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Le 3 août
2001 - Le climat économique et social s'assombrit
en ce début du mois d'août. Néanmoins,
cette dégradation de la conjoncture ne semble pas
pour l'instant avoir d'impact sur la confiance que les
Français accordent à leurs dirigeants. Tels
sont les principaux enseignements de la dernière
vague de notre baromètre Figaro-Magazine.
Un climat
de pessimisme qui émerge..
Augmentation
des chiffres du chômage, révélations
sur la recrudescence de la délinquance : ces
différentes annonces semblent avoir eu des répercussions
sur la perception que se font les Français de la
situation économique et sociale de leur pays, comme
l'indique notre indicateur de conjoncture. En effet, si
25% d'entre eux estiment que " les choses vont
en s'améliorant ", cet indicateur chute
de 4 points par rapport au mois dernier. Parallèlement,
ils sont 53% (contre 50% en juillet) à penser au
contraire que la situation se dégrade. On retrouve
ainsi un pessimisme ambiant similaire à celui que
nous avons connu lors de l'automne dernier, sur fond de
conflits sociaux dus à la montée du prix
des carburants. L'indice de conjoncture (différence
entre les réponses positives et négatives)
était alors de -27 points, il s'établit
aujourd'hui à -28 points (-21 fin juin).
Les statistiques
du chômage du mois dernier n'y sont certainement
pas étrangères, et se traduisent dans notre
baromètre par une baisse significative de notre
indicateur de jugement sur l'efficacité de l'action
gouvernementale en matière de lutte contre le chômage.
Seulement 37% des personnes interrogées jugent
aujourd'hui efficace l'action du gouvernement en la matière
(contre 60%), soit un indice de -23, en baisse de 7 points
par rapport au mois dernier. Il faut remonter là
aussi à l'automne 2000 pour trouver un tel niveau
de pessimisme, qui reste toutefois sans commune mesure
avec ceux enregistrés les années précédentes.
. un
couple exécutif qui surnage
Dans ce
contexte, ni le Président de la République
ni le Premier ministre n'enregistrent d'évolution
de leur popularité. La conjoncture pour les deux
têtes de l'exécutif, les révélations
sur ses voyages privés pour Jacques Chirac ne semblent
pas, si tant est que cet indicateur puisse le mesurer,
avoir de prise sur leur popularité. 45% des personnes
interrogées (stable) accordent toujours leur confiance
à Jacques Chirac (contre 45% qui la lui refusent),
et 56% (-1 point) en font de même pour Lionel Jospin
(contre 41%).
Notons
tout de même, au delà de cette stabilité,
l'écart des jugements positif toujours favorable
au Premier ministre : sa cote de confiance est supérieure
de 11 points à celle de Jacques Chirac. L'un et
l'autre continuent d'être soutenus par près
de 8 sympathisants de leur camp sur dix, et jugés
négativement par un gros tiers de leurs opposants.
Trêve
estivale pour les personnalités politiques
Les personnalités
politiques de droite comme de gauche n'enregistrent pas,
elles non plus, d'évolution majeure par rapport
à la fin du mois de juin dernier. Notons toutefois
la poursuite de l'amélioration de la cote d'avenir
d'Alain Juppé (+2 points), l'amélioration
de celle de Lionel Jospin (57%, +2 points) qui récupère
ainsi une partie de sa baisse du mois dernier et demeure
de loin la personnalité, toute tendance politique
confondue, qui bénéficie du meilleur capital-confiance
pour l'avenir.
Soulignons
également la baisse de Jack Lang (43%, -4 points),
la stabilité de Dominique Voynet en dépit
de la médiatisation de son départ du ministère
de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement
- cette dernière ne rééditant pas
le succès de la sortie de Martine Aubry - et l'amélioration
significative de la crédibilité de Dominique
Strauss-Kahn (29%, +3) et de Robert Hue (28%, +4).
Pas d'évolution
pour les partis politiques de droite, qui bénéficient
toujours d'une image majoritairement négative.
Près d'un tiers des personnes interrogées
déclarent avoir une bonne opinion de l'UDF et du
RPR.
En revanche,
conséquence d'une baisse de 3 points par rapport
au mois dernier, les écologistes perdent le leadership
de ce baromètre. Avec 55% de bonnes opinions, ils
font ce mois-ci jeu égal avec le Parti socialiste,
qui progresse de 3 points. Même évolution
positive pour le PC (34% de bonnes opinions).
Stéphane Marcel

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