Le
3 novembre 2004 - La dernière vague de
notre baromètre réalisé pour
le groupe Casino et L'Hémicycle
confirme la reprise de l'inquiétude sur l'évolution
du pouvoir d'achat dans l'opinion. Globalement,
les évolutions sont nettement plus modérées
qu'en septembre.
Reprise
de l'inquiétude sur l'évolution du
pouvoir d'achat
La
plus forte hausse enregistrée concerne la
préoccupation des Français sur " l'évolution
du pouvoir d'achat ", qui passe ainsi
à 36%, alors qu'elle était de 31%
en septembre et de 29% en juillet. En quelques mois,
le pouvoir d'achat est ainsi passé du 9e
rang au 5e des inquiétudes
des Français.
Cependant,
l'appréhension sur le devenir du pouvoir
d'achat se distribue différemment selon les
catégories sociales.Les plus inquiets
sont les commerçants et artisans (57%), les
ouvriers (46%), les chômeurs (37%), puis globalement
les salariés du secteur privé (45%)
et les foyers à revenus moyens/bas (48%)
- en d'autres termes, les catégories plutôt
populaires ou potentiellement menacées par
la précarité. A l'inverse, les moins
préoccupés par le pouvoir d'achat
sont, classiquement, les foyers à haut revenus
(30%), les diplômés de l'enseignement
supérieur (27%), les cadres (26%) et les
50-64 ans (31%). A noter que les 50-64 ans sont
beaucoup plus préoccupés par " le
financement des retraites " (54%, alors
que ce chiffre est en moyenne de 40%).
Stabilité
du niveau de préoccupation lié au
chômage
Le
niveau de préoccupation sur le chômage
est stable, à un niveau élevé
(70%, +1 par rapport à septembre), et l'inquiétude
s'accroît légèrement sur " les
inégalités sociales " (40%,
+ 2 points) et " l'école et la
qualité de l'enseignement supérieur "
(34%, + 3 points). Sur les autres thèmes,
les niveaux de préoccupations sont stables
ou en léger repli.
Au total, c'est donc bien la crainte
d'une régression du pouvoir d'achat, sans doute liée à l'évolution
des prix du pétrole, qui semble l'emporter malgré des mesures concrètes
prises dans ce domaine (l'augmentation des bas salaires, la politique volontariste
du gouvernement pour faire baisser les prix.).