Le 6 avril 2007 - Dernier baromètre TNS Sofres / Figaro Magazine réalisé avant le premier tour de l’élection présidentielle du 22 avril prochain, l’enquête permet de dégager trois grands enseignements : Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et François Bayrou sont toujours en tête du baromètre mais en léger recul ; Jean-Marie Le Pen est en légère hausse, au-dessus de son niveau d’avril 2002 ; Enfin les autres candidats testés dans notre baromètre progressent, notamment Arlette Laguiller, mais également Olivier Besancenot, Dominique Voynet, Marie-George Buffet et Philippe de Villiers.
François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal en tête du baromètre
François Bayrou est toujours en tête du baromètre avec 55 % des Français qui souhaitent lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir.
François Bayrou est toutefois en recul de trois points après sa spectaculaire progression de 19 points enregistrée le mois dernier, mais le recul de sa cote est strictement limitée aux sympathisants de gauche (-7 points, de 57 % à 50 %) tandis qu’elle est parfaitement stable parmi les sympathisants de droite (64 %). François Bayrou est ainsi dans l’électorat de gauche loin derrière Ségolène Royal (79 % contre 50 %) mais également derrière les autres grands leaders du Parti socialiste.
Nicolas Sarkozy est aujourd’hui en troisième position de notre baromètre derrière François Bayrou et Bernard Kouchner mais devant Ségolène Royal avec une cote d’avenir de 49 % contre 46 % pour la candidate socialiste.
Nicolas Sarkozy est également en recul de trois points, principalement à l’UDF où il recule de huit points, tandis qu’il est toujours au zénith parmi les sympathisants UMP.
Ségolène Royal de son côté recule plus fortement passant d’une cote d’avenir de 52 % à 46 % mais ce recul est circonscrit aux sympathisants de droite (-7 points, de 28 % à 21 %) et aux personnes sans préférence partisane tandis que sa cote est même en hausse parmi les sympathisants de la gauche parlementaire (de 78 % à 81 %).
Au total, le recul enregistré par les trois grands candidats est l’effet d’une radicalisation des électorats qui se montrent plus avares de leur soutien aux personnalités qui ne sont pas proches de leur famille politique.
Jean-Marie Le Pen plus haut qu’en avril 2002
Avec 18 %, la cote d’avenir de Jean-Marie Le Pen est aujourd’hui plus élevée qu’en avril 2002 dans le baromètre réalisé de façon strictement comparable un mois avant le premier tour de la présidentielle de 2002 où 16 % des Français déclaraient « lui voir jouer un rôle plus important au cours des mois et des années à venir ».
La situation est toutefois différente en terme de dynamique : il y a cinq ans, Jean-Marie Le Pen avait vu sa cote d’avenir progresser de façon continue à partir de novembre 2001 passant de 9 % à 16 %. Dans le cas présent, Jean-Marie Le Pen a déjà atteint au cours des douze derniers mois, une cote d’avenir de 18 %, la première fois en mai 2006 après la crise du CPE et plus récemment fin 2006.
La hausse des petits candidats
Les petits candidats dans leur ensemble voient leur cote d’avenir progresser.
Arlette Laguiller et Olivier Besancenot en sont les premiers bénéficiaires avec une cote d’avenir qui progresse de six points pour la candidate de Lutte ouvrière (de 22 % à 28 %) et de cinq points pour le candidat de la LCR (de 26 % à 31 %).
Les deux candidats trotskistes progressent fortement à gauche avec une hausse de 14 points chacun, y compris dans l’électorat Verts pour O. Besancenot (+ 13 points).
Dominique Voynet et Marie-George Buffet voient également leur cote d’avenir progresser : de 28 % à 32 % pour la candidate des Verts et de 20 % à 23 % pour la candidate du Parti communiste.
Enfin Philippe de Villiers améliore également son image avec une cote d’avenir qui progresse de 3 points passant de 17 % à 20 %, la progression la plus élevée étant enregistrée parmi les sympathisants du Front national (+ 14 points) mais également parmi les sympathisants UMP (+ 8 points).
Carine Marcé
