Le 3 mars 2005 - Notre étude réalisée pour le Parti socialiste avant l'entrée en campagne pour le non d'Henri Emmanuelli fait état de deux enseignements majeurs : le "oui" reste majoritaire dans l'opinion, deux tiers des Français voteraient oui ; mais plus d'un tiers d'entre eux (36%) n'expriment toujours pas d'intention de vote.
Aujourd'hui, 66% des Français voteraient oui
D'une part, le "oui" reste très
majoritaire dans l'opinion, en recueillant 66% des intentions de vote, le "non"
en recueillant 34% des intentions de vote exprimées dans l'enquête.
Cette étude, réalisée quelques jours avant l'entrée
en campagne pour le "non" d'Henri Emmanuelli, ancien premier secrétaire
du Parti socialiste, marque donc un très léger rééquilibrage
du oui et du non, avec un recul de 2 points pour le "oui" depuis notre
dernière étude, datant de novembre 2004, et une progression
de 2 points du "non".
Au total, le "oui" est majoritaire
dans toutes les catégories sociales et politiques, à l'exception
des sympathisants communistes et d'extrême droite. Ses meilleurs soutiens
restent les plus jeunes (80%) et les plus âgés, ainsi que les sympathisants
de droite (75%) notamment ceux de l'UDF (82%).
Mais 36% n'expriment toujours pas d'intention de vote
A l'heure actuelle, 36% des personnes interrogées n'expriment toujours pas d'intention de vote en faveur du oui ou du non. Ce chiffre est cependant en recul de 2 points par rapport à celui enregistré en novembre, ce qui pourrait marquer le début d'une mobilisation dans la campagne et le débat électoral... Le devenir de ces "sans opinion" sera donc déterminant dans l'issue du scrutin.
Anne-Hélène Mangin