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Les Enjeux du quotidien - vague 1
Les Français et leurs maires
Le 5 février 2008 - « Les Enjeux du Quotidien », réalisés par TNS Sofres pour l’EPIQ*, sont une série d’études traitant de sujets se situant au cœur de l’actualité et des préoccupations quotidiennes des Français. Ce premier volet de la saison 2008 porte sur les Français et les maires. Il est publié le 5 février 2008 dans les titres de Presse Quotidienne Nationale, Régionale, urbaine gratuite et la presse hebdomadaire régionale.
Principaux enseignements de cette édition :
- Les Français et leurs maires : un lien concret et réel ;
- Maire, la fonction politique en laquelle les Français ont le plus confiance ;
- Les Français sont généralement satisfaits de leurs maires, de leurs municipalités et de leur gestion des impôts locaux ;
- Une majorité de Français souhaitent la continuité de l’activité municipale et la réélection de leurs maires.
Les Français et leurs maires : un lien concret et réel
70% des Français disent avoir rencontré leur maire, dont 12% l’ont rencontré une fois et 58% plusieurs fois. Cette proximité au maire augmente avec l’âge : les 60 ans et plus sont 79% à avoir rencontré leur maire, pour 59% des 15-24 ans. La profession se révèle elle aussi une variable clivante: l’immense majorité des agriculteurs exploitants (98%) disent l’avoir rencontré (dont 93% plusieurs fois), pour 64% des cadres et professions intellectuelles. D’autre part, on rencontre d’autant plus facilement son maire que l’on habite dans une petite ville : 92% des Français qui habitent dans une commune rurale (i.e.de moins de 2 000 habitants) disent avoir rencontré leur maire, pour 58% dans les communes de plus de 100 000 habitants. Enfin, on observe de fortes disparités régionales : on est par exemple nettement plus proche de son maire dans le Centre (84% pour 70% en moyenne), le Limousin (83%), en Basse-Normandie (82%) et Poitou-Charentes (81%), qu’en PACA-Corse(62%) ou en Île-de-France (54%).
La fonction politique en laquelle les Français ont le plus confiance
Interrogés sur la fonction politique en laquelle ils ont le plus confiance, la réponse des Français est sans équivoque : pour 72% d’entre eux, il s’agit des maires, loin devant les députés (30%), les conseillers régionaux (19%) et généraux (16%), les ministres (15%), les députés européens (9%) et les sénateurs (9%). Se montrent particulièrement confiants les agriculteurs exploitants (83% pour 72% en moyenne), mais aussi les habitants d’agglomération de 20 000 à 100 000 habitants (77%). La confiance varie largement selon les régions : si les maires recueillent 81% des suffrages en Auvergne et 78% en Basse-Normandie, ils sont légèrement en retrait en Île-de-France (68%) et en Midi-Pyrénées (66%). À noter enfin que la proximité au maire influence la confiance relative que l’on place en lui : il est préféré aux autres fonctions politiques par 63% de ceux qui ne l’ont jamais rencontré, pour 77% de ceux qui l’ont rencontré plusieurs fois.
Les Français satisfaits de leurs maires et de leurs municipalités
72% des Français se disent satisfaits de leur maire, dont 20% se disent très satisfaits et 52% assez satisfaits. À l’inverse, un quart (25%) des Français se disent insatisfaits, dont 16% pas très satisfaits et 9% pas satisfaits du tout. Si la proportion de satisfaits est notablement homogène selon les catégories de population, des différences sont à observer selon les régions : alors que 78% des Bourguignons et 76% des Aquitains se disent satisfaits de leur maire, cette proportion est nettement plus faible en PACA-Corse (68%), en Champagne-Ardenne et Midi-Pyrénées (67%), ainsi qu’en Auvergne (66%) et en Alsace (64%).
La gestion des impôts locaux satisfait elle aussi les Français : 70% d’entre eux estiment que leur municipalité utilise bien l’argent des impôts locaux, dont 14% très bien et 56% assez bien. Un peu plus d’un quart des Français (27%) partagent le constat inverse (19% estiment que la municipalité ne l’utilise pas très bien et 8% pas bien du tout). Parmi les plus satisfaits de l’utilisation de l’argent des impôts locaux, se démarquent les 60 ans et plus (74% pour 70% en moyenne), les habitants de communes rurales (75%) et le plus hauts revenus (78%). Sur le plan régional, les municipalités de Basse-Normandie (80%), de Poitou-Charentes (76%) et de Bretagne sont les mieux perçues, à l’inverse de celles de Midi-Pyrénées (64%) et de PACA-Corse (61%).
Le souhait de la continuité
Les Français se montrent majoritairement favorable à une continuitéde l’action municipale : 57% d’entre eux pensent que dans leur ville, pour les prochaine années, il est préférable de mener l’action municipale telle qu’elle est menée actuellement, contre 37% pour qui il vaut mieux la changer en profondeur. Cette préférence pour la continuité n’est cependant pas partagée dans les mêmes proportions selon la profession : très prégnante chez les agriculteurs exploitants (67%) et les cadres et professions intellectuelles supérieures (66%), elle est minoritaire chez les artisans, commerçants et chefs d’entreprise (45% contre 49% pour qui il vaut mieux changer en profondeur). De même, de fortes disparités régionales sont observées : très marquée en Bourgogne (69%) et en Aquitaine (65%), plus ténue en Midi-Pyrénées (53%), Franche-Comté (52%), Limousin (52%) et Picardie (51%). Enfin, les plus hauts revenus font clairement aussi le choix de la continuité (64% pour 57% en moyenne).
Ce désir de constance s’exprime également dans la perspective des prochaines élections municipales de 2008. 58% des Français disent souhaiter que leur maire soit réélu(e) à cette occasion, contre 34% qui expriment le souhait inverse. Cette tendance est remarquablement homogène selon la profession ou l’âge, exception faite des 75 ans et plus, qui souhaitent à 65% la réélection de leur maire. Les habitants des communes rurales se montrent également particulièrement attachés à leur maire (62% pour 58% en moyenne), de même que les habitantsd’Aquitaine (67%), de Champagne-Ardenne (65%), du Limousin (64%), du Nord-Pas de Calais (64%) et de Franche-Comté(62%). À l’inverse, en Alsace, Lorraine et PACA-Corse, ceux qui souhaitent la réélection de leur maire, sans être minoritaires, sont proportionnellement moins nombreux (53%).
Brice Teinturier

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