,
parmi les projets qui leur semble les plus importants pour
la ville, les habitants citent d'abord la mise en place d'un
nouveau plan de circulation (42%, cité en premier aussi
bien à droite qu'à gauche), et la création
d'une usine de retraitement des déchets (41%). Viennent
ensuite la création d'un technopôle dédié
à l'environnement sur le plateau d'Arbois (34%) et,
dans un deuxième temps, la création d'un nouveau
quartier sur le périmètre Sextius Mirabeau (26%),
la création d'une médiathèque interuniversitaire
(24%) ou la réhabilitation du cours Mirabeau (22%).
Stéphane
Marcel

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