Le 5 décembre 2002
- Les résultats de la 4e vague
du Baromètre de la citoyenneté réalisé
pour l'association CIDEM (Civisme et démocratie)
et France-Info témoignent d'un regain d'attrait
pour le politique. Certes, si les dernières élections
ne semblent pas avoir redonné confiance dans le fonctionnement
de la politique et de ses relais traditionnels (partis politiques
et syndicats notamment), elles ont provoqué dans
l'opinion une meilleure prise de conscience de l'importance
de la politique. 46% des personnes interrogées affirment
s'intéresser beaucoup ou assez à la politique,
pour 42% en avril dernier, juste avant le premier tour de
l'élection présidentielle. Par ailleurs, 64%
des Français pensent qu'elle permet de changer des
choses importantes, pour 55% en avril. C'est ainsi qu'ils
sont 86% à affirmer que le droit de vote est celui
qu'ils ont envie d'exercer en ce moment.
Mais le potentiel
d'engagement dans un parti politique demeure faible :
seulement 18% des personnes interrogées disent avoir
envie plus que d'habitude de s'engager dans un mouvement
politique.
L'Europe
mieux perçue dans ses principes que dans son fonctionnement
Sur les questions
européennes, 61% des Français se sentent tout
à fait ou assez citoyens de l'Europe - un sentiment
qui s'élève à 68% chez les 18-24 ans.
Dans l'ensemble,
45% des personnes interrogées estiment que l'Union
européenne est démocratique dans ses valeurs,
contre 50%. Un sentiment largement partagé par les
18-24 ans (64%). Mais elle reste opaque et lointaine dans
son fonctionnement : 76% des Français la trouvent
pas vraiment ou pas du tout transparente, et 77%
estiment qu'elle n'est pas vraiment ou pas du tout proche
des citoyens et attentive à leurs souhaits. Le
jugement des 18-24 ans et des plus de 65 ans sur ces questions
est beaucoup plus positif que celui de l'ensemble de la
population.
D'abord l'Europe
sociale
Parmi les mesures
susceptibles de rapprocher l'Europe des citoyens, les personnes
interrogées mettent en avant la mise en place d'une
Europe sociale (52%), loin devant la mise en place d'une
fiscalité commune (36%), l'harmonisation des programmes
scolaires (27%) et la création d'une défense
européenne unie (25%).
Si 46% des
Français sont favorables à l'élection
d'un président de l'Europe au suffrage universel,
seulement 16% des personnes interrogées pensent que
cela permettrait de les rapprocher de l'Europe. En revanche,
ils sont 82% à juger l'adoption d'une Constitution
européenne indispensable et utile.